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Mamelons douloureux pendant la grossesse
Beaucoup de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont s...lisez plus
Beaucoup de mères ont les mamelons très sensibles pendant la grossesse, en particulier en début de tétée. Elles peuvent également ressentir des sensations érotiques lorsque le mamelon et l'aréole sont stimulés. C'est normal. Un enfant plus âgé tète plus fort qu'un nouveau-né et différemment. De plus, parfois, ses dents et ses gencives frottent le mamelon et l'aréole, ce qui peut être une source de douleur temporaire. Il peut être utile alors de varier la position d'allaitement de l'enfant.
La sensibilité des mamelons que connaissent beaucoup de mères pendant la grossesse, est différente de celle que l'on peut connaître après l'accouchement, et ne semble pas réagir aux mêmes types de traitement. La sensibilité des mamelons pendant la grossesse a une cause interne : les changements hormonaux. C'est pourquoi la plupart des traitements recommandés pour les mamelons douloureux dans le post-partum, ne sont pas très utiles pour la mère qui allaite pendant la grossesse.
La plupart des mères finissent simplement par s'accommoder de cet inconfort. Les techniques respiratoires apprises dans les cours de préparation à l'accouchement peuvent être utiles. Une mère a été soulagée en prenant des vitamines (consultez votre médecin) et de la levure de bière, et en appliquant une pommade lubrifiante sur les mamelons cinq ou six fois par jour (assurez-vous que la pommade que vous appliquez sur vos mamelons est sans danger pour l'enfant allaité). Veillez à ce que l'enfant prenne correctement l'aréole. Il arrive souvent que des bambins fassent des acrobaties en tétant et cela peut entraîner des douleurs.
En général, on peut arriver à convaincre un bambin de téter plus doucement et/ou pendant moins longtemps. Certains se sentent très valorisés en tant que grand quand on passe avec eux des accords - “ ne pas mordre ” ou “ téter vite ” - pour ne pas faire mal à leur mère.
Ces douleurs des mamelons sont très individuelles. Elles peuvent commencer avant le premier cycle sans règles aussi bien que très tard dans la grossesse. Leur durée est également très variable selon les mères mais, pour la plupart, elles durent presque toute la grossesse et cessent presque immédiatement après l'accouchement.
La baisse de production de lait semble être un des facteurs qui contribuent aux douleurs des mamelons. Si c'est possible, exprimez un peu de lait à la main pour amorcer l'éjection de lait avant que votre enfant ne commence à téter. La baisse de production de lait varie selon les mères, tout comme les douleurs aux mamelons. Alors que certaines notent une baisse très tôt dans la grossesse, d'autres ne la remarquent que tard ou même pas du tout. En moyenne, dans les études qui ont été faites, il semble y avoir une baisse notable au cinquième mois de grossesse.
Les mères trouvent souvent que les douleurs des mamelons disparaissent quand apparaît le colostrum en fin de grossesse. Le colostrum ne s'épuise pas quand un bambin tète. S'il y a un effet quelconque, ce sera de produire une plus grande quantité de colostrum, si bien qu'il y en aura beaucoup pour le nouveau bébé quand il naîtra. Les études, dirigées par le Dr. Alan Walker de Boston au début des années 70, ont démontré l'exactitude de cette hypothèse. On a aussi découvert que le lait mature arrive plus tôt après l'accouchement quand la mère a allaité pendant la grossesse, et que la proportion de colostrum dans son lait est plus élevée plus longtemps dans le post-partum et les premières semaines après la naissance.
La sensibilité des mamelons que connaissent beaucoup de mères pendant la grossesse, est différente de celle que l'on peut connaître après l'accouchement, et ne semble pas réagir aux mêmes types de traitement. La sensibilité des mamelons pendant la grossesse a une cause interne : les changements hormonaux. C'est pourquoi la plupart des traitements recommandés pour les mamelons douloureux dans le post-partum, ne sont pas très utiles pour la mère qui allaite pendant la grossesse.
La plupart des mères finissent simplement par s'accommoder de cet inconfort. Les techniques respiratoires apprises dans les cours de préparation à l'accouchement peuvent être utiles. Une mère a été soulagée en prenant des vitamines (consultez votre médecin) et de la levure de bière, et en appliquant une pommade lubrifiante sur les mamelons cinq ou six fois par jour (assurez-vous que la pommade que vous appliquez sur vos mamelons est sans danger pour l'enfant allaité). Veillez à ce que l'enfant prenne correctement l'aréole. Il arrive souvent que des bambins fassent des acrobaties en tétant et cela peut entraîner des douleurs.
