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Mamelons douloureux pendant la grossesse

Beaucoup de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont s...
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Beaucoup de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont stimulés. C'est normal. Un enfant plus âgé tète plus fort qu'un nouveau-né et différemment. De plus, parfois, ses dents et ses gencives frottent le mamelon et l'aréole, ce qui peut être une source de douleur temporaire. Il peut être utile alors de varier la position d'allaitement de l'enfant.

La sensibilité des mamelons que connaissent beaucoup de mères pendant la grossesse, est différente de celle que l'on peut connaître après l'accouchement, et ne semble pas réagir aux mêmes types de traitement. La sensibilité des mamelons pendant la grossesse a une cause interne : les changements hormonaux. C'est pourquoi la plupart des traitements recommandés pour les mamelons douloureux dans le post-partum, ne sont pas très utiles pour la mère qui allaite pendant la grossesse.

La plupart des mères finissent simplement par s'accommoder de cet inconfort. Les techniques respiratoires apprises dans les cours de préparation à l'accouchement peuvent être utiles. Une mère a été soulagée en prenant des vitamines (consultez votre médecin) et de la levure de bière, et en appliquant une pommade lubrifiante sur les mamelons cinq ou six fois par jour (assurez-vous que la pommade que vous appliquez sur vos mamelons est sans danger pour l'enfant allaité). Veillez à ce que l'enfant prenne correctement l'aréole. Il arrive souvent que des bambins fassent des acrobaties en tétant et cela peut entraîner des douleurs.

En général, on peut arriver à convaincre un bambin de téter plus doucement et/ou pendant moins longtemps. Certains se sentent très valorisés en tant que grand quand on passe avec eux des accords - “ ne pas mordre ” ou “ téter vite ” - pour ne pas faire mal à leur mère.

Ces douleurs des mamelons sont très individuelles. Elles peuvent commencer avant le premier cycle sans règles aussi bien que très tard dans la grossesse. Leur durée est également très variable selon les mères mais, pour la plupart, elles durent presque toute la grossesse et cessent presque immédiatement après l'accouchement.

La baisse de production de lait semble être un des facteurs qui contribuent aux douleurs des mamelons. Si c'est possible, exprimez un peu de lait à la main pour amorcer l'éjection de lait avant que votre enfant ne commence à téter. La baisse de production de lait varie selon les mères, tout comme les douleurs aux mamelons. Alors que certaines notent une baisse très tôt dans la grossesse, d'autres ne la remarquent que tard ou même pas du tout. En moyenne, dans les études qui ont été faites, il semble y avoir une baisse notable au cinquième mois de grossesse.

Les mères trouvent souvent que les douleurs des mamelons disparaissent quand apparaît le colostrum en fin de grossesse. Le colostrum ne s'épuise pas quand un bambin tète. S'il y a un effet quelconque, ce sera de produire une plus grande quantité de colostrum, si bien qu'il y en aura beaucoup pour le nouveau bébé quand il naîtra. Les études, dirigées par le Dr. Alan Walker de Boston au début des années 70, ont démontré l'exactitude de cette hypothèse. On a aussi découvert que le lait mature arrive plus tôt après l'accouchement quand la mère a allaité pendant la grossesse, et que la proportion de colostrum dans son lait est plus élevée plus longtemps dans le post-partum et les premières semaines après la naissance.

Alopécie, microgreffes et chute de cheveux: traitements actuels

Diagnostic et traitement précoces arrêteront la chute des cheveux grâce à un traitement préventif adapté au cas par cas. Les microgreffes permettront de recouvrir naturellement les zones déjà dégar...
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Diagnostic et traitement précoces arrêteront la chute des cheveux grâce à un traitement préventif adapté au cas par cas. Les microgreffes permettront de recouvrir naturellement les zones déjà dégarnies. Ces deux traitements sont souvent complémentaires. Chez l'homme, la durée de vie de certains bulbes capillaires est réduite génétiquement, par raccourcissement de la durée des cycles, sous l’influence conjuguée de l’hormone mâle – la testostérone –et du nombre de récepteurs à cette hormone sur les bulbes pileux. Cette perte de cheveux est appelée alopécie androgénique. Elle mène à une calvitie qui est donc d’origine héréditaire, transmissible de génération en génération.

Par contre, les cheveux de la « couronne hippocratique » (zone allant de la nuque jusqu’aux tempes) présentant moins de récepteurs à la testostérone, seront donc moins soumis à l’action de cette hormone, et présenteront des cycles de longueur normale, les cheveux persistant alors sans problème jusqu’à la fin de la vie. C'est donc dans cette zone que seront prélevés les futurs greffons. Ils pourront être déplacés en conservant leur espérance de vie originelle, car ils conservent leur bagage génétique avec eux.

NB : la femme peut également présenter une alopécie androgénique, mais, de manière diffuse sur l’ensemble du crâne.

Diagnostic de la perte de cheveux

1) Diagnostic différentiel des différentes causes de perte de cheveux

En dehors de la calvitie héréditaire qui est la cause la plus fréquente, une chute de cheveux peut également provenir d’autres causes : naissance d'un enfant, température élevée, infection sévère, opération, maladies de la thyroïde, régimes déséquilibrés et carences en magnésium, calcium, potassium, zinc, fer, certains médicaments et certains traitements anticancéreux, certaines pilules contraceptives, la pelade, la teigne du cuir chevelu, les agressions répétées du cheveu (teintures, décolorations, chignons trop serrés, défrisages et permanentes), le stress (deuil, choc émotionnel, tension psychique intense), la trichotillomanie (tic nerveux d’arrachement de ses propres cheveux)

La plupart de ces affections peuvent être traitées, et beaucoup de cheveux seront sauvés.

2) Diagnostic de la chute

  • Le trichogramme
    Il s’agit de prélever et d’examiner au microscope une cinquantaine de cheveux, pour en déterminer le pourcentage de cheveux dans les trois phases du cycle. Il suffit alors de comparer la proportion de cheveux en phase anagène (en phase de croissance) par rapport aux télogènes (prêts à tomber) pour avoir une idée très précise du degré de compensation de la chute, (et donc des patients à traiter), ainsi que du pronostic d’évolution de la calvitie
  • Le photo-trichogramme
    Après rasage d’un centimètre carré de cuir chevelu, des photos macroscopiques sont prises. Cinq jours plus tard, des clichés comparatifs permettront de juger du pourcentage de repousse. On peut également revoir la situation après 1 mois, de manière à avoir une idée plus précise de la vitesse de repousse.
  • Examen du cheveu au microscope
    En cas de fragilité anormale du cheveu pouvant faire suspecter une infection fongique, bactérienne ou virale.
  • Analyse du cheveu en laboratoire
    Permet de mettre en évidence des anomalies héréditaires de la composition en protéines du cheveu, ainsi que des altérations dues à la consommation de drogues ou à la contamination par métaux lourds.
  • Biopsie du cuir chevelu
    Permet d’obtenir des informations complémentaires quant à la cause de la rupture du cheveu, notamment en cas de maladie inflammatoire. N’est que très rarement pratiqué.

Traitements

1) Médicaux

  • Les traitements médicaux, les compléments alimentaires, les lotions et les vitamines, viennent à bout de la plupart des affections bénignes du cuir chevelu.
  • Le Minoxidil en lotion (Regaine) est un traitement local, efficace dans 60 % des cas. En application bi-journalière il permet de ralentir la perte de cheveux.
  • Le Finasteride (Propecia) Ce médicament, déjà utilisé depuis des années dans le traitement des hypertrophies de la prostate (Proscar), stoppe la progression de la calvitie chez plus de 2/3 des patients! Le Dutastéride (Avodart), qui est la génération suivante, est encore plus efficace.

2) Les microgreffes de cheveux

La première consultation est primordiale. Elle permettra tout d’abord au patient de pouvoir parler à cœur ouvert de son problème et d’expliciter son souhait de résultat. Elle permettra ensuite de prendre connaissance des antécédents du patient, aussi bien médicaux que capillaires (familiaux et personnels). L’examen du cuir chevelu du patient – zones donneuse et receveuse – ainsi que des examens diagnostiques éventuels (trichogramme, etc) permettront alors d’évaluer le potentiel d‘évolutivité de la calvitie, et d’analyser les possibilités de traitement.

A partir de ce moment, sur base de l’ensemble de ces informations, une réelle discussion peut s’établir entre le médecin et son patient, concernant la stratégie de traitement à adopter. Le médecin expliquera le résultat qu’on peut en attendre, ainsi que les avantages, inconvénients, et budget de l’intervention. Cette explication sera claire, complète, et honnête. Elle répondra également aux questions particulières du patient, et devra tenir compte de la spécificité de chacun. Cet entretien permettra de construire une relation de confiance entre le médecin et son patient, condition préalable à tout acte à visée esthétique.

L’intervention, ne nécessitant pas d’hospitalisation, se pratique sous anesthésie locale, éventuellement complétée par un sédatif selon les desiderata de chacun, et dans le plus grand respect des règles de stérilité (autoclave, champ stérile, etc) et de sécurité (check-up préopératoire, oxymètre, etc) Cette intervention, qui requiert une très grande minutie, est réalisée par une équipe spécialement formée à cet effet, et présentant une expérience de plusieurs centaines d’opérations. Cette équipe est constituée d’un médecin spécialisé dans cette technique et de plusieurs assistantes, dont le nombre varie en fonction du nombre d’implants prévus.

Le prélèvement est réalisé à la partie postérieure du crâne, sous forme d’une fine bandelette de cheveux, qui sera ensuite minutieusement découpée en minuscules greffons, de manière à séparer les unités folliculaires les unes des autres, et à les classer par nombre de cheveux présents dans chaque unité. La zone prélevée sera suturée, ne laissant qu’une fine cicatrice, cachée dans les cheveux. La réimplantation des cheveux, un par un, se déroule dans des micro-fentes, c'est-à-dire dans de petites incisions réalisées à la surface du cuir chevelu à l'aide d’un microbistouri de +/- 1 mm. Ces fentes sont effectuées selon une distribution et un angle reproduisant exactement l’implantation d’origine. En outre, vu qu’il s’agit de micro-incisions réalisées à la surface de la peau, l'irrigation sanguine est parfaitement préservée, ce qui permet un taux de survie optimal des microgreffes, et donc, une densité maximum de cheveux au centimètre carré. Bien évidemment, cette densité ne peut être obtenue que par une équipe très entraînée à cette technique.

Pour une intervention respectant les limites de sécurité indispensables à toute intervention à visée esthétique, il est implanté en moyenne entre 1.000 et 1.500 greffons en une séance, c’est à dire entre 3.000 et 7.500 cheveux, mais il est possible de monter jusque 5.000 greffons dans certains cas! Vu la précision de l'implantation, il est même possible de rajouter des cheveux au sein de zones encore chevelues. Selon la surface à couvrir ou la densité capillaire désirée, l'opération peut être répétée, soit rapidement, soit à plus long terme. Grâce à l’effet optique obtenu, il est possible de couvrir des calvities beaucoup plus importantes qu’avant, en optimisant au maximum le capital cheveux du patient, cet effet persistant la vie entière !

Ces dernières années, cette technique a présenté un énorme essor. Et il s'agit de nos propres cheveux, donnant lieu à une vraie chevelure, que l'on pourra coiffer et couper comme nos cheveux initiaux ! Combien de microgreffes et de séances faut-il prévoir ? Tout dépend de l'étendue de la calvitie; en moyenne :
  • 600 à 800 greffons seront nécessaires pour une zone tonsurale, ou des golfes temporaux
  • 1000 à 1200 greffons pour une calvitie partielle touchant les parties frontale et supérieure
  • à partir de 1.500 greffons pour des calvities plus étendues
La recette idéale est donc
  • naturel (microgreffes de un à deux cheveux, devant)
  • concentré (microgreffes de 2 à 5 cheveux, derrière)
  • multiplié si nécessaire (pour les grandes calvities)
NB : Petites définitions:
  • FUT = follicular unit transplantation (transplantation d’unités folliculaires)
  • FUE= follicular unit extraction (extraction d’unités folliculaires, avant transplantation)

Que penser des régimes amaigrissants?

Des privations alimentaires répétées font grossir Ce qui est VRAI : faire des régimes carencés fera regrossir dans un second temps Des périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutis...
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Des privations alimentaires répétées font grossir

Ce qui est VRAI : faire des régimes carencés fera regrossir dans un second temps

Des périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutissent, si elles sont répétées, à une perte de muscles. Cette fonte tissulaire se traduit certes par une perte de poids visible sur la balance, mais aussi par une baisse du métabolisme : moins de muscles signifie moins de besoins en énergie de l'organisme. Au fur et à mesure que le métabolisme de base diminue, la perte de poids ralentit. La baisse de consommation d'énergie de cette sorte de chaudière interne qu'est le métabolisme des cellules conduit aussi à limiter les dépenses physiques, ce qui contribue encore davantage à freiner la perte de poids.

Comme parallèlement on se sent de plus en plus fatigué, sans force, vient un moment où on ne peut plus maintenir ses efforts d'amaigrissement : on se remet à manger comme auparavant, voire nettement plus qu'avant son régime, et on reprend ses kilos. Il est fréquent qu'on reprenne davantage de poids qu'on en a perdu, du fait d'un métabolisme abaissé. En définitive, si on fait le bilan de l'opération, tout cela aura conduit à échanger du muscle contre de la graisse, donc à être encore plus obèse...

Ce qui est VRAI : faire des régimes sévères fera regrossir dans un second temps

L'idée de maigrir en deux phases, une de régime sévère, suivie par une autre dans laquelle on réintroduirait progressivement les aliments qu'on aime, s’avère souvent un échec. Maigrir n'est pas une course, ou alors si c'en est une, c'est un marathon. L'important n'est pas d'aller vite, mais de durer.

Ce qui est VRAI : faire des régimes interdictifs fera regrossir dans un second temps

Lorsqu'on s'est longtemps privé des aliments qu'on aime, quand on y retouche, on perd fréquemment le contrôle et on mange en excès. La solution ? Il s'agit, DÈS LE DÉPART, de mettre en place une façon satisfaisante de se nourrir, de maigrir en mangeant les aliments qu'on aime (les pommes de terre frites, le fromage, les gâteaux et biscuits...) mais en quantité moindre. Quand on aura atteint un poids satisfaisant, on poursuivra la même stratégie.

Ce qui est FAUX : une fois qu'on aura minci, on pourra passer à la phase de stabilisation et remanger les bonnes choses qu'on avait supprimé lors de la période de sevrage

Certains croient que maigrir n'est qu'un mauvais moment à passer. Dans cette perspective, ils entament un régime sévère, conçu comme une phase de sevrage, de désintoxication qui leur permettra de rompre avec les anciennes habitudes. Ils se trompent : on ne peut pas vivre toute sa vie comme si les aliments qu'on aime le plus avaient cessé d'exister. Et, après s'en être privé, dès qu'on y touche, on en mange en excès, souvent de façon compulsive. C'est pourquoi la "phase de stabilisation", durant laquelle on conseille habituellement de réintroduire les aliments précédemment interdits dans la "phase d'amaigrissement" est un mythe.

En quoi consiste un régime ?

Les régimes amaigrissants sont devenus la manière institutionnelle de s'imposer une restriction cognitive

Tout d'abord, qu'entend-on par « régime » ? Quand un médecin prescrit une diète, il édicte un certain nombre de règles qui aboutissent à limiter ou exclure certains aliments, ou bien qui en recommandent d'autres qu'il faudra consommer de façon exclusive ou en plus grande quantité. On distingue par exemple des régimes sans sel, des régimes lactés, des diètes végétales, des diètes hydriques, etc. Dans le cas d'un régime amaigrissant, certains aliments ou groupes d'aliments deviennent prohibés, tandis que d'autres deviennent plus ou moins obligatoires. En définitive, faire un régime consiste à cesser d'obéir à ses penchants, ne pas manger ce vers quoi nous porte spontanément notre appétit, nos goûts, avoir au contraire une alimentation raisonnée.

La restriction cognitive consiste à nier les sensations de faim et de rassasiement de son organisme

La restriction cognitive consiste à manger sans tenir compte des informations que nous fournit notre organisme par le moyen des sensations de faim et de satiété. On mange selon des plans préétablis, dans des quantités préétablies. Ainsi que l’ont montré les travaux de J. Polivy et Herman à partir des années 1975, on ne mange donc plus par faim et on ne s’arrête pas de manger parce qu’on est rassasié, mais on se fie à ses croyances concernant les aliments mangés, le côté plus ou moins "grossissant" qu’on leur prête. On ne fait donc plus confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Comme on mange moins afin de maigrir, la faim et l’appétence pour les aliments riches en calories s’en trouve exacerbée, ce qui oblige à une lutte permanente contre ses désirs alimentaires, ce vers quoi nous porte nos goûts.

On se force à manger moins… jusqu'à ce qu'on perde le contrôle et qu'on mange plus !

On assiste à la mise en place d'un système de contre-régulation: une personne en restriction cognitive mangera moins qu'une autre après avoir mangé une petite quantité d'aliment "grossissant" ; mais si elle dépasse un certain seuil de consommation de cet aliment, elle abandonne alors ses efforts de restriction et mange nettement plus qu'une autre personne dans les mêmes circonstances. C'est ce qu'on appelle l'effet de transgression de l'interdit (Abstinence Violation Effect) : une personne qui s'hypercontrôle sur le plan alimentaire bascule dans la perte de contrôle et consomme alors sans limite ce qu'elle s'interdisait auparavant.

On instaure des tabous alimentaires

Il est de tradition dans la quasi-totalité des régimes, de diaboliser certains aliments dits "grossissants", et d'idéaliser certains autres, qui sont censés faire maigrir ou en tout cas ne pas faire grossir. La tendance aujourd'hui est de s'en prendre aux aliments gras, alors qu'il y a une vingtaine d'année, on interdisait plutôt les aliments sucrés. Mais le tabou institué sur certains aliments ne fait que les rendre plus attirants. L'institution de tabous alimentaires favorise la perte de contrôle : dès lors qu'on aura consommé une petite quantité d'aliment tabou et qu'on aura transgressé l'interdit qu'on s'était fixé, on mangera sans limite. La règle du "tout ou rien" gouverne l'alimentation.

Restriction et perte de contrôle : deux états de conscience fondamentalement opposés

Faire barrage à ses désirs alimentaires oblige à étouffer ses émotions et sensations, ses pensées personnelles, qui risqueraient de nous détourner de notre effort. Cette coupure avec son monde intérieur va de pair avec un centrage de l'attention sur le monde extérieur et les autres. La restriction s'accompagne donc d'un état d'hypervigilance mobilisateur, qu'il n'est pas possible de maintenir en permanence. Les moments de perte de contrôle servent de soupape et permettent de renouer avec un monde de sensations et de plaisirs corporels. La consommation des aliments interdits est vécue comme un moment de folie dont on n'est pas véritablement responsable, une parenthèse dans une alimentation par ailleurs sous contrôle. L’état mental “incontrôlé” est autant soi que l’état “hypercontrôlé”. Il s’agit en fait du côté pile et du côté face de la même médaille.

Le terme "cellulite" ne correspond pas à la réalité

Le terme de cellulite bien que peu scientifique, n’en correspond pas moins à une réalité que les femmes connaissent hélas bien. En terme médical, il vaut mieux parler de: de graisse hypolipolytique de panniculite de lipodystrophie ...
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Le terme de cellulite bien que peu scientifique, n’en correspond pas moins à une réalité que les femmes connaissent hélas bien. En terme médical, il vaut mieux parler de:
  • de graisse hypolipolytique
  • de panniculite
  • de lipodystrophie
  • ou mieux de PANNICULOPATHIE OEDEMATEUSE FIBRO-SCLEROSE
Cette graisse doit son aspect particulier à la présence de minuscules fibres de tissu conjonctif. Ces fibres ressemblent aux mailles d’un filet adhérant à la peau et aux muscles et empêchent la graisse de glisser vers le bas des cuisses. Lorsque ces cellules graisseuses se remplissent, elles deviennent plus volumineuses et plus lourdes. Par conséquent, les filets ou fibres conjonctives qui servent à les retenir s’épaississent afin d’être plus solides. Ce qui expliquent l’évolution de la cellulite en trois modes.

La cellulite est liée à trois phénomènes

  • Un trouble veino-capillaire-capillaire.
  • Un déséquilibre entre lipolyse et lipogénèse adipocytaire (déséquilibre hormonal).
  • Une inflammation du tissu conjonctif responsable d’un réseau trabéculaire qui emprisonne les lobules de graisses.
  • La cellulite se situe à 2 niveaux : superficiel ou profond
  • L’accumulation de la graisse de la couche profonde donne les formes qui ont recours à la liposculpture.
  • L’excès de graisse dans la couche superficielle est lui aussi visible et ce d’autant plus que la présence de nombreux vaisseaux et trabécules conjonctives à ce niveau est responsable de la peau d’orange réceptive à l’application de produits topiques.