En général, on peut arriver à convaincre un bambin de téter plus doucement et/ou pendant moins longtemps. Certains se sentent très valorisés en tant que grand quand on passe avec eux des accords - “ ne pas mordre ” ou “ téter vite ” - pour ne pas faire mal à leur mère.
Ces douleurs des mamelons sont très individuelles. Elles peuvent commencer avant le premier cycle sans règles aussi bien que très tard dans la grossesse. Leur durée est également très variable selon les mères mais, pour la plupart, elles durent presque toute la grossesse et cessent presque immédiatement après l'accouchement.
La baisse de production de lait semble être un des facteurs qui contribuent aux douleurs des mamelons. Si c'est possible, exprimez un peu de lait à la main pour amorcer l'éjection de lait avant que votre enfant ne commence à téter. La baisse de production de lait varie selon les mères, tout comme les douleurs aux mamelons. Alors que certaines notent une baisse très tôt dans la grossesse, d'autres ne la remarquent que tard ou même pas du tout. En moyenne, dans les études qui ont été faites, il semble y avoir une baisse notable au cinquième mois de grossesse.
Les mères trouvent souvent que les douleurs des mamelons disparaissent quand apparaît le colostrum en fin de grossesse. Le colostrum ne s'épuise pas quand un bambin tète. S'il y a un effet quelconque, ce sera de produire une plus grande quantité de colostrum, si bien qu'il y en aura beaucoup pour le nouveau bébé quand il naîtra. Les études, dirigées par le Dr. Alan Walker de Boston au début des années 70, ont démontré l'exactitude de cette hypothèse. On a aussi découvert que le lait mature arrive plus tôt après l'accouchement quand la mère a allaité pendant la grossesse, et que la proportion de colostrum dans son lait est plus élevée plus longtemps dans le post-partum et les premières semaines après la naissance.
Alopécie, microgreffes et chute de cheveux: traitements actuels
Diagnostic et traitement précoces arrêteront la chute des cheveux grâce à un traitement préventif adapté au cas par cas. Les microgreffes permettront de recouvrir naturellement les zones déjà dégar...lisez plus
Diagnostic et traitement précoces arrêteront la chute des cheveux grâce à un traitement préventif adapté au cas par cas. Les microgreffes permettront de recouvrir naturellement les zones déjà dégarnies. Ces deux traitements sont souvent complémentaires. Chez l'homme, la durée de vie de certains bulbes capillaires est réduite génétiquement, par raccourcissement de la durée des cycles, sous l’influence conjuguée de l’hormone mâle – la testostérone –et du nombre de récepteurs à cette hormone sur les bulbes pileux. Cette perte de cheveux est appelée alopécie androgénique. Elle mène à une calvitie qui est donc d’origine héréditaire, transmissible de génération en génération.
Par contre, les cheveux de la « couronne hippocratique » (zone allant de la nuque jusqu’aux tempes) présentant moins de récepteurs à la testostérone, seront donc moins soumis à l’action de cette hormone, et présenteront des cycles de longueur normale, les cheveux persistant alors sans problème jusqu’à la fin de la vie. C'est donc dans cette zone que seront prélevés les futurs greffons. Ils pourront être déplacés en conservant leur espérance de vie originelle, car ils conservent leur bagage génétique avec eux.
NB : la femme peut également présenter une alopécie androgénique, mais, de manière diffuse sur l’ensemble du crâne.
La plupart de ces affections peuvent être traitées, et beaucoup de cheveux seront sauvés.
A partir de ce moment, sur base de l’ensemble de ces informations, une réelle discussion peut s’établir entre le médecin et son patient, concernant la stratégie de traitement à adopter. Le médecin expliquera le résultat qu’on peut en attendre, ainsi que les avantages, inconvénients, et budget de l’intervention. Cette explication sera claire, complète, et honnête. Elle répondra également aux questions particulières du patient, et devra tenir compte de la spécificité de chacun. Cet entretien permettra de construire une relation de confiance entre le médecin et son patient, condition préalable à tout acte à visée esthétique.
L’intervention, ne nécessitant pas d’hospitalisation, se pratique sous anesthésie locale, éventuellement complétée par un sédatif selon les desiderata de chacun, et dans le plus grand respect des règles de stérilité (autoclave, champ stérile, etc) et de sécurité (check-up préopératoire, oxymètre, etc) Cette intervention, qui requiert une très grande minutie, est réalisée par une équipe spécialement formée à cet effet, et présentant une expérience de plusieurs centaines d’opérations. Cette équipe est constituée d’un médecin spécialisé dans cette technique et de plusieurs assistantes, dont le nombre varie en fonction du nombre d’implants prévus.
Le prélèvement est réalisé à la partie postérieure du crâne, sous forme d’une fine bandelette de cheveux, qui sera ensuite minutieusement découpée en minuscules greffons, de manière à séparer les unités folliculaires les unes des autres, et à les classer par nombre de cheveux présents dans chaque unité. La zone prélevée sera suturée, ne laissant qu’une fine cicatrice, cachée dans les cheveux. La réimplantation des cheveux, un par un, se déroule dans des micro-fentes, c'est-à-dire dans de petites incisions réalisées à la surface du cuir chevelu à l'aide d’un microbistouri de +/- 1 mm. Ces fentes sont effectuées selon une distribution et un angle reproduisant exactement l’implantation d’origine. En outre, vu qu’il s’agit de micro-incisions réalisées à la surface de la peau, l'irrigation sanguine est parfaitement préservée, ce qui permet un taux de survie optimal des microgreffes, et donc, une densité maximum de cheveux au centimètre carré. Bien évidemment, cette densité ne peut être obtenue que par une équipe très entraînée à cette technique.
Pour une intervention respectant les limites de sécurité indispensables à toute intervention à visée esthétique, il est implanté en moyenne entre 1.000 et 1.500 greffons en une séance, c’est à dire entre 3.000 et 7.500 cheveux, mais il est possible de monter jusque 5.000 greffons dans certains cas! Vu la précision de l'implantation, il est même possible de rajouter des cheveux au sein de zones encore chevelues. Selon la surface à couvrir ou la densité capillaire désirée, l'opération peut être répétée, soit rapidement, soit à plus long terme. Grâce à l’effet optique obtenu, il est possible de couvrir des calvities beaucoup plus importantes qu’avant, en optimisant au maximum le capital cheveux du patient, cet effet persistant la vie entière !
Ces dernières années, cette technique a présenté un énorme essor. Et il s'agit de nos propres cheveux, donnant lieu à une vraie chevelure, que l'on pourra coiffer et couper comme nos cheveux initiaux ! Combien de microgreffes et de séances faut-il prévoir ? Tout dépend de l'étendue de la calvitie; en moyenne :
Par contre, les cheveux de la « couronne hippocratique » (zone allant de la nuque jusqu’aux tempes) présentant moins de récepteurs à la testostérone, seront donc moins soumis à l’action de cette hormone, et présenteront des cycles de longueur normale, les cheveux persistant alors sans problème jusqu’à la fin de la vie. C'est donc dans cette zone que seront prélevés les futurs greffons. Ils pourront être déplacés en conservant leur espérance de vie originelle, car ils conservent leur bagage génétique avec eux.
NB : la femme peut également présenter une alopécie androgénique, mais, de manière diffuse sur l’ensemble du crâne.
Diagnostic de la perte de cheveux
1) Diagnostic différentiel des différentes causes de perte de cheveux
En dehors de la calvitie héréditaire qui est la cause la plus fréquente, une chute de cheveux peut également provenir d’autres causes : naissance d'un enfant, température élevée, infection sévère, opération, maladies de la thyroïde, régimes déséquilibrés et carences en magnésium, calcium, potassium, zinc, fer, certains médicaments et certains traitements anticancéreux, certaines pilules contraceptives, la pelade, la teigne du cuir chevelu, les agressions répétées du cheveu (teintures, décolorations, chignons trop serrés, défrisages et permanentes), le stress (deuil, choc émotionnel, tension psychique intense), la trichotillomanie (tic nerveux d’arrachement de ses propres cheveux)La plupart de ces affections peuvent être traitées, et beaucoup de cheveux seront sauvés.
2) Diagnostic de la chute
- Le trichogramme
Il s’agit de prélever et d’examiner au microscope une cinquantaine de cheveux, pour en déterminer le pourcentage de cheveux dans les trois phases du cycle. Il suffit alors de comparer la proportion de cheveux en phase anagène (en phase de croissance) par rapport aux télogènes (prêts à tomber) pour avoir une idée très précise du degré de compensation de la chute, (et donc des patients à traiter), ainsi que du pronostic d’évolution de la calvitie
- Le photo-trichogramme
Après rasage d’un centimètre carré de cuir chevelu, des photos macroscopiques sont prises. Cinq jours plus tard, des clichés comparatifs permettront de juger du pourcentage de repousse. On peut également revoir la situation après 1 mois, de manière à avoir une idée plus précise de la vitesse de repousse.