Stades I & II

Aspect pathologique : I stade cellulite oedème

La première conséquence de la stase des capillaires et des veinules est l'anormale perméabilité endothéliale qui a pour conséquence l'invasion du tissu : sur le schéma est représentée la dissociation des cellules adipeuses due au transsudat oedémateux.

Stade III

Schéma d'un micronodule

Un certain nombre de cellules adipeuses altérées sont entourées et isolées du contexte tissulaire par l'intermédiaire d'une véritable capsule constituée de fibrilles collagènes sclérosées et privées de vaisseaux.

Stade IV

Aspects pathologiques : IV stade cellulite-formation macronodule

La fusion de plusieurs micronodules aux dimensions microscopiques donne lieu à la formation du macronodule proprement dit, sensible à une palpation digitale attentive : c'est la "painful subcutaneous nodule" (nodule sous-cutané douloureux) de la liposclérose nodulaire au stade IV.

Partage du sein : nature ou culture ?

Existe-t-il un mécanisme psycho-biologique prévu par la nature et poussant au sevrage chez les femmes enceintes (mécanisme qui inclurait les douleurs de mamelons et le sentiment d’irritation décrit plus haut) ? Ou est-ce un ...
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Existe-t-il un mécanisme psycho-biologique prévu par la nature et poussant au sevrage chez les femmes enceintes (mécanisme qui inclurait les douleurs de mamelons et le sentiment d’irritation décrit plus haut) ? Ou est-ce un phénomène culturel qui enjoint aux femmes de sevrer dès qu’elles se savent à nouveau enceintes, comme on leur enjoint, dans les sociétés traditionnelles, de ne pas donner le colostrum ?

Difficile de répondre à cette question. On peut bien sûr aller voir ce qui se passe chez les autres mammifères. Mais leur situation est très différente de la nôtre, puisqu’en règle générale, la femelle n’est en chaleur et ne redevient enceinte que lorsque le petit est sevré. On ne trouve donc pas, sauf exception, ce « chevauchement » de l’allaitement pendant la gestation. Par contre, on voit parfois des femelles allaiter des petits de portées différentes.

On connaît bien sûr le cas des kangourous, où les femelles peuvent allaiter deux petits d’âge différent, chacun ayant sa tétine et un lait spécifiquement adapté.

Chez les cebus, des singes d’Amérique du sud, les mères ne sèvrent leurs petits que lorsqu’elles sont fort avancées dans leur grossesse. Dans un documentaire qui a suivi une famille de chimpanzés sur plusieurs années, on voit à un moment la mère tenter de sevrer son dernier-né de 5 ans, et l’on comprend plus tard qu’elle est enceinte. Chez les bonobos, « il arrive que les mères finissent par nourrir deux petits en même temps ».

Chez les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, la question ne devait pas souvent se poser. En effet, leur mode de vie et leur mode d’allaitement engendraient des intervalles de trois à cinq ans entre les naissances. Ce n’est qu’avec le néolithique, la sédentarisation, le développement de l’agriculture et de l’élevage que les allaitements se sont raccourcis et les intervalles entre les naissances également.

Dans ces sociétés, quand une femme se retrouve enceinte alors qu’elle allaite encore, elle est censée sevrer immédiatement. Mais il y a des exceptions. Par exemple, dans l’émission « Bébés du monde », on voit une femme africaine allaiter son enfant alors qu’elle est visiblement enceinte.

Et même si, selon l’OMS, la grossesse est une des principales causes de sevrage dans les pays en développement, celui-ci n’est pas toujours immédiat. On sait par exemple que dans les années 70, environ 70 % des femmes enceintes de l’Inde rurale et urbaine pauvre allaitaient toujours. Dans les mêmes années, au Sénégal, 30 % des femmes tombaient enceintes alors qu’elles allaitaient ; parmi elles, 62 % allaitaient toujours à trois mois de grossesse, 19 % à six mois, et un peu moins de 4 % à neuf mois et après l’accouchement. Dans les zones rurales du Guatemala, une étude de 1990 avait trouvé 50 % de femmes tombant enceintes alors qu’elles allaitaient, 41 % allaitant encore pendant le second trimestre de grossesse, et 3 % au cours du troisième trimestre.

Chez les Yao, un peuple de Thaïlande, le sevrage s’achève vers 2 ans ou lorsque la mère est à nouveau enceinte. Les femmes yao considèrent qu’il est impossible de nourrir simultanément un enfant « de l’intérieur » et un autre « de l’extérieur ». Mais ce principe n’est plus appliqué une fois la grossesse terminée : quand sa mère allaite le cadet, l’aîné quémande du lait qui ne lui est jamais refusé.

Sur l’île de Pohnpei, en Micronésie, l’allaitement s’arrête aux trois mois de grossesse, mais reprend éventuellement après l’accouchement. D’autres cas de co-allaitement sont attestés en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Mali, en Mongolie…

Dans les pays occidentaux, on ne trouve pour le moment d’allaitement pendant la grossesse et de co-allaitement que dans des sous-cultures comme les membres de La Leche League. Une étude faite par Kathleen Kendall-Tackett et Muriel Sugarman en 1995 sur un groupe de 179 mères LLL ayant allaité au moins six mois a ainsi montré que 61 % d’entre elles avaient allaité enceintes et 38 % avaient co-allaité.

Alors, nature ou culture ? Impossible de répondre. Mieux vaut se poser une autre question : est-ce que je me sens ou non capable de m’occuper de deux petits d’âges rapprochés, avec ce que cela implique de maternage proximal, d’allaitement long, etc. ? La façon dont on répond à cette question (à laquelle il est d’ailleurs bien difficile de répondre avant d’y être…) conditionnera l’intervalle souhaité entre les naissances et l’envie ou non de se lancer dans l’aventure du co-allaitement. D’ailleurs, un certain nombre de femmes qui témoignent dans les pages qui suivent le disent : je ne regrette pas d’avoir co-allaité, mais pour la prochaine naissance, j’attendrai que cet enfant soit sevré !

Le surpoids et l'obésité, causes et conséquences

L'obésité Ce qui est VRAI : un adulte sur 5, en France, est en surpoids Aux États-Unis, le surpoids concerne un adulte sur 3. La surcharge pondérale est devenue un problème préoccupant pour le monde occidental dans son ensem...
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L'obésité

Ce qui est VRAI : un adulte sur 5, en France, est en surpoids

  • Aux États-Unis, le surpoids concerne un adulte sur 3. La surcharge pondérale est devenue un problème préoccupant pour le monde occidental dans son ensemble.
  • Le surpoids est un facteur de risque du point de vue de la santé. Ou du moins, une surcharge en graisses au niveau de l'abdomen (obésité dite androïde car plus fréquente chez les hommes, ou en pomme) est néfaste de ce point de vue. Mais un excès de graisses au niveau des cuisses et des fesses (obésité dite gynoïde ou en poire, plus fréquente chez les femmes) ne semble pas avoir le même retentissement. L'obésité dite androïde favorise les troubles cardio-vasculaires et l'hypertension artérielle, le diabète ainsi que, peut-être, les cancers du sein, de la prostate et du côlon. Ce type d'obésité diminue l'espérance de vie. De plus, la personne en surcharge pondérale souffre le plus souvent d'inconfort physique, ainsi que de problèmes articulaires.
  • Le surpoids est un facteur de rejet social : les gros sont considérés comme laids et peu attirants, comme des personnes manquant de volonté, avides de relations et envahissantes. Ils sont clairement pénalisés à la fois dans leur vie professionnelle et dans leur vie privée.

Ce qui est FAUX : quand on est en surpoids, on doit impérativement maigrir

  • Les personnes ayant un surpoids modéré (c'est-à-dire un Indice de masse corporel, ou IMC, en anglais BMI, inférieur ou égal à 27 kg/m2) peuvent certes estimer que leur corps ne respecte pas les canons de la mode de notre époque, mais leur surpoids modeste n'a pas de conséquence néfaste sur leur état de santé. Une obésité moyenne (IMC supérieur à 27,8 pour un homme et 27,9 pour une femme) peut avoir des conséquences sur la santé et la longévité, mais ce sont surtout les personnes ayant une obésité dite massive (IMC à partir de 31,1 pour un homme et 32,3 pour une femme) qui souffrent de leur obésité sur le plan biologique. Pour ces dernières, devenir un "obèse moyen", c'est-à-dire un individu un peu enveloppé (sans devenir mince pour autant) améliorera considérablement leur état de santé.
  • Avant de chercher à maigrir, il faut savoir que perdre du poids durablement est une entreprise difficile: si 75 % des personnes qui font des régimes maigrissent effectivement dans un premier temps, seulement 5 à 15% des personnes ne reprennent pas le poids perdu (évalué sur une durée de 5 ans).
  • Les régimes amaigrissants font généralement dans bien des cas, sur le long terme, PRENDRE du poids dans la mesure où ils sont habituellement suivis d'un rebond pondéral plus ou moins important selon l'intensité de la restriction calorique.
  • La restriction que les personnes en surpoids s'imposent pour maigrir, non seulement ne les font pas maigrir, mais favorisent fréquemment l'apparition de troubles du comportement alimentaire, de baisse de l'estime de soi, de dépression, voire de troubles de la personnalité.

Génétique : tendance ou fatalité ?

Ce qui est VRAI : certaines obésités sont fortement influencées par la génétique

  • Un enfant dont les deux parents sont obèses a un risque d'obésité trois fois supérieur à celui d'un enfant ayant deux parents minces. Lorsqu'un seul des parents est obèse, l'enfant a 40 % de chances de le devenir et si les deux parents le sont, le risque est alors de 80 % ! Il chute à 10 % si les deux parents sont minces.
  • Cette prédisposition héréditaire à l'obésité se traduit par une augmentation du rendement métabolique: l’organisme parvient à fabriquer de la graisse avec un minimum de nourriture, puis économise ces réserves, ne les utilisant qu’avec parcimonie. Il est probable que cette caractéristique génétique a représenté un avantage pour ses aïeux : les faibles consommateurs de nourriture, ceux à qui un rien profite, devaient vraisemblablement mieux survivre en période de famine que les individus gaspilleurs de calories. Mais en période d'abondance, ce rendement métabolique performant aboutit à un stockage excessif de graisses de réserve.

Ce qui est FAUX : si on est porteur d'une hérédité défavorable, mincir et rester mince sont impossibles

Être génétiquement prédisposé à prendre du poids ne signifie pas qu'on ne peut pas être mince et le rester, mais que cela demandera qu'on porte une attention particulière à sa façon de s'alimenter, à ses dépenses énergétiques, à toutes les situations qui pourraient conduire à manger plus que nécessaire.
  • Les gènes s'expriment avant tout quand ils interagissent avec l'environnement. Ainsi, par exemple, dans des conditions de sédentarité et de suralimentation, des individus génétiquement prédisposés développeront un surpoids. Entre des individus prédisposés et des individus qui ne le sont pas, l'environnement est le même (sédentarité et suralimentation), les gènes sont différents mais c'est l'interaction gène-environnement qui va produire des effets différents sur des individus génétiquement différents. Si on ne peut agir sur ses gènes, on a par contre toute latitude pour agir sur son environnement (lutte contre la sédentarité, alimentation, problématique psychologique…)

Un environnement qui pousse à manger en excès

Ce qui est VRAI : il est facile de devenir gros dans une société pléthorique, où de nombreuses nourritures appétissantes sont aisément disponibles.
  • Un environnement riche en nourritures toutes aussi délicieuses les unes que les autres procure de multiples tentations. Nombre d'entre nous se comportent en nouveaux riches qui, après avoir manqué, veulent "tout, tout de suite".
  • Une société qui privilégie les aspects quantitatifs au détriment de la qualité, qui considère que plus est forcément mieux, crée un état d'esprit favorable à la surconsommation.
Ce qui est FAUX : pour ne pas céder à la tentation, le plus simple est de ne plus toucher du tout à certains aliments décidément « trop bons ».
  • Certains tentent de faire comme si leurs aliments préférés avaient cessé d'exister, comme s'ils étaient un poison pur et simple. Si les gâteaux n’existent pas ou sont du poison, on cesse d’en avoir envie.
  • Une telle stratégie s'effondre dès lors qu'on consomme une bouchée des aliments dont on nie l'existence. On en mange alors tant et plus.
  • C'est donc "en faisant la paix" avec ses aliments préférés, c'est-à-dire en devenant capable d'en manger en fonction de son appétit du moment, qu'on sortira du piège du "tout ou rien", du cycle privation-excès. Un travail sur le comportement alimentaire s'impose comme nécessaire dans nombre de cas (voir une autre approche de l'amincissement).

Manger pour masquer ses difficultés psychologiques et relationnelles

Ce qui est VRAI : on peut manger en excès en raison de difficultés psychologiques et émotionnelles.
  • Les problèmes psychologiques et relationnels peuvent entraîner des modifications quantitatives et qualitatives dans la façon de manger, et ceci parfois à l'insu même de la personne qui peut ne pas avoir conscience de ce changement.
  • On mange aussi en excès pour s'anesthésier, étouffer des pensées, des émotions, des sentiments douloureux. Certains se plaignent d'une sensation douloureuse de vide intérieur, tandis que d'autres (ou les mêmes) parlent plutôt de trop-plein. Manger devient alors un moyen de ne pas penser, de masquer les problèmes.
  • Manger procure un plaisir facile et immédiat, qui permet de combattre tout à la fois le vide interne, une insatisfaction globale, l'anxiété, un état de dépression.
  • Manger représente aussi une manière de dissimuler son agressivité sa violence. Des expressions comme " je l’aurais bouffé " ou "j’ai ravalé ma haine " illustrent bien le passage dans le corps d’émotions inexprimables.
  • Les problèmes psychologiques et relationnels que l'on se masquait en mangeant sont plus que jamais présents du fait qu'on ne recourt plus à ce système de défense.
  • Être mince, c'est être au pied du mur : on n'a plus d'excuse pour ne pas séduire et avoir une vie affective plus riche, réussir sur tous les plans.
Ce qui est FAUX : une psychothérapie approfondie et de longue durée est absolument nécessaire pour parvenir à maigrir durablement.
  • L'aide psychologique doit être adaptée au niveau des difficultés rencontrées. Il peut s'agir d'un soutien psychologique, d'une thérapie cognitive et comportementale de moyenne durée, d'une psychothérapie faisant référence à la psychanalyse, aux thérapies projectives, à d'autres écoles de pensée.
  • Certes, presque toujours, maigrir durablement est difficile et nécessite une remise en question qui déborde le champ alimentaire, mais vu sous cet angle, c'est aussi une aventure qui peut enrichir la vie.

Lorsque les problèmes de poids se compliquent de troubles du comportement alimentaire, et vice-versa

  • Toutes les personnes en surpoids n'ont pas de troubles du comportement alimentaire comme des boulimies ou des compulsions alimentaires incontrôlables. Mais ces troubles ne sont pas rares, surtout chez les personnes en surpoids qui s'imposent des privations ou qui mettent en place des interdits afin de contrôler leur poids.
  • La pratique des régimes amaigrissants favorise la restriction cognitive, avec des pertes de contrôle alimentaires qui, elles-mêmes, entraînent des prises de poids. On est donc clairement dans un cercle vicieux!
  • Lorsque des troubles du comportement alimentaire sont présents, leur traitement est prioritaire, avant tout effort d'amaigrissement. Dans de telles situations, les méthodes amaigrissantes ne peuvent qu'échouer et aggraver les boulimies et autres compulsions.

Le traitement liposculpture

Qu'appelle-t-on une liposculpture? La liposculpture est une technique qui permet d'effacer en une seule séance plusieurs centimètres de bourrelets. Les régimes même les plus draconiens ne viennent pas à bout de ces formes disgracieu...
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Qu'appelle-t-on une liposculpture?

La liposculpture est une technique qui permet d'effacer en une seule séance plusieurs centimètres de bourrelets. Les régimes même les plus draconiens ne viennent pas à bout de ces formes disgracieuses. Les sports les plus exigeants sont également impuissants. Depuis plusieurs années, les techniques de médecine esthétique se sont affinées pour atteindre aujourd'hui une efficacité jamais égalée. La liposculpture trouve ses lettres de noblesse en remplaçant des interventions lourdes aux conséquences cicatricielles importantes.

Les meilleures indications

Cette technique a pour but de corriger les excès adipeux localisés répartis en différentes régions du corps comme illustrés sur ce schéma. Nous sommes passés de la lipoaspiration traumatisante aux complications fréquentes et aux résultats aléatoires à des techniques de liposculpture moins traumatisantes et aux bénéfices esthétiques quasi constants. Cependant le résultat esthétique dépend, et pour beaucoup, de l'élasticité cutanée et de ses possibilités de rétraction. Actuellement, la liposculpture permet de repousser plus loin la capacité de rétraction de la peau.

Quand faire une liposculpture?

  • Adiposités localisées
  • Elément déclenchant d ’une perte de poids arrêtée

La consultation pré-opératoire

Elle est indispensable et doit avoir lieu au minimum 10 à 15 jours avant l'intervention, afin de vous laisser tout le temps de réflexion nécessaire à une prise de décision raisonnée. Le patient est examiné : poids, taille, tension artérielle et examen clinique général. Une série d'examens pré-opératoires indispensables seront réalisés : électrocardiogramme, prise de sang, remise du questionnaire pré-opératoire et remise du résumé de questions/réponses Le médecin vous expliquera toutes les modalités pratiques en vue de l'intervention ainsi que les suites opératoires. Le patient exprimera ses souhaits et avec le médecin, il précisera avec précision les zones à opérer.

L'intervention elle-même

Quel type d'anesthésie sera pratiquée ? Nos interventions se pratiquent toujours sous anesthésie locale. Dans certains cas, lorsque la quantité de graisse à retirer et le nombre de localisation est plus important, il est nécessaire de faire plusieurs séances. Comment se déroule l'intervention ? Afin de surveiller son rythme cardiaque, des électrodes seront branchées. Le médecin pratiquera une anesthésie locale. Il injectera une solution anesthésiante afin de liquéfier la graisse. (C'est la partie la plus longue de l'intervention). Une fois qu'elle sera terminée, la graisse sera aspirée avec douceur à l'aide du Lipomatic.. Nous refermons les incisions (maximum 4 mn) sans point de suture. La cicatrice sera d'autant moins visible. Le travail terminé, le médecin fera le pansement et vous demandera d'enfiler un lipopanty. Quelle est la durée de l'intervention ? La durée dépend du nombre de localisation et peut durer de 1 à 2 heures.

Les suites opératoires

Elles sont bien évidemment fonction de l'importance de l'opération. La liposculpture n'est pas douloureuse en elle-même, vous ressentirez une gêne lors de l'anesthésie et pendant les quelques jours qui suivent l'intervention. Les inconvénients habituels sont les gonflements et les ecchymoses qui peuvent être différents selon les patients, mais qui restent tout à fait raisonnables et de toute façon, temporaires. Il faudra éviter toute exposition solaire (soleil ou rayon UV) tant qu'il y aura des bleus. Le résultat, quant à lui, apparaît donc progressivement et sa qualité est fonction de l'élasticité et la tonicité de la peau. Il se verra après trois mois et évoluera pendant plusieurs mois.

Y-a-t-il des complications ?

Comme toute intervention médicale, une liposculpture peut avoir quelques rares complications. En général, elle comporte très peu de conséquences locales durables. L'œdème et les ecchymoses se résorbent rapidement. Quant à la rétraction de la peau, il s'agit d'une réaction de type individuelle qu'il est difficile de prévoir en totalité. Enfin, il est possible que le résultat ne soit pas complètement homogène, ceci pouvant être dû à un amas graisseux localisé résiduel. Dans ce cas, une retouche gratuite pourra être pratiquée 3 à 6 mois après l'intervention pour homogénéiser le résultat.

Quelles sont les précautions à prendre après une lipoaspiration ?

Le nombre de cellules graisseuses est supposé définitif et il n'apparaît pas, à priori, de nouvelles cellules graisseuses. De ce fait, la lipoaspiration autorise un résultat durable voire définitif. Bien évidemment, une surcharge pondérale se traduira par une augmentation de poids et donc par une augmentation de volume qui se répartira de façon harmonieuse. Il y a donc lieu, dans les suites opératoires, de suivre un équilibre alimentaire raisonnable ,mais pas nécessairement rigoureux.

Manque de lait ! mythe ou réalité ?

Quand il y a une cause physiologique D'après une expérience clinique limitée dans des pays industrialisés, il apparaît que l'insuffisance de la lactation due à des causes purement physiologiques ne représente au maximum que de...
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Quand il y a une cause physiologique

D'après une expérience clinique limitée dans des pays industrialisés, il apparaît que l'insuffisance de la lactation due à des causes purement physiologiques ne représente au maximum que de 1 à 5% des cas. Des observations faites dans des sociétés traditionnelles semblent indiquer des chiffres encore plus bas.

Que recouvrent ces quelques % ?

D'abord des femmes dont la glande mammaire s'est mal développée dès la vie embryonnaire (agénésie) ou à la puberté (hypoplasie). Une telle anomalie (qu'on peut soupçonner si les seins, déjà petits, ne changent pas du tout de volume en cours de grossesse) est rarissime et, de plus, souvent unilatérale. Ensuite - mais c'est là aussi très peu fréquent - des femmes atteintes d'un trouble hormonal important (trouble de l'axe hypothalamo-hypophysaire, en général connu avant la grossesse, car il entraîne d'autres troubles endocriniens). Il ne faut pas oublier le cas des femmes qui ont subi une intervention chirurgicale aux seins. Plus que la chirurgie d'augmentation, la chirurgie de réduction mammaire peut avoir des conséquences sur la lactation. Plus la masse enlevée a été importante, plus la glande mammaire est susceptible d'avoir été lésée. Il est alors presque inévitable que des canaux lactifères aient été sectionnés. Et si le mamelon a été déplacé et repositionné, ce sont tous les nerfs et tous les canaux lactifères qui auront été sectionnés.

Cela dit, il est impossible de prédire le devenir de l'allaitement, qui est très souvent possible, même s'il pourra être nécessaire de donner des compléments. Le seul moyen de savoir est... d'essayer ! D'autres causes possibles du manque de lait incluent : une grande fatigue ; un stress, un deuil, une dépression sévère ; une hémorragie grave en tout début de lactation ; une maladie de la mère chronique (hypothyroïdie non traitée, diabète non équilibré, anémie sévère) ou aiguë (en cas de fièvre, il est fréquent qu'on mange et boive peu, ce qui peut entraîner une baisse momentanée de la lactation) ; une alimentation gravement carencée en quantité et/ou en qualité, ce qui est rarement le cas en France; une déshydratation; une rétention placentaire (par persistance des hormones de la grossesse) ; la prise de certains médicaments (Parlodel° parfois donné en routine, pilule contraceptive contenant des oestrogènes, Atropine, diurétiques, certaines tisanes...) ; une nouvelle grossesse.

Quand la conduite de l'allaitement est en cause

Dans l'immense majorité des cas cependant, la cause du manque - réel - de lait n'est pas physiologique, mais tient à une non-compréhension de la base même de la lactation : la loi de l'offre et de la demande, qui fait que plus le bébé tète, plus il y a de lait, moins le bébé tète, moins il y a de lait. Quand une mère manque de lait dans les premiers temps de l'allaitement, c'est très souvent parce qu'elle a suivi les conseils erronés qu'elle a reçus : mise au sein retardée, séparation d'avec le bébé pour la nuit, limitation du nombre des tétées, limitation de la durée des tétées, respect absolu d'un écart minimum entre les tétées, un seul sein par tétée. Dans la plupart des cas, il suffirait alors de laisser le bébé téter vraiment à la demande (à condition qu'elle soit assez fréquente) pour voir la lactation augmenter très rapidement.

Malheureusement, très souvent, dans les cas où le nouveau-né perd trop de poids, ne reprend pas assez vite son poids de naissance, ne prend pas assez de poids, on va dire à la mère : "Vous n'avez pas assez de lait, il faut donner des compléments". Compléments qui, en plus de tous leurs effets iatrogènes possibles (confusion sein-tétine entraînant des problèmes de succion et des douleurs de mamelons, risque d'allergie, perturbation de la flore intestinale) vont accentuer l'insuffisance de la lactation. En effet, le bébé, "calé" par les compléments, va moins téter, moins stimuler les seins. Moins de lait va être fabriqué, et l'on rentre dans un cercle vicieux rapidement infernal : le bébé, de plus en plus frustré au sein, va réclamer des compléments de plus en plus importants, ira même jusqu'à refuser le sein. Et voilà comment tant de bébés sont sevrés du sein au bout de dix ou quinze jours, sans que la mère comprenne ce qui s'est passé...

Quand il y a des problèmes de succion

L'allaitement étant par définition une relation à deux, les problèmes peuvent également venir du bébé. S'il tète peu et/ou mal, il ne va pas stimuler correctement les seins et les terminaisons nerveuses de l'aréole. Le message enjoignant de faire fabriquer du lait ne va pas bien arriver au cerveau, et l'on peut ainsi aboutir à une insuffisance de la lactation. Ces problèmes de succion peuvent être là dès la naissance : bébé somnolent, léthargique, hypotonique, parfois suite aux anesthésiques donnés à la mère pendant l'accouchement ; mais aussi bébé hypertonique ; prématurité, post-maturité, retard de croissance intra-utérin ; anoxie, hypoxie ; trisomie, anomalies génétiques ; myasthénie, maladies neuro-musculaires ; pathologies de la bouche. Ils peuvent apparaîtrent en cas d'ictère sévère qui, ainsi que la photothérapie, rend le bébé somnolent, et en cas de muguet important qui peut rendre la tétée douloureuse.

Mais dans la plupart des cas, ils sont malheureusement créés de toutes pièces par une conduite inappropriée de l'allaitement. Notamment par le don de biberons de complément qui chez beaucoup de bébés, vont entraîner une confusion sein-tétine : la façon de prendre le biberon et la façon de téter le sein étant complètement différentes, ces bébés, surtout s'ils ne savent pas très bien téter au départ, ne sauront plus du tout le faire après un seul biberon. Les "bouts de sein" présentent le même risque de confusion sein-tétine. De plus, la bouche du bébé n'étant plus alors en contact direct avec l'aréole, les terminaisons nerveuses de celle-ci sont mal stimulées, le message envoyé au cerveau plus faible, et par conséquent la quantité de lait produite baisse et peut se révéler rapidement insuffisante (selon une étude anglaise, le "manque à gagner" représente de 20 à 60% selon les modèles de bouts de sein).

Les fausses alertes

Pour finir, on peut aussi mentionner tous les cas où la mère et/ou son entourage croient à tort à une insuffisance de la lactation. Il est bien sûr impossible de les chiffrer, mais à entendre les histoires qui se racontent, ils doivent être relativement nombreux. Il y a d'abord le bébé qui "réclame" beaucoup, qui voudrait être toujours au sein, qui dort peu, etc. Il se peut que la conduite de l'allaitement soit à revoir, il se peut que ce soit un bébé "aux besoins intenses" ou un bébé qui a un besoin de succion particulièrement développé. Malheureuse-ment, cela va trop souvent être interprété comme le signe que le bébé meurt de faim, et qu'il faut lui donner des biberons...

Beaucoup de mères, ensuite, croient qu'elles n'ont plus de lait quand, l'allaitement bien établi, leurs seins redeviennent souples et moins volumineux, et ne coulent plus entre les tétées. Ce qui est un bon signe d'adaptation et un gain de confort, et non pas une baisse de lait ! Enfin, quand les bébés grandissent, ils ont à certaines périodes des "poussées de croissance" (où ils peuvent prendre jusqu'à deux centimètres en moins d'une journée  (!) pendant lesquelles ils ont brutalement besoin de plus de lait. Une seule chose à faire alors : leur donner plus souvent à téter, comme ils ne manquent d'ailleurs pas de le demander ! Et ne pas croire qu'on n'a "plus assez de lait"...

En conclusion

De ce qui précède, on peut conclure qu'il est très rare de ne pas pouvoir remédier à une insuffisance de la lactation, même quand la cause en est physiologique. Encore faut-il savoir faire un diagnostic correct, apporter des solutions adaptées qui remettent l'allaitement sur ses rails, et aussi ne pas être aveuglé par le fait que le bébé est allaité au point de ne pas aller chercher plus loin une pathologie possible. On voit encore trop souvent des bébés qui ne prennent pas de poids, ce dont on rend responsable la quantité ou la qualité du lait de la mère, pour s'apercevoir ensuite qu'une infection urinaire en est la cause...

Quand les bébés tètent mal

Beaucoup d'échecs précoces de l'allaitement sont liés à de supposés problèmes de succion chez l'enfant. Quand elles en parlent, les mères disent des choses comme : mon bébé ne savait pas téter, mon b&eacut...
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Beaucoup d'échecs précoces de l'allaitement sont liés à de supposés problèmes de succion chez l'enfant. Quand elles en parlent, les mères disent des choses comme : mon bébé ne savait pas téter, mon bébé tétait mal, mon bébé ne faisait que mâchouiller le mamelon, mon bébé s'énervait au sein... Il est vrai qu'un tel tableau peut engendrer à la fois des douleurs de mamelons chez la mère, et une insatisfaction chez le bébé, toutes "bonnes raisons" pour arrêter l'allaitement. Et pourtant... Comme pour la plupart des problèmes rencontrés en début d'allaitement, il s'agit dans leur immense majorité de problèmes induits par une mauvaise conduite de l'allaitement, et qui auraient donc pu et dû être évités.

Comment les bébés tètent

Pour bien comprendre les problèmes de succion, qu'ils soient endogènes ou iatrogènes, le mieux est de commencer par étudier ce qu'est une bonne succion du sein. Au sein, les mâchoires et la langue du bébé doivent travailler ensemble de façon coordonnée. Quand le bébé prend le sein, sa langue prend la forme d'une gouttière sous le sein, et appuie rythmiquement, pressant le sein de sa mère contre son palais. Ceci aplatit et allonge la chair de l'aréole (située derrière le mamelon). Alors l'arrière de la langue forme une gouttière antéro-postérieure, qui permet au lait de couler du mamelon. Ensuite, le bébé avale et respire. Les lèvres du bébé sont retroussées et pressées contre le sein pour maintenir la succion.

La confusion sein/tétine

L'exemple typique des problèmes de succion iatrogènes est celui de la confusion sein/tétine. Les biberons et les tétines semblent tellement faire partie intégrante de la vie des enfants de nos sociétés occidentales, que peu de personnes (à commencer par les professionnels de santé) sont prêtes à admettre qu'ils puissent être nuisibles et compromettre le démarrage de l'allaitement. Pourtant, un grand nombre de bébés, sans doute une majorité, sont déroutés s'ils doivent téter une tétine en plus du sein pendant les trois à quatre semaines qui suivent la naissance. Pour certains bébés, il faudra une semaine avant qu'ils présentent des signes de confusion. Pour d'autres, un ou deux biberons (ou autres tétines, par exemple des bouts de sein en silicone) suffiront pour provoquer des problèmes.

En effet, quand un bébé nourri au sein tète au biberon de la façon décrite plus haut, il est immédiatement submergé par un flot de liquide. Cela l'oblige à ralentir l'écoulement du lait avec sa langue pour éviter de suffoquer. Ses lèvres se serrent sur la tétine rigide, et ses mâchoires n'ont rien à faire. Le lait coule immédiatement sans qu'il ait à attendre un réflexe d'éjection. Si ensuite, il se met à téter le sein de la même façon (langue au bout du mamelon au lieu d'être sous le sein, gencives pincées sur le mamelon), il n'obtient pas grand chose et il risque fort de provoquer des douleurs de mamelons.

Autres problèmes de succion "iatrogènes" : ceux dûs à un engorgement important chez la mère, lui-même souvent dû à une mise au sein tardive ou à des tétées trop espacées et courtes. Le sein est alors tellement gros et tendu que le bébé n'arrive pas à le prendre en bouche. Et n'oublions pas les problèmes causés par une mauvaise position du bébé au sein : lorsque l'enfant est trop loin du sein, doit tourner la tête pour téter, il n'a pas le sein suffisamment loin dans la bouche pour que cela déclenche un réflexe de succion efficace.

Les bébés qui ont une succion faible

L'immense majorité des bébés nés à terme en bonne santé savent téter et déglutir dès la naissance, et n'auront pas de problèmes si l'on ne vient pas interférer avec des biberons de complément ou autres tétines. Néanmoins, un petit nombre d'enfants n'arrive pas à téter efficacement. Les raisons les plus courantes sont, outre la prématurité, les perturbations pendant la période néonatale (hypoglycémie, hypoxie, ictère, anesthésie et analgésie de la mère pendant l'accouchement, y compris la péridurale...), et ce qu'on appelle "immaturité du système nerveux central".

Notons tout d'abord qu'un bon nombre de ces problèmes pourraient sans doute être évités si les conditions entourant la naissance et les tout premiers jours étaient différentes. On sait par exemple que le risque d'ictère est très fortement diminué lorsque l'enfant est allaité fréquemment dès le début. Ces enfants, au cours des premiers jours, des premières semaines (voire des premiers mois, mais c'est très rare), n'arrivent pas à coordonner suffisamment leurs mouvements de langue et de mâchoires pour obtenir une succion-déglutition efficace. Ils passent souvent "toute la journée" au sein, sont très toniques ou au contraire apathiques, endormis, tétant peu souvent.

Le temps et parfois la rééducation de la succion ainsi que l'utilisation de diverses techniques particulières (alimentation au doigt, à la tasse, utilisation du Dispositif Auxiliaire de l'Allaitement), permettent de passer ce cap difficile. Les difficultés évoluent toujours vers l'amélioration, sans que l'on puisse dire au bout de combien de temps le problème sera réglé, le délai étant très variable d'un bébé à un autre

Les problèmes de langue

Quand on a bien compris comment fait le bébé pour téter, on comprend que tout ce qui empêche la langue de se placer correctement sous l'aréole peut entraîner des problèmes de succion.

Le frein de la langue trop court

Un certain nombre de problèmes de succion sont dûs à un frein de la langue trop court. En effet, quand c'est le cas, le frein tire sur la langue, et empêche la pointe de la langue de se placer correctement, c'est-à-dire sous le mamelon et l'aréole et sur la gencive inférieure. Quand l'examen du bébé confirme le fait que sa langue ne peut pas recouvrir, voire même parfois atteindre la gencive inférieure (il peut arriver que le frein tire tellement sur la langue que sa pointe soit en forme de coeur stylisé), la solution est de faire couper le frein par un pédiatre, un médecin stomatologue, un chirurgien ou un dentiste. La mère peut allaiter son bébé immédiatement après, et généralement l'allaitement se passe tout de suite beaucoup mieux.

La langue rétractée

Là aussi, bien que ce ne soit pas dû à un frein trop court, la langue est mal placée : elle est repoussée vers l'arrière, et frotte sur les côtés des mamelons. La pointe de la langue peut aussi heurter de façon répétée l'extrêmité du mamelon. Dans de rares cas, cela est dû au fait que le bébé est né avec une langue particulièrement courte.

La langue qui s'enroule vers le haut

Dans ce cas, non seulement la langue n'est pas bien placée sous le sein, mais elle est carrément au-dessus ! La succion est bien sûr impossible, et les mamelons de la mère risquent de particulièrement souffrir (le frein peut notamment frotter sur le mamelon et provoquer une plaie). Comme dans le cas précédent, une telle position est bien souvent le résultat d'une confusion sein/tétine, mais on voit aussi des bébés souffrant d'allergies, qui utilisent leur langue pour gratter leur palais qui les démange...

Autres problèmes

Les bébés trisomiques ont une langue très grosse, qui a tendance à la protusion, ce qui entraîne des problèmes de succion et demande beaucoup de patience à la mère. Quelques rares bébés vont naître avec une paralysie plus ou moins totale de la langue (parfois à la suite d'une naissance traumatique).

Le réflexe d'extrusion de la langue

On pense généralement que le réflexe de protusion de la langue est un mécanisme de survie, destiné à repousser tout objet placé dans la bouche du bébé, afin d'éviter son inhalation. Ce réflexe disparaît entre 4 et 6 mois, avec la maturation de la motricité orale, et explique pourquoi il est si difficile de faire avaler des solides à un petit bébé : il repousse avec sa langue les aliments introduits dans sa bouche. Quand le bébé place sa langue sur la gencive inférieure pour attirer le sein dans la bouche afin de pouvoir téter, on peut considérer cela comme un réflexe d'extrusion normal. Ce comportement est retrouvé chez 97% des nouveaux-nés ; les 3% de bébés ne présentant pas ce réflexe souffrent de problèmes de succion. Il ne faut pas confondre le réflexe de protusion de la langue, qui repousse tout objet placé dans la bouche, et le réflexe d'extrusion qui "accueille" le sein (1). Alors que le premier est normal quand on introduit un objet dans la bouche du bébé, il devient anormal en présence du sein, et on le voit surtout chez des bébés présentant des problèmes neurologiques.

Tire ta langue !

Dans tous les cas où la position de la langue est incorrecte, il faut faire une petite "rééducation" du bébé. Il suffit souvent d'appuyer doucement sur le menton pendant la tétée : cela aide la langue à avancer sur la gencive. En même temps, on peut dire à l'enfant : "Tire ta langue, tire ta langue !", en le félicitant quand il le fait. Même s'il ne comprend pas vraiment les mots, il semble que cela marche ! Si cela ne suffit pas, on peut faire une petite "marche" sur la langue avec un doigt. Dans les problèmes de position de langue, il semble utile d'allaiter en positionnant le bébé de telle façon que son menton touche presque sa poitrine, ce qui permettra à sa langue de se détendre et de s'allonger. La mère peut emmail-loter son bébé de façon à ramener ses épaules et sa tête vers sa poitrine. Allaiter le bébé en le mettant en position assise pourra aussi aider, de même que la position "en ballon de rugby modifiée".

Le bébé qui serre les gencives

Ce réflexe, que le bébé a généralement dès la naissance (et qu'il ne faut pas confondre avec le réflexe de morsure tonique, trouble neurologique rare qui empêche la mise au sein) amène le bébé à serrer les gencives sur tout objet mis dans sa bouche. Cela abîmera les mamelons qui seront souvent exsangues après la tétée. En attendant que le problème disparaisse spontanément, on peut détendre le bébé par des massages, des bains chauds, appuyer sur son menton pendant la tétée, etc.

Conclusion

Après cette revue de détail de tout ce qui peut perturber la succion des bébés, il est nécessaire de redire encore et encore - au risque de donner l'impression de radoter... - qu'une bonne conduite de l'allaitement (bonne position du bébé au sein, pas de biberons de complément et allaitement vraiment à la demande) supprimerait (ou plutôt empêcherait d'advenir) l'immense majorité des problèmes de succion. Il resterait à aider le petit nombre de bébés qui naissent avec un handicap empêchant une succion correcte. On connaît des techniques permettant effectivement d'aider la plupart d'entre eux. Cela est-il utopique ? On peut le penser quand on connaît la situation de l'allaitement en France. Mais gardons toujours en tête les taux d'allaitement des pays scandinaves : que sont devenus les problèmes de succion en Norvège où 99% des bébés sont allaités ?

Allaiter sans compter

C'est chaque jour que les animatrices de La Leche League reçoivent des appels de nouvelles mères, inquiètes de savoir si leur lait est suffisant en quantité ou en qualité, car leur bébé réclame "trop souvent", veut téte...
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C'est chaque jour que les animatrices de La Leche League reçoivent des appels de nouvelles mères, inquiètes de savoir si leur lait est suffisant en quantité ou en qualité, car leur bébé réclame "trop souvent", veut téter "trop longtemps" par rapport aux normes prônées par le personnel de la maternité, leur entourage ou les manuels de puériculture courants. On est en effet tellement influencé par le modèle de l'alimentation artificielle (à tel âge, le bébé doit prendre tant de biberons de tant de grammes), qu'au lieu de remettre en cause ces normes, on préfère mettre en question la capacité des femmes à allaiter.

A la demande du bébé

Que dirions-nous si un restaurant affichant "buffet de crudités à volonté" nous interdisait de prendre plus de 30 g de carottes rapées et de mettre plus de 5 mn à manger tout le repas ? Nous crierions à l'arnaque et à la publicité mensongère ! Pourtant on ne s'étonne même pas de lire ou d'entendre des phrases du genre : "allaitez à la demande, mais pas plus que toutes les trois heures", "allaitez à la demande, dix minutes de chaque sein" ! C'est-à-dire qu'on présuppose que la demande de tous les bébés, à tout âge, à tout moment de la journée, va être la même... Confrontée à ce genre de questions, il m'arrive souvent de raconter la mésaventure arrivée à une équipe d'anthropologues partis étudier les méthodes de puériculture chez les Boschimans, dans le désert du Kalahari (sud de l'Afrique). Ayant voulu comptabiliser le nombre de "tétées" journalières, ils arrivèrent au chiffre de 90 ! Le bébé avait en fait accès au sein jour et nuit, et le prenait plusieurs fois par heure pour de très courtes périodes. On est loin des six ou sept tétées par 24 heures prônées par les manuels... De fait, le succès de l'allaitement, au moins pour les premières semaines, s'accommode très mal de tout le minutage qu'on veut lui imposer. Comme le disait une mère africaine en France : "Quand j'allaite, je n'ai pas d'heure. Je mens tout le temps à la PMI, pour chaque chose ils disent l'heure". Et le meilleur conseil à donner à une nouvelle mère en matière d'allaitement serait peut-être bien de ranger au fond d'un placard tout ce qui ressemble à une montre, un réveil, ou une pendule...