- Examen du cheveu au microscope
En cas de fragilité anormale du cheveu pouvant faire suspecter une infection fongique, bactérienne ou virale.
- Analyse du cheveu en laboratoire
Permet de mettre en évidence des anomalies héréditaires de la composition en protéines du cheveu, ainsi que des altérations dues à la consommation de drogues ou à la contamination par métaux lourds.
- Biopsie du cuir chevelu
Permet d’obtenir des informations complémentaires quant à la cause de la rupture du cheveu, notamment en cas de maladie inflammatoire. N’est que très rarement pratiqué.
Traitements
1) Médicaux
- Les traitements médicaux, les compléments alimentaires, les lotions et les vitamines, viennent à bout de la plupart des affections bénignes du cuir chevelu.
- Le Minoxidil en lotion (Regaine) est un traitement local, efficace dans 60 % des cas. En application bi-journalière il permet de ralentir la perte de cheveux.
- Le Finasteride (Propecia) Ce médicament, déjà utilisé depuis des années dans le traitement des hypertrophies de la prostate (Proscar), stoppe la progression de la calvitie chez plus de 2/3 des patients! Le Dutastéride (Avodart), qui est la génération suivante, est encore plus efficace.
2) Les microgreffes de cheveux
La première consultation est primordiale. Elle permettra tout d’abord au patient de pouvoir parler à cœur ouvert de son problème et d’expliciter son souhait de résultat. Elle permettra ensuite de prendre connaissance des antécédents du patient, aussi bien médicaux que capillaires (familiaux et personnels). L’examen du cuir chevelu du patient – zones donneuse et receveuse – ainsi que des examens diagnostiques éventuels (trichogramme, etc) permettront alors d’évaluer le potentiel d‘évolutivité de la calvitie, et d’analyser les possibilités de traitement.A partir de ce moment, sur base de l’ensemble de ces informations, une réelle discussion peut s’établir entre le médecin et son patient, concernant la stratégie de traitement à adopter. Le médecin expliquera le résultat qu’on peut en attendre, ainsi que les avantages, inconvénients, et budget de l’intervention. Cette explication sera claire, complète, et honnête. Elle répondra également aux questions particulières du patient, et devra tenir compte de la spécificité de chacun. Cet entretien permettra de construire une relation de confiance entre le médecin et son patient, condition préalable à tout acte à visée esthétique.
L’intervention, ne nécessitant pas d’hospitalisation, se pratique sous anesthésie locale, éventuellement complétée par un sédatif selon les desiderata de chacun, et dans le plus grand respect des règles de stérilité (autoclave, champ stérile, etc) et de sécurité (check-up préopératoire, oxymètre, etc) Cette intervention, qui requiert une très grande minutie, est réalisée par une équipe spécialement formée à cet effet, et présentant une expérience de plusieurs centaines d’opérations. Cette équipe est constituée d’un médecin spécialisé dans cette technique et de plusieurs assistantes, dont le nombre varie en fonction du nombre d’implants prévus.
Le prélèvement est réalisé à la partie postérieure du crâne, sous forme d’une fine bandelette de cheveux, qui sera ensuite minutieusement découpée en minuscules greffons, de manière à séparer les unités folliculaires les unes des autres, et à les classer par nombre de cheveux présents dans chaque unité. La zone prélevée sera suturée, ne laissant qu’une fine cicatrice, cachée dans les cheveux. La réimplantation des cheveux, un par un, se déroule dans des micro-fentes, c'est-à-dire dans de petites incisions réalisées à la surface du cuir chevelu à l'aide d’un microbistouri de +/- 1 mm. Ces fentes sont effectuées selon une distribution et un angle reproduisant exactement l’implantation d’origine. En outre, vu qu’il s’agit de micro-incisions réalisées à la surface de la peau, l'irrigation sanguine est parfaitement préservée, ce qui permet un taux de survie optimal des microgreffes, et donc, une densité maximum de cheveux au centimètre carré. Bien évidemment, cette densité ne peut être obtenue que par une équipe très entraînée à cette technique.
Pour une intervention respectant les limites de sécurité indispensables à toute intervention à visée esthétique, il est implanté en moyenne entre 1.000 et 1.500 greffons en une séance, c’est à dire entre 3.000 et 7.500 cheveux, mais il est possible de monter jusque 5.000 greffons dans certains cas! Vu la précision de l'implantation, il est même possible de rajouter des cheveux au sein de zones encore chevelues. Selon la surface à couvrir ou la densité capillaire désirée, l'opération peut être répétée, soit rapidement, soit à plus long terme. Grâce à l’effet optique obtenu, il est possible de couvrir des calvities beaucoup plus importantes qu’avant, en optimisant au maximum le capital cheveux du patient, cet effet persistant la vie entière !