La composition du lait

Certaines femelles mammifères, telles les lionnes et plusieurs espèces de biches, laissent leurs petits dans des nids ou des terriers, et ne reviennent les voir que toutes les 6 à 12 heures. Elles font partie des espèces "à caches". Leur lait est très riche en graisses et en protéines, et permet aux petits d'être rassasiés pour de longues périodes. En comparaison, le lait de femme, moins "concentré" et moins riche en calories, suppose un écart entre les tétées variant entre 20 mn et 2 heures. Il se digère aussi très vite, notamment en raison de son faible taux de caséine. D'un point de vue anthropologique, cela suggère que l'espèce humaine a évolué sur des rythmes d'alimentation où les petits restaient en contact étroit avec leur mère, et pouvaient téter n'importe quand, de jour (portage dans un porte-bébé style hamac) comme de nuit (sommeil partagé).

Ce que nous apprend la physiologie de la lactation

Mais si l'on pense que les premières semaines, une moyenne de 8 à 12 tétées par 24 heures est tout à fait courante et assure un bon démarrage de l'allaitement, il ne faudrait pas pour autant en faire une nouvelle norme. En effet, après avoir longtemps assimilé les seins à des biberons qu'il fallait "vider" puis "laisser se remplir" (en sautant une tétée par exemple), on a cru toutes ces dernières années que la fabrication du lait ne se faisait que pendant les tétées, à la demande du bébé et selon la qualité de sa succion, et était inhibée entre les tétées. Comme on disait, "les seins ne sont pas des réservoirs". Les études les plus récentes, notamment celles de l'Australien Peter Hartman, semblent montrer que les seins stockent bel et bien du lait et que capacité de stockage et rapidité de fabrication du lait varient selon les femmes. Ce qui explique que certains bébés peuvent "profiter" avec quatre tétées par 24 heures, et implique que toutes les "règles" disant combien de tétées par jour, de quelle durée, un seul sein ou les deux, etc., sont au mieux inutiles, et souvent dangereuses : à chaque couple mère-enfant ses règles personnelles (car cela peut varier d'un enfant à l'autre chez une même mère : il y a les gros goulus et les petits grignoteurs !).

L'absence de "règle" vaut aussi pour la durée des tétées. On sait en effet que la composition du lait varie au cours de la tétée. Le "lait de fin de tétée", le plus gras et nourrissant, celui qui va rassasier le bébé et le faire grossir, ne vient pas après un temps déterminé, que ce soit 5 ou 30 minutes. Il vient lorsque le sein atteint un certain degré de "vidange" : moins il reste de lait dans le sein, plus le lait s'enrichit en graisse. Un bébé très peu efficace au sein n'arrivera jamais à "vider" suffisamment le sein pour obtenir le lait riche en graisse si on ne remédie pas au problème, même s'il tète une heure ; au contraire, un bébé très efficace l'obtiendra au bout de 5 minutes s'il a suffisamment "vidé" le sein pendant ces quelques minutes. Donc là aussi, la seule règle est de suivre le bébé, de le laisser décider lui-même de la fin de la tétée : généralement, il va lâcher le sein ou s'endormir dessus quand il sera rassasié.

Pas que de la nourriture !

On a parlé jusqu'ici uniquement de l'aspect nutritif de l'allaitement. Mais toutes les mères allaitantes savent (et les témoignages des pages suivantes en témoignent) qu'il est bien autre chose : allaiter, ce n'est pas seulement donner du lait, c'est aussi donner le sein. Et pour le bébé, outre le fait de combler sa faim, téter est aussi un plaisir qui comble tous ses sens : le goût, l'odorat, le toucher... Chez nous, il est très mal vu qu'un bébé "tétouille pour le plaisir", on ne doit pas le laisser faire. Ailleurs, on reconnaît et on admet ce plaisir (partagé par la mère). Pour Babette Francis (collaboratrice au Journal of Tropical Pediatrics and Environmental Child Health), la femme n'a pas plus à compter le nombre de fois où elle allaite qu'elle ne compte le nombre de fois où elle embrasse son bébé. Un bébé peut téter pour tant de raisons : s'apaiser, se rassurer, soulager des coliques, obtenir les anticorps nécessaires pour lutter contre une infection, empêcher une nouvelle grossesse trop rapprochée (on sait que des tétées fréquentes prolongent l'aménorrhée lactationnelle). Et bien sûr, s'endormir.

Dans la plupart des cultures, on accompagne le bébé dans le sommeil, par des bercements, des berceuses et très souvent en le laissant s'endormir au sein. En Algérie par exemple, "pour procéder à l'endormissement, la mère s'isole, le plus souvent, avec son bébé dans un endroit calme (...) C'est un moment privilégié d'échanges entre la mère et le bébé : celui-ci triture le sein, tend sa main vers la mère qui la saisit et l'embrasse, elle le caresse, le regarde. Le bébé, maintenu et contenu par le corps de la mère, bénéficie de stimulations riches et variées. Elle l'accompagne de sa présence rassurante et chaleureuse, elle ne retire le sein que s'il est profondément endormi et ne le réclame plus (...) Il faut laisser à l'enfant le sein même s'il ne tète plus, il a besoin de la nefs de sa mère. Ce terme signifie à la fois l'âme, l'odeur, l'haleine, la chaleur. Elle le protège et le nourrit autant que le lait. Elle répond à un besoin de tendresse et de sécurité. Cette notion de nefs est assimilable à la notion d'enveloppe psychique qui procure au jeune enfant un sentiment de sécurité indispensable à sa stabilité émotionnelle". J'aime cette notion de nefs où le corps de la mère, à travers l'allaitement, sert de médiateur rassurant entre le bébé et l'extérieur : les premières semaines, être au sein est pour le bébé sa façon d'être au monde et d'entrer en relation avec lui. Quand il va grandir, si l'allaitement se poursuit, le "à la demande" va bien sûr évoluer, car la demande ne sera plus toujours de l'ordre du besoin, comme chez le nourrisson, mais de plus en plus de l'ordre du désir. Mais c'est encore une autre histoire...

Quelques bonnes raisons d'allaiter des jumeax

En plus des avantages communs à tous les allaitements, il existe des raisons supplémentaires d'allaiter en cas de naissance multiple. Tout de suite après l'accouchement, les tétées provoquent des contractions qui aident l'u...
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En plus des avantages communs à tous les allaitements, il existe des raisons supplémentaires d'allaiter en cas de naissance multiple. Tout de suite après l'accouchement, les tétées provoquent des contractions qui aident l'utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité, ce qui est particulièrement important lorsqu'il a été distendu par la présence de deux bébés ou plus. L'allaitement, surtout s'il se prolonge, permet aussi à la mère de perdre en douceur les kilos accumulés pendant la grossesse, kilos de graisse justement destinés à être une réserve pour l'allaitement : 500 à 1000 calories seront utilisées chaque jour pour fabriquer le lait pour les bébés. On sait que les bébés allaités sont globalement en meilleure santé, le lait maternel leur fournissant une protection contre les maladies les plus courantes, infections respiratoires, otites, gastro-entérites, etc. Pour des multiples, qui naissent souvent prématurés et/ou de petit poids, l'avantage que leur procure le fait d'être allaité est particulièrement important. L'allaitement assure un contact prolongé entre la mère et les bébés.

La mère qui allaite passe nécessairement un certain temps chaque jour à tenir chaque bébé dans ses bras, dans ce contact peau à peau si important pour son développement affectif et psycho-moteur, et pour la relation mère/enfant. Les hormones sécrétées pendant la lactation ont un effet relaxant sur la mère, ce qui est appréciable lorsque l'on doit faire face à deux bébés qui réclament en même temps ! Enfin, l'allaitement est un gain de temps et d'argent, deux denrées précieuses en cas de naissance multiple. On estime que la première année, l'allaitement de jumeaux permet d'économiser entre 400 et 500 heures et environ 9000 F.

Comment faire pour que ça marche

Comme pour tout allaitement, les trois ingrédients du succès sont : la confiance (savoir que c'est possible), l'information et le soutien. L'information et le soutien, qui engendreront la confiance, on les trouvera surtout auprès d'autres mères allaitantes, notamment dans les groupes LLL. Si l'on peut contacter des mères allaitant ou ayant allaité des multiples, c'est encore mieux. Et d'ailleurs, les témoignages montrent que très souvent, lorsqu'on a réussi à le faire, on a très envie de faire partager cette expérience et l'on se retrouve vite "personne ressource" en ce domaine ! Mais l'on peut aider et informer une mère de multiples même si l'on n'en a pas eu soi-même. En effet, la majeure partie des choses à savoir, c'est ce que j'appellerais les bases de l'allaitement : loi de l'offre et de la demande, tétées précoces et fréquentes, bonne position des bébés au sein, etc.
Dans la grosse majorité des cas, les échecs précoces d'allaitement de multiples sont dûs aux mêmes raisons que les échecs d'allaitement de bébés uniques : mauvaise position au sein engendrant douleurs de mamelons et crevasses, limitation du nombre et de la durée des tétées causant engorgements, mauvaise mise en route de la lactation et insatisfaction des bébés, biberons de complément provoquant une confusion sein/tétéine, etc.

Il est donc particulièrement important de trouver l'équipe obstétricale qui ne mettra pas de bâtons dans les roues de l'allaitement, voire - on peut toujours rêver - donnera les bons conseils à la nouvelle mère. D'autant qu'une naissance de multiples peut se compliquer d'une prématurité, d'une césarienne, d'une séparation mère/enfant, toutes choses qui, si la mère n'est pas bien aidée (en lui montrant par exemple comment tirer son lait et en lui fournissant un tire-lait efficace, permettant si possible un pompage simultané des deux seins), risquent de compromettre gravement les débuts de l'allaitement et de la relation mère/enfants (1). Enfin il est bon de prévoir à l'avance comment se faire aider pendant les premières semaines après l'accouchement (ménage, repas, activités des aînés) afin de pouvoir se consacrer prioritairement aux bébés.

Les sentiments que l¹on peut avoir après la naissance

Il arrive que dans les débuts, la mère se sente plus attirée par un bébé que par l¹autre. Cela peut notamment être le cas s¹il y a eu séparation d¹avec un des bébés qui, à son retour, arrive un peu comme un "étranger" dans le couple que la mère a eu le temps de former avec l¹autre bébé. Ce sentiment va disparaître assez rapidement, surtout si la mère fait l¹effort (et l¹allaitement l¹y aidera) de donner une attention toute particulière au bébé dont elle se sent le moins proche. Si la mère a déjà d¹autres enfants, elle peut avoir l'impression de mettre plus longtemps à nouer des liens avec les jumeaux. Là aussi, c¹est normal : il est plus difficile de tomber amoureuse de plusieurs bébés à la fois que d¹un seul ! Cela viendra avec le temps. Certaines mères, enfin, s¹attachent d¹abord à l¹ensemble des bébés pris comme une unité, et seulement plus tard à chaque enfant individuellement. Elles auront tendance à les habiller de la même façon, à leur donner des prénoms phonétiquement proches, etc. Il n¹y a rien de grave à cela si, à mesure que les enfants grandissent, on fait l¹effort de les considérer comme des individus séparés.

Ensemble ou séparément ?

Telle est souvent la question que se posent les mères de jumeaux. La réponse est variable, selon les mères, selon les bébés, et selon les moments. Mis à part les mères qui préfèrent en toute circonstance n'allaiter qu'un bébé à la fois, la plupart trouvent qu'à certains moments, il est plus facile d'allaiter séparément (par exemple dans les débuts, si un bébé a du mal à prendre le sein) ou plus satisfaisant (si l'on veut avoir une relation privilégiée avec un des bébés), et qu'à d'autres moments, l'allaitement simultané est bien commode (quand les bébés ont faim en même temps !). Comme beaucoup d'autres choses en matière d'allaitement, la tétée simultanée est un art qui s'acquiert avec du temps, de la pratique... et un peu d'aide au début. J'oubliais : et beaucoup de coussins ou d'oreillers !

Les avantages de l'allaitement pour la mère

Alors que la plupart des activités de soins sont assurées par le personnel soignant, le fait de donner son lait pour nourrir son enfant est souvent pour la mère une opportunité de s'impliquer encore plus et d'exercer ainsi un certain «
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Alors que la plupart des activités de soins sont assurées par le personnel soignant, le fait de donner son lait pour nourrir son enfant est souvent pour la mère une opportunité de s'impliquer encore plus et d'exercer ainsi un certain « contrôle » sur le devenir de son enfant. (Kavanaugh1997, Spanier-Mingolelli 1998). Le lait « pré-terme » est-il adapté à la croissance du prématuré ?

On sait depuis plus de vingt ans qu'en cas de naissance prématurée, la composition du lait maternel est différente (Atkinson2000). Les différences décrites par rapport au lait maternel « à terme » concernent surtout les protéines, immunoglobulines, lipides totaux, triglycérides à chaîne moyenne, calories, vitamines A, E, D, calcium, cuivre, zinc, qui sont généralement retrouvés en plus grande quantité. Les résultats, très variables selon les études, sont à mettre sur le compte de différences dans les méthodes de recueil, l'inclusion d'enfants d'âges gestationnels très étendus et la faible taille des échantillons étudiés. Ces différences, qui sont surtout observées en début de lactation, seraient la conséquence d'un prolongement de la phase colostrale, la composition du lait étant à peu près identique après 4 à 6 semaines.

L'adéquation du lait humain aux besoins du prématuré reste un sujet très controversé. En effet, en cas d'alimentation exclusive en lait maternel non enrichi chez des prématurés de très faible poids de naissance, certaines études ont mis en évidence (Schanler1999,2001) une vitesse de croissance plus faible et des déficits nutritionnels pendant et après l'hospitalisation. Les « insuffisances » décrites concernent surtout les protéines et le sodium, dont les concentrations baissent avec la lactation alors que les besoins restent élevés jusqu'au terme, les concentrations en calcium et phosphore qui sont trop faibles par rapport aux intenses besoins de croissance, en calories et en vitamines. Ces insuffisances sont renforcées par le fait qu'une restriction hydrique et donc de volume est souvent nécessaire et aggrave la restriction notamment calorique.

L'enrichissement du lait maternel permet un volume plus faible avec des apports protéiques et minéraux plus élevés et favorise le gain de poids. Des alternatives à l'enrichissement peuvent être proposées, comme l'utilisation du lait de fin de tétée, plus gras donc plus calorique (Griffin2000) ou l'augmentation des apports à évaluer individuellement selon la tolérance (Nyqvist1999). Chaque fois que c'est possible, on utilisera le lait maternel cru, frais ou réfrigéré, qui permet un gain de poids amélioré d'environ 30 %, mais la législation française, très restrictive en la matière, en limite considérablement l'usage.

Les avantages de l'allaitement

Les avantages du lait maternel et de l'allaitement en cas de naissance prématurée sont très nombreux. Sur le plan digestif et nutritionnel Le lait maternel facilite la tolérance de l'alimentation entérale (par sonde), car...
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Les avantages du lait maternel et de l'allaitement en cas de naissance prématurée sont très nombreux.

Sur le plan digestif et nutritionnel

Le lait maternel facilite la tolérance de l'alimentation entérale (par sonde), car il améliore la motricité intestinale : la vidange gastrique et le transit intestinal sont plus rapides. Le lait maternel est également plus adapté aux fonctions de digestion et d'absorption du prématuré : la digestion du lactose est facilitée car l'activité lactasique est plus élevée chez les prématurés nourris au lait maternel (Schulman1998) et le lait maternel non pasteurisé contient une lipase qui facilite l'absorption des graisses. On sait aussi que l'alimentation au lait maternel diminue le risque et la gravité de l'entérocolite ulcéronécrosante, une affection grave du tube digestif touchant surtout les prématurés : dans une étude incluant 926 prématurés, on a montré que le risque d'entérocolite est 6 à 10 fois plus fréquent chez les prématurés nourris au lait artificiel comparativement à ceux exclusivement allaités (Lucas1990) ; une autre étude de 124 cas d'entérocolite montrait que le risque de perforation était 8,3 fois plus probable en cas d'alimentation entérale sans lait maternel (Covert2001).

Sur le plan infectieux

Plusieurs études ont bien mis en évidence la très nette diminution du risque de maladies infectieuses (moins 43 %) chez les prématurés nourris au lait maternel (Hylander1998, Schanler1999). En effet, le lait maternel contient de très nombreux facteurs de défense. Des facteurs anti-microbiens, anti-inflammatoires et immuno-modulateurs : IgA, lactoferrine, lysozyme, facteurs de croissance, agents antioxydants, cytokines anti-inflammatoires, nucléotides et éléments cellulaires. De nombreux constituants spécifiques au lait maternel favorisent une colonisation bactérienne optimale (Orrhage1999) : les oligosaccharides et les glycoconjugués empêchent l'adhésion de bactéries pathogènes sur la muqueuse intestinale ; les bifidobactéries et lactobacilles prédominent sur les bactéries potentiellement pathogènes dans la flore intestinale du bébé allaité. Tous ces facteurs agissent localement au niveau du tube digestif. Ils ont aussi un effet systémique (dans tout le corps) après absorption, et le cycle entéro-mammaire, qui est favorisé par la pratique du peau à peau, renforce ces actions (Schanler1999).

Sur le plan des allergies

Deux études incluant 777 prématurés pesant moins de 1850 g ont mis en évidence une augmentation du risque d'allergie et notamment une fréquence d'eczéma multipliée par 3,6 chez les prématurés nourris au lait artificiel et présentant des antécédents familiaux d'allergies (Lucas1990)

Sur le plan du développement cognitif et visuel

La présence dans le lait maternel d'acides gras à très longue chaîne, de taurine et d'agents anti-oxydants comme le β carotène, la vitamine E ou l'inositol, améliore les fonctions neurologique et visuelle. On sait aussi que la nutrition en période néo-natale affecte la croissance et le devenir psychomoteur. Une étude portant sur 300 prématurés nourris en gavage et suivis jusqu'à l'âge de 7½ - 8 ans retrouve des scores de performance intellectuelle plus élevés chez les prématurés nourris par lait maternel avec un QI global de + 8,3 points, y compris après ajustement pour les facteurs psycho-sociaux. Dans la mesure où les enfants étaient nourris par gavage, il s'agit bien d'un effet propre lié au lait maternel, et un effet dose-dépendant a également été mis en évidence (Lucas1992). Dans une étude de 175 prématurés de moins de 1500 g, le risque de rétinopathie stade I à IV était multiplié par 2,38 chez les enfants qui n'avaient pas reçu de lait maternel (Hylander2001).

Sur le plan de la croissance

Lucas (1997) dans une étude incluant 554 nouveau-nés a montré que l'alimentation au lait maternel favorise la croissance post-natale des nouveau-nés ayant subi une restriction de croissance fotale.

Meilleure stabilité physiologique au cours des repas

Plusieurs études réalisées depuis une quinzaine d'années chez des prématurés (Meier1987-1988, Blaymore-Bier1997, Chen2000) ont montré que la maîtrise de la succion-déglutition-respiration et du flot de lait est meilleure au sein qu'au biberon, le niveau d'oxygénation et la température sont meilleurs et plus stables, et les enfants font beaucoup moins d'apnées et de bradycardies (ralentissements du rythme cardiaque).

Donner son lait autrement qu’au sein

Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en f...
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Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en faire bénéficier leur bébé, même si la mise au sein n’est pas possible ou souhaitée, pour une raison ou pour une autre. Sans compter toutes celles qui, séparées de leur bébé plus ou moins longtemps et plus ou moins régulièrement (reprise du travail, prématurité, hospitalisation…), souhaitent que celui-ci continue à recevoir leur lait même pendant leur absence (2). Dans tous ces cas, la mère va donc tirer son lait (à la main, avec un tire-lait manuel ou électrique) et le donner (ou le faire donner) au bébé dans un récipient ou un autre : biberon, soft-cup, cuiller, seringue, pipette, gobelet… L’objet de cet article n’est pas d’expliquer comment faire (3), mais pourquoi on peut être amenée à faire ce choix.

Les raisons d’un tel choix

Pour certaines mères, la décision est motivée par une certaine conception du parentage et de la vie avec un enfant. Elles peuvent craindre d’être « esclave » de leur bébé, et vouloir qu’une autre personne puisse le nourrir en leur absence.
Les mères qui pensent que nourrir un enfant au biberon est plus facile, pratique et acceptable socialement que d’allaiter peuvent souhaiter donner quand même à leur enfant le lait prévu pour lui par la nature. D’autres, peut-être suite à une expérience précédente difficile, souhaiteront éviter les difficultés du passage au biberon lorsqu’elles reprendront leur travail.
Des mères pensent que le fait de donner leur lait au biberon les aidera à imposer à leur enfant des repas à heures fixes.
D’autres encore font le choix du biberon parce qu’elles ne s’imaginent pas allaiter en public. Certaines mères auront vécu un allaitement précédent de façon très négative, ou auront souffert de nombreux problèmes, et ne voudront pas courir le risque de revivre une expérience similaire. Certaines mères se sentiront incapables de mettre leur enfant au sein en raison, par exemple, d’antécédents d’abus sexuels. Un certain nombre « passeront » au biberon de leur lait après un début d’allaitement jugé trop difficile. Elles peuvent avoir un problème de mamelons plats ou ombiliqués, des mamelons douloureux, un engorgement, un bébé qui dort beaucoup et a du mal à prendre le sein, un bébé qui fait une confusion sein/tétine, etc.

Enfin, certaines mères feront ce choix parce qu’il est impossible de mettre le bébé au sein pour diverses raisons anatomiques ou physiologiques. Certains enfants pourront être mis au sein au bout de quelques semaines ou quelques mois (bébé prématuré, problème neurologique transitoire…), d’autres enfants ne le pourront jamais (malformation faciale importante, trouble neurologique sévère…). Le lait maternel est particulièrement important pour les bébés qui ont un problème de santé, et leurs mères pourront être particulièrement motivées pour que leur enfant reçoive leur lait pendant aussi longtemps que possible. Une mère séropositive pour le VIH pourra aussi choisir de tirer son lait, pour le donner à son bébé après l’avoir chauffé.

Quand l’allaitement au sein serait possible

Dans la majorité des cas, les mères qui donnent leur lait autrement qu’au sein ne le font pas vraiment par choix, mais parce qu’elles ont connu des difficultés d’allaitement au démarrage, et qu’elles n’ont pas reçu le soutien et l’information nécessaires pour les surmonter. Tirer leur lait pour le donner au bébé leur a semblé sur le moment la meilleure façon de résoudre ces difficultés. On pourrait être tenté d’essayer de résoudre leur problème d’allaitement, mais ce n’est pas si simple. Ces mères ont eu une expérience de l’allaitement désagréable, voire traumatisante, et elles ont surtout besoin d’acceptation et qu’on reconnaisse tous les efforts qu’elles font pour le bien de leur bébé. Tirer son lait pour le donner au biberon à l’enfant est souvent plus long et difficile que de mettre l’enfant au sein (voir tous les témoignages dans les pages qui suivent). Or, bien souvent, les efforts de la mère sont peu reconnus par son entourage, qui ne comprend pas qu’elle « s’embête » à ça, alors qu’il serait tellement plus facile d’utiliser un lait tiré d’une boîte...

Lorsque le « tire-allaitement » est un choix fait par la mère, elle peut se sentir jugée par les professionnels de santé, mal acceptée par d’autres mères allaitantes, et ne pas se voir elle-même comme une mère allaitante. En réaction, elle peut refuser de lire de la documentation sur l’allaitement et être mal informée, y compris sur les techniques d’expression et de conservation du lait. Alors qu’elle aussi a besoin d’informations justes sur le choix d’un bon tire-lait, les temps de conservation du lait maternel, comment augmenter sa sécrétion lactée, traiter un engorgement, une candidose ou une mastite, et éviter les divers problèmes qu’elle peut rencontrer. La mère qui « tire-allaite » peut grandement bénéficier de rencontres et d’échanges avec d’autres mères allaitantes, que ce soit dans les groupes de mères ou sur des forums Internet. Plusieurs témoignages parlent du soutien reçu par exemple sur Lactaliste. L’expérience montre que les participantes, loin de juger ces mères, sont généralement très admiratives du mal qu’elles se donnent pour offrir le meilleur à leur enfant. Participer à ces réunions et à ces forums est un bon moyen de s’informer sur le « tire-allaitement », sur l’allaitement en général (ce qui permettra peut-être à l’enfant suivant d’être allaité au sein avec succès) et sur un maternage proche de l’enfant et respectueux de ses besoins. Et il peut même arriver que grâce au soutien et à l’information reçus, l’enfant « tire-allaité » finisse par (re)prendre le sein.

Lorsque la mise au sein est impossible

Pour un certain nombre de mères, le fait de ne pas mettre l’enfant au sein n’est pas un choix, mais une situation qu’elles subissent. Elles devront faire le deuil de l’allaitement qu’elles auraient souhaité avoir, ce qui sera encore plus difficile lorsqu’elles ont vécu un allaitement gratifiant auparavant. Lorsqu’une mère met au monde un bébé handicapé, elle peut compter sur la compassion et le soutien de son entourage. Si le handicap a pour conséquence l’impossibilité de mettre l’enfant au sein, la perte de la relation d’allaitement, vécue comme un crève-cœur par la mère, sera très souvent considérée par l’entourage comme une broutille en regard des autres problèmes, et la mère ne trouvera probablement aucune oreille attentive prête à l’écouter parler de sa peine. Sa décision de tirer son lait pour le donner à son bébé, afin de « sauver ce qui peut l’être », pourra même, dans certains cas, être considérée avec stupeur, voire avec hostilité. Et son chagrin de ne pas pouvoir avoir une relation d’allaitement « normale » sera généralement totalement incompris.

Or, et ce tout particulièrement pour une femme qui a déjà eu l’occasion de vivre une relation d’allaitement gratifiante, l’allaitement est une relation dont la dimension émotionnelle et affective est très importante. Il constitue une part importante du maternage. La mère se retrouve privée de cette relation qu’elle attendait ; elle ne pourra pas vivre les moments de joie et d’apaisement que sont les tétées, consoler facilement son enfant en le mettant au sein… Si, en outre, elle ne peut même pas faire part à d’autres personnes de sa peine par crainte de subir reproches ou moqueries, cela sera encore plus difficile à vivre. Dans notre société où l’allaitement est encore peu valorisé, et où le lait industriel est considéré comme à peu près aussi bon que le lait maternel, les femmes qui décident d’allaiter pendant plus de quelques mois doivent souvent affronter une pression sociale les poussant à sevrer leur enfant. Cette pression sera encore plus importante sur une mère qui décide de tirer son lait, et d’autant plus si elle le fait longtemps.

Au lieu d’être félicitée et soutenue pour son souhait de donner à son enfant l’aliment de premier choix, elle s’entendra très souvent reprocher d’investir tant de temps et d’énergie à tirer son lait alors qu’il « serait tellement plus simple et tout aussi bien de donner un lait industriel ». Si cette mère rencontre ne serait-ce qu’une seule personne, tout particulièrement si cette personne est un professionnel de santé, qui lui dise régulièrement que ce qu’elle fait est vraiment le mieux pour son enfant, que son lait est important pour son bébé, cela l’encouragera dans les inévitables moments de doute et de découragement pendant lesquels elle se demandera si continuer à tirer son lait est vraiment utile.

L’allaitement et les autres aliments

Introduction Le lait maternel est la seule nourriture dont votre bébé a besoin jusqu’environ l’âge de six mois. Il n’y a aucun avantage d’ajouter d’autres types d’aliments ou de laits avant environ 6 mois, sauf dans de...
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Introduction

Le lait maternel est la seule nourriture dont votre bébé a besoin jusqu’environ l’âge de six mois. Il n’y a aucun avantage d’ajouter d’autres types d’aliments ou de laits avant environ 6 mois, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Bien souvent, quand d’autres aliments semblent nécessaires, il y a une mauvaise compréhension du fonctionnement de l’allaitement et/ou un mauvais départ de l’allaitement.

Les compléments pendant les premiers jours

Beaucoup croient que la mère « n’a pas de lait » pendant les premiers jours après la naissance et qu’il faut un supplément en attendant la « montée de lait ». Cette croyance semble venir du fait que, pendant les premiers jours, le bébé semble téter longtemps au sein sans pour autant être satisfait. Les mots clés sont «semble téter longtemps» alors qu’en fait, il ne se nourrit pas vraiment pendant ce temps. En effet, un bébé ne se nourrit pas convenablement s’il n’a pas une bonne prise au sein, tout particulièrement lorsque la production lactée n’est pas encore abondante. Lorsque le lait devient plus abondant, après 3-4 jours, le bébé peut être bien alimenté même s’il ne tète pas bien. Mais pendant les premiers jours, si la prise n’est pas bonne, il n’obtient pas facilement le lait dont il a besoin et par conséquent semble téter des heures au sein. Il y a une différence entre être « au sein » et boire au sein. La prise du bébé doit être bonne pour qu’il puisse téter tout le lait dont il a besoin et que la nature met à sa disponibilité en quantités suffisantes. Si la correction de la prise, associée à la compression du sein (voir l’article n° 15, La compression du sein), ne permettent pas au bébé de bien se nourrir, et si des suppléments sont médicalement indiqués, on peut en offrir au moyen d’un dispositif d’aide à l’allaitement (voir l’article n° 5, L’utilisation d’un dispositif d’aide à l’allaitement). Cette méthode de supplémentation est certainement préférable à l’alimentation au doigt ou au gobelet, si le bébé prend le sein. Et elle est de loin supérieure au biberon. Mais il faut se rappeler que la plupart du temps, corriger la prise et faire la compression suffiront pour régler le problème et la supplémentation ne sera pas nécessaire.

L’eau

Le lait maternel contient plus de 90% d’eau. Un bébé bien allaité n’a pas besoin d’eau, même l’été, même en période de canicule. S’il ne tète pas bien, il n’a pas pour autant besoin d’eau; il faut plutôt corriger le problème d’allaitement.

La vitamine D

Il semble que le lait maternel contient peu de vitamine D mais il en contient tout de même un peu. Il faut présumer que c’est ainsi que la nature a voulu les choses, et non qu’ il s’agit d’une erreur d’évolution. En fait, le lait maternel est un des seuls aliments naturels qui contient de la vitamine D. Pendant la grossesse, le fœtus emmagasine de la vitamine D et restera en santé sans apport supplémentaire de vitamine D, à moins bien entendu que la mère ait eu une carence en vitamine D pendant la grossesse. Au Canada et aux États-Unis, la carence en vitamine D chez les femmes enceintes est rare. L’exposition à la lumière extérieure donne aussi de la vitamine D au bébé, même l’hiver et même par temps nuageux. Une heure d’exposition à l’extérieur, chaque semaine, donne au bébé plus de vitamine D qu’il ne lui en faut, même en hiver et même si seul son visage est exposé à la lumière. Dans des situations exceptionnelles, il peut être prudent de donner de la vitamine D au bébé. Par exemple, s’il est impossible de l’exposer à la lumière ultraviolette du soleil (dans le Nord canadien en hiver, ou si l’on ne sort jamais le bébé à l’extérieur). Il est alors conseillé de lui donner de la vitamine D. Notons que les gouttes de vitamine D sont coûteuses.

Le fer

Le lait maternel contient bien moins de fer que les formules lactées, surtout les formules enrichies en fer. Il semble toutefois que ce soit une protection supplémentaire contre les infections, puisque nombre de bactéries ont besoin de fer mobilisable pour se multiplier. Le fer du lait maternel est bien assimilé par le bébé (taux d’absorption d’environ 50%) et n’est pas mobilisable pour les bactéries. Un bébé né à terme et allaité n’a pas besoin de fer supplémentaire avant l’âge d’environ 6 mois. Cependant, l’introduction d’aliments riches en fer ne devrait pas être trop retardée au-delà de 6 mois.

Aliments solides

Normalement, les bébés allaités n’ont pas besoin d’aliments solides avant l’âge de 6 mois. En fait, beaucoup d’entre eux n’en ont pas besoin avant l’âge de 9 mois ou plus, si on en juge par leur prise de poids et leur taux de fer. Il y a toutefois des bébés qui auront plus de mal à accepter les aliments solides si on ne leur en a pas présenté avant 7 à 9 mois. Étant donné que le bébé de six mois aura bientôt besoin d’autres sources alimentaires de fer, on recommande en général l’introduction des solides vers l’âge de 6 mois. C’est aussi plus pratique. Certains bébés commencent vers 5 mois à vouloir s’approprier la nourriture de la table familiale et il n’y a généralement pas de raison de les empêcher de prendre cette nourriture, de jouer avec, de la mettre dans leur bouche et de la manger.

Les médecins conseillent habituellement de commencer par les céréales, puis de passer aux autres aliments. Or le bébé de 6 mois est bien différent de celui de 4 mois. Beaucoup d’enfants de 6 mois ne semblent pas aimer les céréales si on les introduit à cet âge. Il ne faut pas forcer l’enfant à en prendre, mais plutôt lui offrir d’autres aliments puis essayer de nouveau quand il sera plus vieux. S’il refuse, on aurait tort de craindre qu’il lui manque quelque chose. Les céréales n’ont rien de magique et les bébés se portent très bien sans elles. De toute façon, le bébé mangera bientôt du pain. La source de fer supplémentaire la plus simple, c’est la viande. Rien ne justifie qu’on donne au bébé un seul aliment à la fois, pendant une semaine, ni de lui présenter les légumes avant les fruits. Quiconque s’inquiète du goût sucré des fruits n’a jamais goûté à du lait maternel! On peut donner au bébé de six mois toute nourriture que mangent ses parents et qui peut être écrasée à la fourchette. Une attitude détendue permet d’éviter bien des problèmes d’alimentation.

Le casse tête de l'allergie

Allergies... tout le monde est concerné. Qui ne connaît au moins une personne de son entourage souffrant de cette maladie plus ou moins invalidante ? C'est une pathologie qui, selon le terme consacré, "flambe" en ce début de troisième millén...
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Allergies... tout le monde est concerné. Qui ne connaît au moins une personne de son entourage souffrant de cette maladie plus ou moins invalidante ? C'est une pathologie qui, selon le terme consacré, "flambe" en ce début de troisième millénaire : en France, on estime qu'une personne sur cinq souffre d'allergie, et les enfants sont encore plus atteints que les adultes. Environ 8 % des enfants souffriraient d'une allergie alimentaire.

Quelques certitudes

Quel est le mécanisme de l'allergie ? Un organisme rencontre une substance étrangère - dite allergène - (pollen, acariens, poils de chat, protéines de lait de vache, etc.), la défi-nit comme un intrus dangereux - après le premier contact, c'est la phase de sensibilisation - et la garde dans sa mémoire immunitaire. A chaque nouveau contact avec l'allergène, la personne réagira de façon exacerbée en libérant en excès les substances de lutte contre l'agresseur que l'on nomme immunoglobulines E ou IgE. Alors que dans le même temps, la majorité de la population n'aura mis en place qu'un système normal de défense.

Pour que ce processus se mette en route, il faut une prédis-position génétique - connue ou non - à produire plus facile-ment des anticorps de l'allergie. On deviendra ou non allergique en fonction de l'environnement. Trois facteurs sont donc nécessaires pour qu'un enfant développe une allergie : la prédisposition ellergique, l'exposition aux allergènes et des contributifs comme un déficit immunitaire, une maladie digestive (allergie après diarrhée), des infections (une bronchite) ou des irritants non spécifiques comme le tabac, la pollution... Parmi les nombreux allergènes de l'environnement, les aliments semblent jouer le rôle majeur dans l'enfance. Pour un parent allergique, le risque d'avoir un enfant allergique est de 20 à 30%. Pour deux parents allergiques, il est de 40 à 50 %.

Les manifestations de l'allergie sont multiples et variées, et bien souvent déroutantes. Ainsi les symptômes d'allergie alimentaire ne sont pas seulement digestifs (régurgitations, vomissements, diarrhées, constipation, coliques, sang dans les selles), ils peuvent aussi être cutanés (eczéma ou dermatite atopique, urticaire), respiratoires (rhinite, toux, sifflements, asthme), troubles du sommeil, pleurs et au pire choc anaphylactique gravissime.

Il peut y avoir de fausses allergies alimentaires qui se caractérisent par des manifestations cliniques mimant celles des allergies alimentaires et par un mécanisme de libération d'histamine. Les tests allergiques sont alors négatifs. Le traitement consistera à diminuer les apports en aliments riches en histamine, histaminolibérateurs ou riches en tyramine (tomates, épinards, fraises, chocolat, etc.).

Dans l'allergie alimentaire, la recherche d'une sensibilisation peut être réalisée par des tests cutanés - ou prick-tests - très tôt dans la vie. Dans un article d'Oasis Allergie, le Pr Moneret-Vautrin (CHR de Nancy) dit qu'ils sont possibles "au niveau du dos dès les premiers jours de vie. Les aliments testés sont ceux qui sont le plus souvent en cause dans l'allergie alimentaire : oeuf, arachide, lait, farine de blé et l'allergène en cause dans l'allergie alimentaire familiale". Ces tests cutanés peuvent être effectués par des pédiatres allergologues dès les premiers mois. Leur fiabilité dépendra de la maturité des cellules mastocytes de la peau. J'ai vu une petite fille de 3 mois, exclusivement allaitée, qui s'était couverte d'eczéma, réagir très fortement et indubitablement aux tests cutanés du blanc d'oeuf et de la moutarde. La maman a supprimé ces deux produits de son alimentation, et l'eczéma a disparu.

Une question concerne les tests biologiques marqueurs de l'allergie qui reviennent parfois négatifs alors que les symptômes présentés par l'enfant indiquent une allergie. Ces tests sont-ils toujours fiables dans un contexte si complexe ? Dans le doute, exclure les aliments incriminés et observer l'enfant peut toujours être tenté.

... et beaucoup de questions

Il a été prouvé, de façon indiscutable, que l'enfant peut se sensibiliser in utero. Des anticorps anti-oeuf, anti-lait de vache, anti-soja ont été mis en évidence dans le liquide amniotique. Le foetus est également exposé - et c'est assez inattendu - aux aéroallergènes acariens et pollens. Tout serait-il déjà joué à la naissance ?

Et l'allaitement ? Concernant l'allergie, la recommandation a d'abord été : "pour prévenir les allergies, allaitez". Puis il a fallu ajouter : "pendant six mois", et préciser ensuite : "exclusivement". Certains spécialistes recommandent main-tenant à la mère d'un enfant à risque allergique un régime d'exclusion pendant la grossesse et l'allaitement. Cela consiste en la réduction ou la suppression de l'alimentation maternelle du lait de vache, des oeufs, du poisson, du soja et de l'arachide. Parfois, malgré ces mesures contraignantes, l'enfant développe quand même une sensibilisation à d'autres aliments, ce qui oblige la mère à augmenter la liste des aliments qu'elle ne peut absorber. Si le régime d'éviction de la mère est très strict, la croissance de l'enfant doit être surveillée de près. Et la mère a aussi besoin d'un suivi diététique, pour éviter les carences.

Non, le lait maternel ne protège pas de tout, au moins à court terme. Cela s'explique par une sensibilisation via le lait maternel, qui peut contenir des quantités mesurables de particules de lait de vache, d'oeuf, de blé, de poisson, d'arachide, etc. L'enfant peut réagir aux aliments que sa mère vient de manger dans les minutes qui suivent, mais le plus souvent, les signes apparaissent entre quatre heures et vingt-quatre heures après leur ingestion. La plupart des bébés montreront une nette amélioration cinq à sept jours après que leur mère ait supprimé de son alimentation l'aliment incriminé. Cela peut prendre deux semaines ou plus pour que toute trace de l'aliment soit éliminée de l'organisme de la mère et de l'enfant.

Des études qui se sont penchées sur l'alimentation maternelle, ont constaté qu'en cas d'allergie chez un enfant allaité, il y avait dans le lait maternel un taux abaissé de certains acides gras insaturés à longues chaînes. Faudrait-il en ajouter ? A l'alimentation maternelle ? Directement à l'enfant ? Une autre étude a trouvé que la prise de Lactobacillus rhamnosus, que l'on appelle aussi probiotique, par des mères ayant des antécédents d'allergie, réduisait les patholo-gies allergiques chez leurs enfants. Cet impact positif demande à être vérifié.

L'alimentation artificielle de base, avec des préparations pour nourrissons à base de lait de vache ou plus rarement de soja, est également source d'allergie. Les signes peuvent être francs et reconnaissables (dermatite atopique, diarrhée, vomissements) ou plus subtils et non diagnostiqués comme tels (coliques, régurgitations, troubles du sommeil, enfant qualifié de "difficile"). Que penser par exemple de ces enfants nourris avec un lait industriel et constipés ? N'est-ce pas déjà un signe au moins d'intolérance au lait de vache ? Certains troubles empoisonneront la vie de l'enfant et de ses parents au point de faire changer plusieurs fois de marque de lait, jusqu'à l'amélioration apportée par un lait dont les protéines auront été hydrolysées, c'est-à-dire transformées pour perdre au maximum leur pouvoir allergisant. Ce sont ces types de lait, à base de protéines de lait ou de collagène de porc et de soja, qui sont parfois proposés pour des enfants allaités très allergiques. Malheureusement, certains enfants se révèlent être aussi allergiques à ces produits et auront besoin d'un lait à base d'acides aminés libres (la plus petite partie de la protéine), le Néocate°.

Goldman va loin dans ses réflexions, et pense que les problèmes d'allergies alimentaires ne surgissent que maintenant car l'alimentation très variée qui est la nôtre actuellement ne s'est répandue que depuis peu. Notre mode de vie a évolué très vite, trop vite pour que notre organisme ait le temps d'évoluer et de s'adapter.

Le rôle de la diversification alimentaire précoce a été lui bien démontré. Une étude néo-zélandaise, réalisée sur plus de 1200 enfants d'une population non sélectionnée pour avoir des risques allergiques, a montré que l'introduction de plus de quatre aliments avant l'âge de 4 mois multipliait par 2,9 le risque d'apparition d'un eczéma. L'excès d'hygiène est aussi une cause de plus en plus documentée. Notre système immunitaire ne serait pas assez sollicité, à cause des conditions d'asepsie à la naissance qui induisent une colonisation intestinale par des germes hospitaliers bien différents des germes qui colonisaient les bébés de la préhistoire, à cause des habitats très propres, des médicaments qui décapitent les maladies infantiles, etc. Et du coup, il se ruerait sur des substances banales. Nous sommes devenus plus sensibles, voire hypersensibles. Les enfants qui ont grandi dans des fermes sont moins sujets aux allergies. Les enfants de familles nombreuses, où il y a forcément plus de germes, semblent aussi moins sensibles aux allergènes respiratoires. L'habitat trop isolé, donc confiné, peu aéré, dans lequel il fait toujours chaud, favorise également les allergies. Ceci étant majoré en ville par la pollution.

Que faire ?

Pour certains enfants, l'allaitement a aidé à prévenir une allergie. C'est ce qu'a démontré le Dr Saarinen dans une étude où elle a suivi des enfants pendant dix-sept ans. Les adolescents avaient moins de manifestations allergiques quand ils avaient été allaités de façon prolongée.

Pour d'autres, il a pu être à l'origine d'une polysensibilisation. Mais nous n'avons pas assez d'études qui se penchent sur le devenir à long terme de ces enfants allaités et malgré tout allergiques quand ils sont petits. Peut-être auront-ils acquis une tolérance meilleure à long terme ? C'est ce que pense le Dr Jack Newman, pédiatre canadien. Il fait l'hypothèse que la présence de protéines étrangères dans le lait maternel permettrait de procéder à une sorte de désensibilisation. Autre hypothèse : un médecin finlandais, le Dr Isolauri, se demande si l'allergie alimentaire chez les enfants allaités ne serait pas due, non pas à de faibles doses d'anti-gènes alimentaires dans le lait maternel, mais plutôt à la constitution défectueuse d'une tolérance à de faibles doses orales. Celle-ci peut-elle s'améliorer avec le temps ? C'est ce que semblent indiquer certains témoignages des pages suivantes.

Pour mettre toutes les chances de son côté, pour en enfant à risque allergique (mais tous ne le sont-ils pas plus ou moins ? Les bébés ne naissent pas avec écrit sur leur front "je vais déclarer une allergie un jour"...), les recommandations sont :
  • pendant la grossesse, ne pas fumer, éviter le contact avec les animaux domestiques, procéder à un nettoyage anti-acariens de l'habitat, dans certains cas adopter un régime alimentaire pauvre en aliments les plus allergisants;
  • un allaitement exclusif, sans biberons de complément
(qualifiés de "bombes à retardement"). Si du lait supplémentaire était nécessaire de façon transitoire, préférer toujours du lait maternel tiré et réfrigéré ou congelé ; sinon un hydrolysat de protéines semble plus adapté qu'un simple lait hypoallergénique. La mère doit surveiller son alimentation. Il lui est facile de supprimer les cacahuètes. Pour ce qui est du lait de vache, poisson, oeufs, soja, l'éviction ne doit pas se faire à l'aveugle, elle est à étudier au cas par cas avec l'aide de spécialistes. Une mère qui n'aime pas le lait de vache doit suivre son instinct et ne pas se forcer à en boire parce qu'elle allaite: à l'aide de tables, elle trouvera d'autres aliments qui lui apporteront le calcium dont elle a besoin ;
  • une diversification alimentaire très progressive. A partir de 6 mois, en observant l'enfant et sans jamais forcer, proposer un aliment nouveau par semaine. Si la première semaine, l'enfant a goûté aux carottes, la semaine suivante, il pourra alterner avec des haricots verts. Puis on ajoutera par exemple des pommes dans son alimentation. On pourra ainsi repérer si un aliment n'est pas toléré et provoque des troubles. Certains parents préfèrent les boulets de purée sur-gelée qui contiennent 100 % de carottes ou de haricots verts aux petits pots dont la composition indique parfois bien plus d'ingrédients que ce qui saute aux yeux sur l'étiquette. Les innovations industrielles ne sont pas toujours très judicieuses. Ainsi il faudra éviter tous les fruits exotiques, et ne pas donner de dessert contenant de la noisette (suite à des crèmes pour bébés à la noisette récemment mises sur le marché, cette nouvelle allergie se développe...). Le poisson, les produits laitiers et l'oeuf (toujours cuit dur au début) ne seront introduits qu'après l'âge d'1 an.
Certains enfants se protègent instinctivement en repoussant l'introduction d'aliments autres que le lait maternel au-delà de 6 mois, parfois au-delà d'1 an. Avec le lait maternel et un ajout de vitamines et de fer, leurs besoins sont couverts, et l'idéal est de respecter ce que leur dicte leur organisme. Peut-être se protègent-ils ainsi d'allergies multiples et variées ;
  • en cas d'allergie, l'aliment suspect sera retiré de l'alimentation maternelle et de celle de l'enfant. Il ne sera réintroduit qu'après avis médical spécialisé. Cela implique de lire les étiquettes des produits du commerce pour débusquer les allergènes cachés. Il y a ainsi de plus en plus d'allergies à la moutarde, car ce produit est ajouté pour donner du goût aux petits pots, et il sensibilise insidieusement les enfants. Comme ce fut le cas avec l'arachide présente dans des prépa-rations vitaminiques il y a quelques années, ou dans les laits pour bébés. Les parents auront aussi besoin d'expliquer sans relâche à l'entourage l'absolue nécessité de ne pas donner l'aliment incriminé à l'enfant ni à sa mère allaitante.

Conclusion

Choisir d'allaiter son bébé et découvrir que son lait, que l'on pensait être la meilleure source de nourriture pour lui, peut lui occasionner tant de troubles, est dramatique et terrible-ment culpabilisant pour une mère. Au niveau de l'humanité, il est tout aussi dramatique de voir croître le nombre d'enfants polyallergiques. Un grand nombre de mères font le choix de se mettre à unrégime d'exclusion afin de pouvoir continuer à allaiter, pour tous les autres avantages à court et long terme qu'apporte l'allaitement. Et pouvoir soulager par une tétée un enfant qui se gratte, en calmer un autre que la toux angoisse, cela n'a pas de prix pour elles. Et elles peuvent espérer, avec raison, qu'avec le temps, certaines allergies diminueront voire disparaîtront.

Régime et allaitement, une combination à conseiller?

On entend parfois des femmes dire : « Moi, je ne veux pas allaiter parce que je veux retrouver ma ligne rapidement après l’accouchement. » Ou bien : « J’ai arrêté d’allaiter à 1 mois parce que je...
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On entend parfois des femmes dire : « Moi, je ne veux pas allaiter parce que je veux retrouver ma ligne rapidement après l’accouchement. » Ou bien : « J’ai arrêté d’allaiter à 1 mois parce que je voulais faire un régime. » Ces arguments reposent-ils sur une réalité ? Est-il plus difficile de perdre du poids quand on allaite ? Est-il vraiment impossible de faire un régime quand on allaite ?

Allaitement et perte de poids

Sur le premier point, les études sont formelles : à moyen terme et sans faire de régime particulier, les femmes qui allaitent retrouvent généralement plus facilement leur poids d’équilibre que celles qui n’allaitent pas. Il n’y a là aucun mystère : une bonne partie des kilos amassés pendant la grossesse sont des graisses justement prévues par la Nature comme réserves en vue de l’allaitement. Si elles ne sont pas utilisées dans ce but, il faudra faire quelque chose pour les faire partir… Citons par exemple une étude parue en 1993 dans le Journal of the American Dietetic Association et montrant qu’un mois après l’accouchement, les femmes qui allaitent ont perdu plus de poids et de largeur de bassin que celles qui n’allaitent pas. Ou cette autre, parue en 1998 dans le Journal of Human Lactation (1) , qui montrait une perte de poids chez des femmes allaitantes entre 6 et 12 mois post-partum.

Ou cette autre encore, parue en 2002 (2), qui concluait que l’allaitement et la pratique régulière d’un exercice physique permettaient de contrôler la prise de poids consécutive à la grossesse. Cela à condition de ne pas manger comme quatre sous prétexte de « manger pour deux » ! En effet, comme la femme enceinte, la femme qui allaite utilise mieux sa ration alimentaire (son métabolisme est différent), et les apports recommandés sont sans doute surestimés. Si sous prétexte qu’elle produit du lait, la femme se gave sans restrictions de chocolat, gâteaux, etc., elle pourra avoir du mal à perdre du poids (elle pourra même en prendre), surtout si dans le même temps, elle a restreint son activité physique. Et puis, le métabolisme garde encore bien des mystères, et il y a donc comme toujours des exceptions : d’une part celles qui perdent énormément (trop) de poids tout au long de leur allaitement, et celles qui, sans pour autant faire d’excès, n’arrivent pas à se débarrasser de leurs kilos en trop, même au bout de plusieurs mois d’allaitement. Celles-là (qui souvent ont pris beaucoup de poids pendant la grossesse) peuvent être tentées de faire un régime, mais on a tôt fait de les en dissuader tant qu’elles allaitent.

Peut-on faire un régime en allaitant ?

L’incompatibilité supposée des régimes pendant la période d’allaitement repose essentiellement sur deux peurs : peur que la restriction alimentaire entraîne une baisse de la lactation et compromette la prise de poids du bébé ; peur qu’elle libère dans le sang et donc dans le lait les toxines accumulées dans les graisses de l’organisme de la mère.

L’étude la plus récente sur le sujet (3) devrait rassurer sur le premier point. Le but de l’étude était d’évaluer l’impact d’une perte de poids, chez des femmes allaitantes et présentant un surpoids (indice de masse corporelle – IMC – entre 25 et 30), sur la croissance de leurs enfants allaités exclusivement à 4 semaines. Elles ont été réparties par tirage au sort entre un groupe témoin et un groupe étudié. Dans ce dernier, les femmes devaient suivre un programme comportant un régime alimentaire (apports inférieurs de 500 kcal aux apports conseillés, mais jamais inférieurs à 1800 kcal/jour) et des exercices physiques, le tout conçu pour leur faire perdre entre 500 g et 1 kg par semaine.

Pendant les dix semaines du suivi, les femmes du groupe étudié ont perdu en moyenne 4,8 kg, aux dépends essentiellement de la masse grasse, et avec une diminution significative de l’IMC. Chez les femmes du groupe témoin, les variations de poids allaient d’une perte de 4,6 kg à… un gain de 4,6 kg. Par contre, il n’y avait aucune différence significative entre les deux groupes pour ce qui concerne la prise de poids des enfants. La conclusion était que les femmes présentant un surpoids peuvent sans danger pour leur enfant suivre un programme destiné à leur faire perdre du poids de façon modérée (jusqu’à 2 kg par mois).

Règles de prudence

On peut dire qu’à condition de suivre quelques règles de prudence (d’ailleurs valables pas seulement pour les femmes qui allaitent), la perte de poids ne provoquera ni abaissement de la sécrétion lactée, ni libération importantes de toxines. Ces règles sont :
  • attendre deux à trois mois après l’accouchement, afin que l’organisme ait bien récupéré après la grossesse et que l’allaitement soit bien démarré,
  • éviter les régimes à grand spectacle (genre Slim-Fast), qui sont très mauvais pour tout le monde et plus encore pour les femmes allaitantes (complètement déséquilibrés sur le plan nutritionnel). Préférer un régime correct, avec réduction des graisses et des sucres rapides, et une bonne ration de fruits et légumes. Ne pas hésiter à consulter un diététicien, qui pourra mettre au point un régime adapté à chaque cas et tenant compte des habitudes alimentaires, permettant de perdre du poids en douceur sans pour autant être affamée. A savoir : les Weight Watchers ont un régime spécial femmes allaitantes (le « New Mothers’ Points System »). En tout état de cause, ne pas descendre en-dessous de 1800 cal par jour,
  • ne pas chercher à perdre plus de 2 à 3 kg par mois,
  • faire deux ou trois fois par semaine de l’exercice physique (une bonne marche à pied, une séance de gymnastique ou de natation, un petit jogging…) qui aide beaucoup et en plus met en forme !

Le régime optimal quand on allaite...

Le régime optimal pour une femme qui allaite est simplement le plus sain des régimes pour tous les êtres humains. La plupart d'entre nous ont des habitudes alimentaires quotidiennes qui ne sont pas « idéales », mais quand même suffisamment bonnes ...
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Le régime optimal pour une femme qui allaite est simplement le plus sain des régimes pour tous les êtres humains. La plupart d'entre nous ont des habitudes alimentaires quotidiennes qui ne sont pas « idéales », mais quand même suffisamment bonnes pour nous apporter une quantité suffisante des nutriments nécessaires. Une femme qui n'est pas stricte sur son alimentation peut quand même réussir son allaitement. Il est toutefois important de garder à l'esprit qu'une bonne nutrition aide la mère à rester en bonne santé.

Partout dans le monde, l'écrasante majorité des femmes qui allaitent sont loin d’avoir un régime « parfait », au moins par moments. La notion de régime « idéal » varie selon la famille, la culture, la situation économique, la religion et la saison. Pourtant, presque toujours, dans le monde entier et à différentes époques, même lorsque la nourriture manque, les mères produisent du lait qui aide leurs bébés à bien grandir. En quelques mots, un régime sain, pour une mère allaitante comme pour la plupart des autres personnes, se définit par la variété, l'équilibre et le naturel.

Un régime varié comprend divers groupes d'aliments sans en exclure aucun. Même dans le cas d'allergies spécifiques ou d'intolérance à certains aliments, un régime comportant différents types d'aliments, qui varie d'un repas sur l'autre, d'un jour à l'autre et d'une saison à la suivante, contribue à réduire les réactions pouvant être provoquées par la consommation répétée d'une grande quantité d'un aliment particulier.

Voici les principaux groupes d'aliments qui doivent être inclus dans un régime quotidien.
  • Légumes et fruits frais (de préférence ceux de saison) de tous types, crus ou cuits ;
  • Différentes céréales (blé, riz, maïs, orge, millet), de préférence entières, sous formes diverses : graines entières ou concassées, semoule, farine, et leurs produits dérivés comme le pain et les pâtes ;
  • Protéines animales (produits laitiers, œufs, viande, poisson) et/ou végétales (lentilles, haricots, soja) ;
  • Graisses en petites quantités, de préférence des huiles végétales pressées à froid et non chauffées.
Un régime équilibré consiste à manger divers aliments de chacun de ces groupes et à les consommer sous des formes différentes : choisir des variétés différentes de fruits et légumes, préparer les aliments de manières différentes… Certaines vitamines et certaines protéines sont mieux absorbées en présence d'autres vitamines ou de certains minéraux. Par exemple le fer est mieux absorbé en présence de vitamine C. En revanche, l'excès de certains aliments peut être néfaste.

« Naturel » ?

Le mot « naturel » peut avoir de nombreuses significations. Fraîcheur : les aliments frais ont meilleur goût, contiennent plus de vitamines et présentent moins de risques d'être oxydés (rances) ou abîmés par des conditions de stockage imparfaites. Plus le délai est court entre la récolte et la consommation d'un fruit/légume, entre la production et l'utilisation d'une farine/huile, plus l'aliment est sain.

Absence d'additif : il convient de limiter la quantité d’additifs. L'utilisation de conservateurs prolonge la durée de stockage d'un aliment, parfois en masquant simplement les processus naturels de détérioration. Le conservateur lui-même n'est habituellement pas bénéfique pour notre santé, et le produit alimentaire qui en contient est toujours d'une moins bonne qualité nutritionnelle que le même produit frais. Les parfums et les colorants améliorent l'odeur et l'aspect pendant la durée de préparation, de conditionnement, de transport, de présentation, de vente, de transport et de consommation. Certains colorants sont d'origine végétale et ne posent habituellement pas de problèmes. Les colorants artificiels peuvent provoquer une hypersensibilité et d'autres problèmes similaires. D'autres types d'additifs sont utilisés pour augmenter le moelleux, le croustillant ou le goût.

Aliments entiers
: les aliments entiers ont subi un minimum de préparation. Ils conservent tous les nutriments présents dans l'aliment de départ, qui n’est pas « raffiné ». Nous avons l'habitude de manger du pain et des pâtes fabriqués avec de la farine blanche, obtenue en éliminant le germe et le son du blé, du riz blanc débarrassé du son, du sucre et du sel blancs raffinés, des huiles raffinées par des processus thermiques et chimiques. De nombreux acides gras contenus dans les huiles raffinées et les margarines sont présents sous une forme inutilisable par notre organisme. Le sucre et la farine blancs nous procurent des calories, mais la plupart des autres nutriments sont perdus. La plupart des aliments produits avec ces farines sont enrichis de petites quantités de nutriments (habituellement des vitamines) perdus au moment du raffinage. Nous avons aussi commencé à comprendre l'importance, pour la santé de notre système digestif, des fibres alimentaires habituellement retirées lors du raffinage.

Pas ou peu de polluants : lorsque les aliments sont produits de manière à éliminer ou à limiter les pesticides, les insecticides et les engrais chimiques, ils sont plus naturels. Le respect des saisons, la connaissance des techniques et des phénomènes naturels peuvent être d'un grand secours dans les efforts pour minimiser l'utilisation des produits chimiques et les dommages dus aux éléments naturels (infestations microbiennes ou parasitaires, par exemple). Comme les pesticides et les autres produits chimiques se concentrent dans la graisse des animaux qui mangent ces aliments, leur alimentation est également importante. Pour les produits animaux et végétaux, une certification d'agriculture biologique contribue à la certitude que les polluants sont réduits au maximum. La réduction de la consommation de graisses animales et de viande rouge permet de réduire encore la consommation de telles substances.

Combien de calories supplémentaires ?

Le nombre de calories dont une femme a besoin dépend de sa masse grasse et de son degré d'activité. Il est souvent conseillé aux femmes qui allaitent de consommer environ 500 calories supplémentaires par jour (par rapport à leur régime avant la grossesse), mais les recherches récentes indiquent que cela pourrait être trop pour certaines femmes, et insuffisant pour d'autres. La plupart des femmes qui allaitent ont besoin d'augmenter non seulement le nombre de calories consommées, mais aussi la quantité de nutriments contenus dans leur régime, afin de satisfaire les exigences supplémentaires liées à la fabrication du lait, même si, pour certaines femmes, l’augmentation sera minime. Si le régime est équilibré et varié, l'augmentation des calories s’accompagnera automatiquement d'une augmentation de tous les autres nutriments. La plupart des femmes ont un surpoids à la fin de la grossesse. Ces kilos seront progressivement utilisés au cours des mois d'allaitement, ce qui dispense le régime quotidien de couvrir la totalité des besoins nutritionnels.

Bien que le processus de fabrication du lait maternel ne soit pas encore entièrement élucidé, il est établi qu'il ne nécessite pas beaucoup d'énergie. Il a été démontré que, pendant la lactation, le métabolisme de la mère devient plus efficace, vis-à-vis de la consommation non seulement des calories, mais aussi des minéraux.

Comment varier son alimentation ?

Il existe de nombreux livres de cuisine proposant des idées pour utiliser de nouvelles sortes d'aliments, et pour varier la préparation d'aliments familiers. LLLI publie et distribue de nombreux livres de cuisine et de nutrition dans le but de partager des idées et d'améliorer le régime de la famille toute entière (Ndlr : un seul est traduit en français et vendu par LLL Infoservice : MiLLLe et une recettes santé ; les anglophones peuvent se procurer les autres par le site de LLLI : www.lalecheleague.org). Vous pouvez essayer de nouvelles céréales, de nouveaux fruits et légumes, de nouvelles sources de protéines, expérimenter de nouvelles techniques de cuisson et de nouvelles combinaisons. La seule limite est celle de votre imagination !

Faut-il consommer certains aliments ?

Une mère allaitante n'a pas besoin d'aliments particuliers pour assurer ou augmenter sa production de lait. C'est la succion du bébé qui détermine la quantité produite. L'organisme de la mère utilise une combinaison de tous les aliments absorbés et les complète avec des nutriments stockés pour fabriquer le lait qu'elle donne à son bébé. Cela signifie que le lait maternel est à chaque fois fabriqué selon le même processus, qui aboutit à une composition pratiquement constante. Si le régime de la mère est inadéquat, c'est son organisme qui compense. Si elle est mal nourrie, son organisme doit fournir les nutriments manquants dans son régime lors de la fabrication du lait. Il a été constaté que, même dans les cas proches de la malnutrition dans les pays pauvres, le lait produit par les femmes satisfait les besoins de l'enfant, qui grandira correctement s'il est allaité à la demande.

En pratique, il n'existe pas d'aliment que la mère doit absolument manger, surtout si elle n'y est pas habituée ou qu'elle ne l'aime pas. Tous les nutriments contenus dans un aliment peuvent être fournis par d'autres aliments. Si une mère préfère ne pas consommer un aliment contenant un nutriment important, elle peut se le procurer en mangeant un ou plusieurs autres aliments.

Le lait change-t-il avec le régime maternel ?

Certains ingrédients du lait maternel sont présents en proportion constante, quelle que soit la mère et à toutes les tétées. D'autres peuvent varier en fonction du régime maternel. Nous savons par exemple que la nature des graisses présentes dans le lait est très liée à celle consommée par la mère. La teneur du lait en graisses peut également varier, mais globalement, l’enfant reçoit ce dont il a besoin comme calories (les mères qui ont un lait très riche en graisses fabriquent habituellement moins de lait, et les mères qui ont un lait pauvre en graisses en fabriquent habituellement une plus grande quantité). L'allaitement à la demande garantit que le bébé reçoit tout ce dont il a besoin au cours d'une journée pour bien grandir et rester en bonne santé.

Les enfants acquièrent progressivement les habitudes et préférences alimentaires familiales. Le bébé commence à s’y habituer dès avant la naissance, par le liquide amniotique, puis après par le lait maternel. Nos idées sur nos préférences alimentaires sont pour une grande part déterminées par notre culture ; les aliments considérés comme inappropriés ou néfastes pour la mère allaitante dans certaines cultures sont considérées ailleurs comme une partie normale et saine de son régime.

Faut-il boire du lait pour en produire ?

Les êtres humains sont les seuls mammifères à consommer le lait d'autres mammifères. Aucune autre espèce ne consomme de lait après la petite enfance. Les autres mammifères adultes ne boivent pas de lait, et pourtant les femelles produisent toutes du lait adapté aux besoins de leurs petits. Elles obtiennent tous les ingrédients nécessaires par leur alimentation. Il est utile de se souvenir que des cultures entières ne font pas usage du lait, que ce soit en boisson ou sous forme de produits laitiers. Dans certaines langues, le mot lait signifie uniquement lait humain, et la notion de lait d'une autre espèce de mammifères est entièrement nouvelle pour ces cultures. Le lait et le fromage sont une partie importante du régime de nombreuses personnes. D'autres s'en passent complètement. Dans tous les cas, il est inutile d'introduire ces aliments dans le régime ou d'augmenter leur consommation, surtout si la mère ne les aime pas ou ne les tolère pas.

Et le calcium ?

Tous les mammifères adultes, y compris les humains, tirent de leur alimentation suffisamment de calcium pour couvrir leurs besoins, même s'ils ne consomment pas de lait après les premières années de leur vie. Naturellement, le calcium est un ingrédient important dans un régime équilibré. Le lait de vache et les produits laitiers sont des sources de calcium pour de nombreuses personnes. Mais il existe de nombreuses autres bonnes sources de calcium, comme :
  • le lait de chèvre ou de brebis, et leurs fromages ;
  • le poisson en conserve, comme le saumon ou le maquereau, dont les arêtes s'amollissent au cours du traitement et deviennent consommables. La pâte d'anchois (faite avec des anchois entiers) contient également beaucoup de calcium ;
  • les céréales et farines complètes ;
  • les légumes verts feuillus ;
  • les amandes et autres noix, les fruits séchés comme les figues (à consommer toutefois avec modération, car ils sont riches en calories.)
Certains aliments traditionnellement recommandés aux mères allaitantes dans différents pays du monde sont également riches en calcium. Le bouillon de poule en est un exemple, car sa longue cuisson ramollit les os de l'animal. Dans différentes parties du monde où les produits laitiers n'entrent pas ou peu dans l'alimentation traditionnelle, il existe d'autres sources végétales ou minérales qui enrichissent le régime en calcium. Par exemple :
  • Les graines de sésame, qui peuvent être consommées entières, sous forme de tahin (beurre de sésame), de gomasio (graines de sésame broyées mélangées à un peu de sel), ou ajoutées à de nombreux plats. Elles doivent être bien mâchées pour faciliter l'absorption de leur calcium par l'organisme.
  • Le tofu ou le fromage de soja, souvent coagulé au moyen d'une substance riche en calcium.
  • Les tortillas à base de maïs au jus de citron vert sont une bonne source de calcium dans le régime mexicain.
Certaines sortes d'algues (les légumes marins comme le wakame), les produits fermentés (miso) et les assaisonnements comme le tamari et la sauce de soja peuvent aussi contribuer à l'enrichissement de notre régime en calcium et en de nombreux autres minéraux particulièrement importants pour la femme qui allaite.

Combien faut-il boire ?

En général, il est bon de boire en fonction de sa soif. Habituellement, des urines claires sont signe que vous buvez suffisamment. De nombreuses mamans ont soif lorsqu'elles allaitent, surtout dans les premiers temps. C'est une bonne idée d'avoir un verre d'eau à portée de main lors de l'allaitement. Il est inutile de boire plus que nécessaire, car cela n'augmente pas la production de lait et peut être désagréable. Pour de nombreuses femmes, les tisanes et les infusions sont une manière agréable d'augmenter leur consommation de liquides. Malgré les croyances selon lesquelles certaines plantes peuvent augmenter la production de lait, il est établi que celle-ci atteint son potentiel maximum uniquement si le bébé vide le sein régulièrement et à la demande. Un excès de tisanes et d'infusions peut nuire à la mère comme au bébé, il faut donc les consommer avec modération et précaution. Comme pour toute boisson, il convient d'évaluer la quantité et le type de substances qu'elles contiennent (carbonation, sucre, stimulants, édulcorants, colorants), et leurs effets sur la mère et l'enfant.

Et le fer ?

Le lait maternel contient une petite quantité de fer sous une force facilement assimilable par les bébés. Le taux lacté de fer est très stable, et donc indépendant des variations dans le régime de la mère et de ses réserves. Le fer se trouve dans la viande, les haricots, les légumes verts, les céréales complètes et certains fruits secs. Un avantage important de l'allaitement, et surtout de l'allaitement à la demande, est que le cycle menstruel de la mère ne reprend pas avant au moins quelques mois, ce qui lui permet de conserver le fer qu'elle perdrait sinon tous les mois.

Peut-on suivre un régime végétarien ?

Un régime végétarien contenant certains produits animaux dérivés, comme le lait, les produits laitiers ou les œufs, est généralement équilibré. Les femmes qui ne mangent pas de viande mais consomment des produits laitiers ou des œufs n'ont généralement pas de problème d'allaitement. Avec un régime ne contenant aucun de ces aliments (comme le végétalisme et certains régimes macrobiotiques), une mère doit s'assurer un apport de vitamine B12 d'une manière ou d'une autre. De nombreux végétariens utilisent des compléments alimentaires pour la vitamine B12. La recherche a montré que le lait produit par les mères végétariennes contient moins de polluants environnementaux (comme les PCB) que celui des autres mères. Ces substances sont stockées essentiellement dans les tissus graisseux, or les régimes végétariens comportent généralement moins de graisses que ceux qui comportent davantage de produits animaux.

Perdre du poids ?

De nombreuses femmes désirent retrouver leur poids d'avant la grossesse dès que possible après l'accouchement. Cela peut nécessiter plusieurs mois voire même un an. Une partie du poids gagné pendant la grossesse est une réserve d'énergie en vue de répondre à la demande calorique supplémentaire liée à l'allaitement. Elle est consommée progressivement lorsque la mère nourrit son enfant. Il est sage d'attendre que l'enfant ait au moins deux mois avant de faire un effort particulier pour perdre du poids. C'est à peu près la période nécessaire à l'organisme d'une femme pour se remettre de l'accouchement et établir une bonne production de lait. Souvent, les femmes perdent du poids sans effort particulier au cours de cette période. Une femme qui allaite doit perdre du poids lentement, car elle a besoin d'assez d'énergie et de nutriments pour être en bonne santé, active et capable de s'occuper de son(ses) enfant(s). L'idéal est de ne pas perdre plus de 2 kg par mois.

En conclusion…

Le régime optimal pour la femme allaitante est tout simplement varié, équilibré et naturel. Chaque femme peut choisir le régime qui lui est le plus adapté, en fonction de sa culture, de son mode de vie, de ses préférences personnelles et des informations dont elle dispose.

Se nourrir quand on allaite

Il semble que de tout temps (sauf peut-être à la préhistoire, mais il est difficile de vérifier…), des tabous et/ou des prescriptions alimentaires aient été attachés aux périodes de grossesse et d’allaitemen...
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Il semble que de tout temps (sauf peut-être à la préhistoire, mais il est difficile de vérifier…), des tabous et/ou des prescriptions alimentaires aient été attachés aux périodes de grossesse et d’allaitement. Certains sociologues et historiens pensent que c’est peut-être même une des raisons de la désaffection de l’allaitement au 20e siècle. En effet, on croyait que ne pas respecter ces tabous ou prescriptions risquait de rendre le lait toxique pour l’enfant. A partir du moment où existait un substitut que les professionnels de santé présentaient comme aussi bon que le lait maternel et qui n’exigeait pas de respecter ces tabous et prescriptions, on comprend que les femmes aient été tentées (voir ce que dit Laurence Pourchez sur l’île de La Réunion dans AA n° 45, et l’article sur l’allaitement au 20e siècle dans AA n° 54). En fait, il n’est nul besoin d’avoir une alimentation particulière quand on allaite. Comme le dit l’un des concepts LLL, « une bonne alimentation signifie un régime varié et bien équilibré, composé d’aliments servis dans un état aussi proche que possible de leur état naturel ». Ce qui est vrai qu’on allaite ou pas, et couvre une très large palette de régimes alimentaires. Cela dit, et beaucoup de témoignages reçus le montrent, la période d’allaitement est souvent l’occasion de changements alimentaires. Soit que certains aliments semblent provoquer des réactions indésirables chez le bébé (allergies, coliques…), soit qu’il y ait alors prise de conscience que l’alimentation de la famille gagnerait à être améliorée, pour le bien de tous ses membres. Enfin, même si le lait de sa mère (même mal nourrie) reste dans tous les cas le meilleur aliment pour le bébé, des études récentes semblent indiquer que l’alimentation de la mère n’est peut-être pas sans conséquences sur sa santé. Nous avons tenu à vous présenter ces études, afin que chacune puisse faire un choix vraiment éclairé.

Pendant la grossesse et l'allaitement, vous êtes submergée de conseils nutritionnels. Certains vous disent que vous avez besoin de certains aliments pour produire suffisamment de lait, d'autres vous avertissent que certains aliments peuvent conduire le bébé à refuser le sein, d'autres encore affirment que certains de vos aliments peuvent être mauvais pour le bébé ou réduire votre production. Comment s'y retrouver parmi toutes ces informations ?

Les années d'expérience auprès de mères allaitantes dans le monde entier ont montré aux animatrices LLL que le meilleur régime pendant l'allaitement n'est ni complexe ni onéreux. Il ne nécessite pas de longue préparation, n’exige pas de renoncer à ses aliments préférés ni de recourir à des aliments inhabituels en grande quantité. Il peut également varier d'une personne à l'autre, en fonction de ses préférences.

Un régime sain offre de nombreux avantages qui vont au-delà de ceux qui touchent directement le bébé et sa mère. La famille entière, y compris le bébé qui mangera bientôt avec les autres, tire avantage de l'établissement de bonnes habitudes alimentaires.

Ces dernières années, la recherche a confirmé que même si certains nutriments sont absents de son alimentation quotidienne, la femme produit un lait qui permet à son enfant de grandir. Il y a très peu de différences entre le lait de femmes en bonne santé et celui de femmes très mal nourries. Si, par exemple, le régime de la mère est pauvre en calories, son organisme fournira celles qui manquent grâce aux réserves constituées pendant la grossesse ou antérieurement. À moins qu'il y ait une raison physique à une faible production du lait, une femme qui allaite à la demande est capable de produire assez de lait pour son bébé, indépendamment de ce qu'elle mange.

Dans le monde entier, le régime de la mère allaitante est l'objet d'attentions particulières. Il n'est pas vraiment surprenant que de nombreuses cultures établissent un lien direct entre ce régime et le lait produit pour l'enfant ; il est donc facile à comprendre pourquoi les recommandations et les tabous sont si nombreux en ce qui concerne l'alimentation de la femme qui allaite. Certaines de ces idées sont fondées, d'autres résultent de la culture ou encore de superstitions.

Certaines mères allaitantes sont tellement accablées de tabous et d'obligations concernant leur régime alimentaire que l'allaitement leur semble trop compliqué pour être poursuivi très longtemps. Malheureusement, la plupart du temps, ces règles ne sont pas réellement justifiées. L'allaitement est une étape normale dans la vie reproductive d'une femme, pendant laquelle, comme à toutes les autres étapes de sa vie, son régime devrait être sain, équilibré et adapté, prenant en compte un éventuel état de santé spécifique.

Ca y est! L'été, le soleil!

Bronze et protège ta peau Si tu t'exposes au soleil sans aucune protection, prépare-toi à avoir des coups de soleil et à plus ou moins long terme, un vieillisement accéléré de la peau, voire un cancer. Les responsables : les ...
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Bronze et protège ta peau


Si tu t'exposes au soleil sans aucune protection, prépare-toi à avoir des coups de soleil et à plus ou moins long terme, un vieillisement accéléré de la peau, voire un cancer. Les responsables : les rayons ultraviolets (UV) , présents par tous les temps. Ils sont plus forts en mer et en montagne et entre midi et 16H.

Choisis une protection adaptée

Toutes les parties du corps doivent impérativement être protégées. Les vêtements, les chapeaux, sont de loin la protection la plus efficace. Choisis des vêtements clairs, tu auras moins chaud. Sur les parties du corps non couvertes, tu appliqueras joyeusement de la crème solaire. Les crèmes solaires ont toutes un Facteur de Protection Solaire (FPS) , aussi appelé Index de Protection (IP) .

Crème solaire : laquelle ?

C'est essentiellement la couleur de ta peau qui te permettra de savoir quel FPS il te faut. Si tu as la peau claire, un teint de blond ou de roux, il te faut un FPS important, par exemple 40. Si tu as la peau foncée, un teint de brun, un FPS de 15 est suffisant pour une exposition pas trop longue, tu pourras même utiliser un FPS moins élevé une fois que tu seras bronzé. Pour une exposition longue, un FPS d'au moins 25 est recommandé. La crème doit être appliquée 1/2 heure avant l'exposition, pour donner le temps à la peau de l'absorber. Pendant l'exposition, il faudra t'en remettre toutes les deux heures, plus souvent si ta peau est très sensible. N'oublie pas de protéger tes lèvres : tu peux y appliquer de la crème ou bien un stick solaire.

Soleil et acné

Si tu as de l'acné, n'hésite pas à demander conseil à ton dermatologue ou à ton pharmacien avant de t'exposer au soleil. En effet, il faudra que tu choisisses une crème solaire adaptée à ton type de peau, qui ne favorise pas l'acné. Tu devras t'exposer très modérément. Le soleil est pour toi un faux ami : il favorise temporairement le séchage des boutons, il améliore l'aspect de ta peau. Mais il augmente les lésions et tu risques, plus tard, à l'automne, de te retrouver avec bien plus de boutons qu'avant !

Mate et protège tes yeux

Les rayonnements du soleil peuvent causer des dommages graves aux yeux lors d'expositions sans protection, en particulier en mer ou en montagne. Au programme : brûlure oculaire (très douloureuse) , cataracte à long terme (l'oeil devient opaque, s'ensuit une cécité totale) et autres joyeusetés. Si tu restes un certain temps au soleil, tu as donc le choix entre fermer les yeux ou avoir des lunettes adaptées.

Lunettes de soleil : indispensables

Tu vas donc devoir te munir de lunettes. Ainsi, non seulement tu protègeras tes yeux, mais tu verras aussi mieux : tu seras moins ébloui et les lunettes amélioreront les contrastes. De plus, tu auras forcément l'air encore plus sexy... N'hésite plus ! Il existe des lentilles de contact qui possèdent un filtre UV (ultraviolets) . Mais ces lentilles ne protègent qu'une partie de l'oeil, mieux vaut donc porter en même temps des lunettes de soleil.

Pas de gadget, de vraies lunettes !

L'idéal est d'acheter tes lunettes chez un opticien. Tu auras la garantie que tes lunettes te protégeront, elles auront forcément la norme CE. Demande conseil à l'opticien : en fonction de tes activités (sport en montagne, bronzage sur la plage, conduite automobile) , il te dira quelles lunettes seront les plus adaptées à ton cas.

Conseil d'ami

Ne fixe jamais le soleil, même avec des lunettes protectrices : au bout de 10 secondes, tu risquerais de te brûler la rétine et de devenir définitivement aveugle ! Si tu achètes tes lunettes ailleurs, tu le fais à tes risques et périls. Tu peux aussi bien te retrouver avec des lunettes aux normes en vigueur, qu'avec de superbes lunettes de star qui ne te protégeront absolument pas... La couleur des verres (appelés aussi lentilles) n'a rien à voir avec le degré de protection, le prix des lunettes non plus.

Courir et voyager

Si vous participez régulièrement à des compétitions de course à pied durant l'année, cela vous oblige automatiquement à vous déplacer. Il y a toujours des compétitions organisées dans notre patelin. Par co...
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Si vous participez régulièrement à des compétitions de course à pied durant l'année, cela vous oblige automatiquement à vous déplacer. Il y a toujours des compétitions organisées dans notre patelin. Par contre, si vous voulez participer à une épreuve d'envergure à une période précise de votre calendrier (par exemple un demi marathon ou un marathon), cela va vous occasionner un déplacement de quelques heures en voiture. En pratiquant le sport de la course à pied, voilà un bon prétexte pour voyager. Cela vous permet de vivre des expériences inoubliables et de développer des liens avec des gens qui partagent la même passion que vous.

Voyages outre-mer

La course à pied est un sport pratiqué dans tous les pays. Présentement, il y a des marathons dans toutes les grandes villes du monde. Peu importe le niveau d'un coureur, c'est toujours excitant d'avoir comme objectif une compétition à l'étranger car courir et voyager outre-mer, c'est possible sauf que ça demande une bonne préparation sur plusieurs aspects: en plus de planifier son entraînement pour le jour "J ", il faut calculer son budget en fonction de la durée du séjour et prévoir le type d'hébergement, le transport utilisé sur place et aussi penser aux différentes activités soit avant, soit après votre compétition tout en n’oubliant pas de bien gérer le décalage horaire. Je connais plusieurs coureurs de tous les âges qui ont vécu leur premier voyage en Europe à l’occasion d’une compétition.

Si vous hésitez, allez-y avec un groupe organisé et peut être qu’après votre voyage vous vous direz : « j'aurais donc dû le faire avant ». Aujourd'hui, je remarque que plusieurs coureurs qui ont goûté à leur premier voyage outre-mer ont tendance à y retourner de nouveau pour participer à d’autres compétitions. Personnellement, en tant que coureur, j'ai vécu à l'âge de dix-neuf ans mon premier voyage en Europe dans le cadre d'un échange entre un club d'athlétisme québécois et un club allemand. Durant dix jours, nous habitions dans une famille allemande et nous participions à une série de compétitions sur piste. Ce fut pour moi une expérience mémorable qui m'a amené depuis quelques années à créer des liens très étroits avec mes amis européens. Si vous n'avez pas « brisé la glace »... c'est peut-être le temps !

Prenez soin de vous!

Réglez votre réveil au moins vingt minutes avant l’heure de vous lever pour allaiter votre bébé même s’il est encore à moitié endormi. Cela vous permettra de vous habiller et de vous préparer tranquille...
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  • Réglez votre réveil au moins vingt minutes avant l’heure de vous lever pour allaiter votre bébé même s’il est encore à moitié endormi. Cela vous permettra de vous habiller et de vous préparer tranquillement après. Votre bébé prendra rapidement votre rythme. Ensuite, donnez-lui une autre tétée juste avant de partir.
  • Les moments de retrouvailles entre vous et votre bébé, blottis l’un contre l’autre pour la tétée, “ rechargeront à coup sûr vos batteries ” après une séparation de plusieurs heures et avant d’attaquer les occupations de la soirée. Tout le monde sera plus détendu et plus calme. Prévoyez d'avoir sous la main des en-cas nutritifs pour vous et toute la famille.
  • Attendez-vous à davantage de tétées le soir, la nuit et tôt le matin. Beaucoup de mères ont adopté la solution de garder le bébé tout près d’elles pour éviter la fatigue des tétées nocturnes. Vous pouvez plaquer contre votre lit le berceau du bébé ou un lit à barreaux dont vous abaissez la paroi à la jonction avec votre lit.
  • Beaucoup de mères qui travaillent arrivent à allaiter complètement leur bébé pendant leurs jours de congé ou pendant les week-ends sans problème d'adaptation. Si vous tirez régulièrement votre lait au travail, votre sécrétion lactée restera à peu près la même (vous pouvez conserver le lait tiré le vendredi au réfrigérateur, pour que la personne qui garde le bébé puisse le lui donner le lundi). Dans ce cas, il se peut que vos seins soient plus tendus le lundi, car ils auront été très stimulés pendant le week-end. Vous arriverez d'autant plus facilement à tirer du lait ce jour-là.
  • Buvez beaucoup et mangez des aliments complets et nutritifs. Essayez d'absorber votre ration quotidienne de liquide sous forme d'eau ou de jus de fruits. Limitez la caféine (café, thé et cola) à deux ou trois boissons par jour. Le chocolat et le cacao contiennent une substance chimique analogue à la caféine. Trop de caféine peut provoquer une réaction chez certains bébés.
  • Prenez le temps d'assister aux réunions de La Leche League.
  • Les mères qui allaitent leur bébé et qui sont séparées régulièrement de celui-ci ont besoin du soutien de la part d'autres mères qui allaitent.
  • Le plus gros problème des mères qui allaitent et qui travaillent est la fatigue. Un repos suffisant rendra la vie plus facile et allégera bien des problèmes. N'oubliez pas que vous remplissez trois rôles à plein temps : salariée, épouse et mère. Vous devez définir des priorités et trouver toute l'aide possible.
  • Cela en vaut-il la peine ? Serait-il mieux d'abandonner l'allaitement ? Une mère qui travaille à l'extérieur, qui avait nourri son premier bébé au biberon et qui allaite maintenant son deuxième, s'exprime ainsi : “ L'allaitement me simplifie beaucoup de choses et, de plus, m'aide à passer plus de temps avec les enfants lorsque je suis à la maison."
  • Une autre mère nous dit : “ Mon enfant profite à la fois physiquement et affectivement du temps que nous passons ensemble pendant l'allaitement ”. Beaucoup d'autres ajoutent : “ Je ne veux pas que mon bébé perde les bienfaits de l'allaitement simplement parce que je travaille ”.

Important pour qui tire son lait

Donner votre lait au bébé Il n'est pas nécessaire de commencer à utiliser un biberon dans les premières semaines de vie de votre bébé sous prétexte que vous devez retravailler plus tard. Le bébé pourrait ...
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Donner votre lait au bébé

Il n'est pas nécessaire de commencer à utiliser un biberon dans les premières semaines de vie de votre bébé sous prétexte que vous devez retravailler plus tard. Le bébé pourrait faire une confusion sein-tétine et ne plus savoir téter au sein. Certains bébés refusent le biberon donné par la mère parce qu'ils savent que le sein est tout près, mais ils s'habituent plus facilement à prendre ce même biberon avec la personne qui s’occupe d’eux. A un bébé qui refuse le biberon, on peut temporairement donner votre lait au moyen d'une tasse ou d’une cuillère. Il est toujours préférable de laisser votre bébé faire connaissance avec la personne qui s'occupera de lui un peu avant la reprise du travail. Le biberon peut être introduit à ce moment-là. Expliquez à la personne qui garde le bébé qu'il faudra peut-être un peu de patience et de persévérance pour que ce dernier apprenne à accepter le biberon. Quelques tuyaux à transmettre à la personne qui gardera le bébé s’il rechigne à prendre le biberon :
  • Proposez-lui le biberon avant qu'il n'ait trop faim.
  • Mettez un vêtement de la mère (chemise ou chemise de nuit, par exemple) à côté du bébé en lui donnant le biberon.
  • Au lieu de mettre la tétine de force dans la bouche du bébé, posez-la contre ses lèvres et laissez-le la prendre tout seul.
  • Mettez la tétine sous l'eau chaude courante pour la mettre à la température du corps.
  • Essayez différentes sortes de tétines pour trouver la forme, la texture (latex ou silicone) et l'ouverture qui conviennent au bébé.
  • Essayez différentes positions pour donner le biberon. Certains bébés préfèrent ne pas être tournés vers l’adulte et prennent plus facilement le biberon s'ils sont sur ses genoux, leur dos contre son ventre, en regardant vers l'extérieur. D’autres préfèrent au début de boire leur biberon dans un transat ou une poussette face à l’adulte.
  • Essayez de nourrir le bébé tout en faisant des mouvements rythmiques pour le calmer (marcher, se balancer ou bercer).
  • Mettez doucement la tétine dans la bouche du bébé endormi.
  • Persévérez mais n'oubliez pas que le bébé pourra toujours prendre le lait de sa mère avec une cuillère, un compte-gouttes, une seringue à médicament ou dans une tasse s'il refuse catégoriquement de boire au biberon.

Petits tuyaux pratiques

Pour vous

La personne qui garde votre bébé doit savoir que vous avez l'intention de fournir votre propre lait et que des précautions seront nécessaires pour le manipuler. Sa coopération en votre absence est indispensable. Il est nécessaire qu’elle respecte votre désir de continuer l’allaitement et qu’elle sente bien combien son soutien est précieux pour vous. N’hésitez pas à lui expliquer qu’il serait préférable d’éviter de donner un biberon trop copieux en fin de journée afin que votre bébé soit prêt à téter dès qu’il sera entre vos bras. Congelez le lait en petites quantités, de 60 à 120 ml, dans chaque récipient, pour permettre à la personne qui garde le bébé de ne décongeler chaque fois que la quantité qu'elle considère nécessaire pour le bébé. Un bébé qui boit du lait artificiel a l'habitude de toujours prendre la même quantité de lait à chaque repas, mais l'appétit du bébé allaité varie.

et pour la personne qui garde le bébé

Le lait maternel réfrigéré n'est pas homogénéisé : la crème surnage et le reste du lait ressemble à de l’eau. Agitez-le doucement pour le mélanger. Si le lait a été refroidi en plusieurs petits lots, vous pouvez les réunir pour un même repas. Pour réchauffer ce lait, mettez-le sous de l'eau courante chaude pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'il atteigne la température ambiante. On peut aussi mettre le récipient de lait dans de l’eau chaude (mais pas sur le feu) ou se servir d’un chauffe-biberon thermostat 1. Ne réchauffez jamais le récipient de lait directement sur la cuisinière ou dans un four à micro-ondes. Des composants importants du lait peuvent être détruits s'il est surchauffé. Le lait maternel perd de nombreuses propriétés au micro-ondes. Le lait congelé doit être décongelé sous de l'eau courante froide ou laissé une nuit au réfrigérateur. Mettez ensuite le récipient dans de l’eau chaude (mais pas sur le feu) jusqu'à ce que le lait soit à température ambiante. Si vous dégelez plus d'un récipient, vous pouvez les réunir pour un même repas. Le lait maternel décongelé et non chauffé peut être conservé au réfrigérateur pendant 24 heures. Vous pouvez toujours décongeler ou réchauffer une petite dose supplémentaire de lait si le bébé a encore faim. Assurez-vous de la propreté des biberons, tétines ou cuillères utilisés pour nourrir le bébé. Une étude réalisée en mai 1998 a montré qu’un biberon de lait maternel auparavant réfrigéré, ensuite réchauffé et en partie consommé par l’enfant, peut être remis au réfrigérateur (mais surtout pas congelé) et être à nouveau donné à l’enfant dans un maximum de 48 heures. (Attention au cumul de temps de conservation) Si le bébé a faim juste avant le retour de sa mère, essayez de le faire patienter avec un petit peu de lait pour que la mère puisse l'allaiter dès son arrivée. Une fois le lait décongelé, il ne doit pas être recongelé ! Si, pour une raison ou une autre, le congélateur dégèle, il faut impérativement utiliser le lait décongelé dès suite ou le jeter.

Comment tirer son lait maternel?

L'expression manuelle du lait Il existe aujourd'hui des tire-lait manuels efficaces (renseignez-vous auprès d'une animatrice LLL ou auprès de LLL Infoservice), mais beaucoup de mères trouvent l'expression manuelle plus facile et plus commode. Voici comment procéd...
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L'expression manuelle du lait

Il existe aujourd'hui des tire-lait manuels efficaces (renseignez-vous auprès d'une animatrice LLL ou auprès de LLL Infoservice), mais beaucoup de mères trouvent l'expression manuelle plus facile et plus commode. Voici comment procéder :
  •   lavez-vous soigneusement les mains avant d’exprimer votre lait
  •   utilisez des récipients qui ont été rincés à l’eau froide puis lavés à l’eau chaude savonneuse et ensuite à nouveau bien rincés et séchés à l’air.
  •   Entourez le sein de votre main, vos doigts juste en arrière de l'aréole (la partie foncée) : le pouce au-dessus et les autres doigts en dessous forment un “ C ” et soutiennent le sein. Appuyez fermement les doigts vers la cage thoracique. Ensuite, roulez simultanément le pouce et les doigts vers l’avant, comme pour une prise d’empreintes. Répétez ces mouvements en cadence puis recommencez en faisant tourner votre main sur toute la circonférence du sein, de façon à drainer tous les canaux lactifères. Après avoir travaillé d'un côté pendant au moins 5 minutes, faites de même pour l'autre sein, puis recommencez au moins deux autres fois de chaque côté.
  •   Ne vous découragez pas si, au début, la quantité de lait obtenue est faible. Avec un peu de pratique, beaucoup de mères arrivent à extraire une bonne quantité (30 à 150 ml) en dix à quinze minutes. Il est normal que la quantité obtenue varie d'une fois à l'autre. Il est bon de commencer à pratiquer l'extraction manuelle avant la reprise du travail pour vous sentir à l’aise le moment venu. Le lait ainsi obtenu peut être congelé, et la personne qui garde le bébé pourra le lui donner quand vous serez absente.

L'utilisation d'un tire-lait

Pour chaque type de tire-lait, suivez les instructions du fabricant. En général, il faut d’abord stériliser les parties du tire-lait qui seront en contact avec le lait avant la 1 ère utilisation puis nettoyer soigneusement toutes ces parties après chaque utilisation, et les stériliser une fois par jour. Renseignez-vous auprès d'autres mères pour trouver un tire-lait efficace. Nous ne recommandons pas le modèle où il faut presser une poire en caoutchouc pour obtenir l'aspiration : la mère contrôle mal le degré d’aspiration et ils sont en général peu efficaces. Avec une ordonnance médicale au nom de la mère, il est possible de louer en pharmacie, chez un grossiste en matériel paramédical ou par correspondance un tire-lait électrique, à pompe simple ou double set de pompage. Les tire-lait modernes automatiques sont non douloureux et non bruyants. Informez-vous auprès des animatrices. Quand on exprime son lait, il est utile de se donner un temps de préparation qui aide à déclencher le réflexe d’éjection de lait. Appliquez de la chaleur sur le sein. Effleurez et/ou massez doucement l’ensemble du sein. Massez doucement l’aréole vers le mamelon et stimulez celui-ci. Dès que les premières gouttes de lait perlent, étalez-les sur le mamelon et l’aréole et positionnez le tire-lait (ou continuez l’expression manuelle).

Où et quand tirer son lait

Certaines mères commencent à tirer et à conserver leur lait avant la reprise du travail, de façon à constituer progressivement des réserves. D'autres n'en tirent que lorsqu'elles s'absentent. Certaines en tirent une ou deux fois par jour, le matin et/ou le soir. D'autres trouvent commode de tirer une petite quantité après chaque tétée puisque le lait coule plus facilement. Dans tous les cas, vous aurez quand même assez de lait pour nourrir votre bébé directement au sein. La fréquence d’expression de votre lait pendant votre absence dépend de la durée prévue de la séparation. Il est en général recommandé de ne pas passer plus de trois ou quatre heures sans tirer du lait. Si votre bébé est très petit et tête plus souvent, vous aurez peut-être besoin de tirer à intervalles plus rapprochés au début, de façon à éviter que vos seins ne soient trop tendus ou ne commencent à couler. Si vos seins commencent à couler à un moment inopportun, appuyez fermement sur les mamelons pendant une ou deux minutes. On peut le faire tout à fait discrètement en croisant les bras haut sur la poitrine. Mais prenez garde de ne pas le faire trop souvent car il est préférable de soulager les seins en tirant le lait. Au bout d'un certain temps, vos seins s’habitueront à la nouvelle situation, et vous aurez beaucoup moins de problèmes de “ fuites ”. Tirer son lait au travail peut ne pas être aisé et nécessiter de l’inventivité. Trouver un endroit calme et propre peut être difficile mais, en général, avec la complicité d’une amie ou d’une collègue, on peut parvenir à se retirer 15 ou 20 minutes dans un bureau vide ou un vestiaire. La relation unique que vous vivez avec votre bébé dans l’allaitement vous donnera certainement confiance et énergie pour surmonter quelques écueils d’organisation ! Bien des mamans ont trouvé qu’une touche d’humour pouvait permettre de se sentir plus détendue et faire sourire leurs collègues incrédules. Par exemple n’hésitez pas à dire que les études prouvent que les bébés allaités sont moins souvent malades et qu’en conséquence, vous serez plus fidèle et efficace à votre poste de travail. Pensez aussi à vous habiller de façon pratique pour tirer votre lait. Ne portez pas de coupelles recueille-lait entre les tétées pour recueillir du lait. Le risque infectieux est trop grand car le lait reste à la température du corps. Par contre, le lait qui s’écoule pendant la tétée peut être conservé s’il a été recueilli en moins de 30 minutes.

Allaitement, travail et séparation : tirer son lait

En cas d’absence, de séparation, ou si vous projetez de concilier allaitement et travail, vous pouvez apprendre à tirer votre lait. Le lait que vous obtiendrez pendant le temps où vous êtes séparée de votre bébé pe...
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En cas d’absence, de séparation, ou si vous projetez de concilier allaitement et travail, vous pouvez apprendre à tirer votre lait. Le lait que vous obtiendrez pendant le temps où vous êtes séparée de votre bébé peut lui être donné les jours suivants. Le fait de tirer votre lait entretiendra votre sécrétion lactée et évitera l'engorgement des seins. Concilier séparations régulières et allaitement pendant les premiers mois de bébé, peut se révéler un peu compliqué à gérer. Cependant la maman qui désire continuer à allaiter peut être certaine que les tétées ainsi conservées seront fort précieuses pour maintenir une relation privilégiée avec son bébé. En effet, bien des mamans qui ont repris le travail ou les études témoignent de la qualité et de l’intensité de leur relation avec leur bébé lors de la douce tétée du matin avant la séparation et de la joie qu’elles ressentent pendant la tétée de retrouvailles. ATTENTION : toutes ces recommandations concernent un nourrisson en bonne santé dont la mère s’absente ou retravaille. S'il s'agit d'un enfant malade ou prématuré, les précautions à prendre seront à examiner avec le personnel hospitalier.

Conserver votre lait pour votre bébé

  • Au cours des six premiers mois environ, aucun autre lait ou aliment n'est aussi bon pour votre bébé que votre propre lait. Bien des mères arrivent à produire assez de lait pour satisfaire tous les besoins de leur bébé pendant leur absence. Bien sûr, il faut savoir comment exprimer son lait, le conserver correctement et le donner au bébé. Vous devrez vous assurer que la personne qui s'occupe du bébé est au courant des précautions à prendre quant à la manipulation du lait que vous laisserez pour votre bébé.
  • De récentes recherches démontrent que le lait maternel possède des propriétés auparavant inconnues qui le protègent contre la contamination bactérienne. Ces études prouvent que le lait maternel réfrigéré peut se conserver plus longtemps que les 24, 48 ou 72 heures qui étaient auparavant recommandées. Les chercheurs ont conclu que le lait prévu pour être redonné à l’enfant dans les cinq à huit jours (suivant les études) devait être réfrigéré plutôt que congelé, car les qualités antimicrobiennes du lait maternel sont mieux préservées au réfrigérateur. Les recommandations suivantes s’appliquent à la mère qui :
  1.   allaite un bébé né à terme et en bonne santé
  2.   conserve son lait pour un usage courant (par opposition à un usage hospitalier)
  3.  lave soigneusement ses mains avant d’exprimer son lait
  4.   utilise des récipients qui ont été rincés à l’eau froide puis lavés à l’eau chaude savonneuse et ensuite à nouveau bien rincés et séchés à l’air
ATTENTION : même si le lait maternel peut sans danger être laissé à la température ambiante (19° à 22 °C) pendant six à dix heures pour une utilisation immédiate, il vaut mieux le refroidir rapidement sous un filet d’eau froide et le mettre au réfrigérateur. On peut le garder au réfrigérateur entre 0° et 4° durant cinq jours (selon Olowe 1987, Lavine 1989) à huit jours (selon Pardou 1994).
  • Pour le conserver plus longtemps, il faut le congeler. Les temps de conservation varient selon le type de congélation :
  1. dans le freezer d’un réfrigérateur : 2 semaines
  2. dans le compartiment congélateur d’un réfrigérateur-congélateur : 3 à 4 mois
  3. dans un congélateur séparé à –18°C : plus de 6 mois.
ATTENTION : ces temps de conservation du lait humain ne sont pas cumulatifs. Si on choisit de congeler le lait, c’est le jour même qu’il faudra le faire après l’avoir rapidement mis à refroidir dans le réfrigérateur.
  • Une fois le lait décongelé, il ne faut pas le recongeler . Si pour une raison quelconque, le congélateur s'est arrêté et que le lait s'est décongelé, il faut l’utiliser dès suite ou le jeter.
  •  Après avoir tiré votre lait, versez-le dans des récipients en verre, en plastique, des biberons, ou alors dans des sachets à usage unique, prévus pour conserver le lait humain. Pour une utilisation occasionnelle, la nature du contenant importe peu. Le lait doit être étiqueté avec le jour, le mois et la quantité recueillie. Le nom du bébé doit être ajouté s’il est gardé en structure collective.
  •   Utilisez un récipient propre différent à chaque fois au cours de la journée. Ces différents lots, rapidement refroidis, peuvent être mélangés le soir pour une tétée ou pour la congélation.
  • Ne remplissez pas à ras bord les récipients destinés à la congélation. Ne serrez pas les bouchons à fond tant que le lait n'est pas complètement congelé.
  •   Si vous utilisez des sachets prévus pour la congélation du lait maternel (type Ameda®, Medela®, Lactisac®), suivez le mode d’emploi indiqué. Ils s’adaptent directement sur certains tire-lait. Les sachets de lait peuvent être congelés, soit bien à plat, soit en les plaçant verticalement dans un récipient rigide. Une fois congelés, ils sont à manipuler avec précaution pour éviter qu’un choc ne les fende ou ne les fissure. Les sachets destinés à la congélation des aliments sont plus minces et ont souvent besoin d’être doublés. Ils ne sont pas recommandés pour un usage constant, car les graisses adhèrent au plastique de ce type de sachet et l’apport en lipides peut être insuffisant pour certains bébés en situation particulière (prématurité ou hospitalisation).
  • Congelez le lait en petites quantités (de 60 à 120 ml). Il n'y aura pas de gaspillage de cette façon car la personne qui s'occupe du bébé pourra ajuster la quantité à la faim du bébé.
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