Ces dernières années, cette technique a présenté un énorme essor. Et il s'agit de nos propres cheveux, donnant lieu à une vraie chevelure, que l'on pourra coiffer et couper comme nos cheveux initiaux ! Combien de microgreffes et de séances faut-il prévoir ? Tout dépend de l'étendue de la calvitie; en moyenne :
- 600 à 800 greffons seront nécessaires pour une zone tonsurale, ou des golfes temporaux
- 1000 à 1200 greffons pour une calvitie partielle touchant les parties frontale et supérieure
- à partir de 1.500 greffons pour des calvities plus étendues
- naturel (microgreffes de un à deux cheveux, devant)
- concentré (microgreffes de 2 à 5 cheveux, derrière)
- multiplié si nécessaire (pour les grandes calvities)
- FUT = follicular unit transplantation (transplantation d’unités folliculaires)
- FUE= follicular unit extraction (extraction d’unités folliculaires, avant transplantation)
Que penser des régimes amaigrissants?
Des privations alimentaires répétées font grossir Ce qui est VRAI : faire des régimes carencés fera regrossir dans un second temps Des périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutis...lisez plus
Des privations alimentaires répétées font grossir
Ce qui est VRAI : faire des régimes carencés fera regrossir dans un second temps
Des périodes durant lesquelles l'apport en protéines et en vitamines est insuffisant aboutissent, si elles sont répétées, à une perte de muscles. Cette fonte tissulaire se traduit certes par une perte de poids visible sur la balance, mais aussi par une baisse du métabolisme : moins de muscles signifie moins de besoins en énergie de l'organisme. Au fur et à mesure que le métabolisme de base diminue, la perte de poids ralentit. La baisse de consommation d'énergie de cette sorte de chaudière interne qu'est le métabolisme des cellules conduit aussi à limiter les dépenses physiques, ce qui contribue encore davantage à freiner la perte de poids.Comme parallèlement on se sent de plus en plus fatigué, sans force, vient un moment où on ne peut plus maintenir ses efforts d'amaigrissement : on se remet à manger comme auparavant, voire nettement plus qu'avant son régime, et on reprend ses kilos. Il est fréquent qu'on reprenne davantage de poids qu'on en a perdu, du fait d'un métabolisme abaissé. En définitive, si on fait le bilan de l'opération, tout cela aura conduit à échanger du muscle contre de la graisse, donc à être encore plus obèse...
Ce qui est VRAI : faire des régimes sévères fera regrossir dans un second temps
L'idée de maigrir en deux phases, une de régime sévère, suivie par une autre dans laquelle on réintroduirait progressivement les aliments qu'on aime, s’avère souvent un échec. Maigrir n'est pas une course, ou alors si c'en est une, c'est un marathon. L'important n'est pas d'aller vite, mais de durer.Ce qui est VRAI : faire des régimes interdictifs fera regrossir dans un second temps
Lorsqu'on s'est longtemps privé des aliments qu'on aime, quand on y retouche, on perd fréquemment le contrôle et on mange en excès. La solution ? Il s'agit, DÈS LE DÉPART, de mettre en place une façon satisfaisante de se nourrir, de maigrir en mangeant les aliments qu'on aime (les pommes de terre frites, le fromage, les gâteaux et biscuits...) mais en quantité moindre. Quand on aura atteint un poids satisfaisant, on poursuivra la même stratégie.Ce qui est FAUX : une fois qu'on aura minci, on pourra passer à la phase de stabilisation et remanger les bonnes choses qu'on avait supprimé lors de la période de sevrage
Certains croient que maigrir n'est qu'un mauvais moment à passer. Dans cette perspective, ils entament un régime sévère, conçu comme une phase de sevrage, de désintoxication qui leur permettra de rompre avec les anciennes habitudes. Ils se trompent : on ne peut pas vivre toute sa vie comme si les aliments qu'on aime le plus avaient cessé d'exister. Et, après s'en être privé, dès qu'on y touche, on en mange en excès, souvent de façon compulsive. C'est pourquoi la "phase de stabilisation", durant laquelle on conseille habituellement de réintroduire les aliments précédemment interdits dans la "phase d'amaigrissement" est un mythe.En quoi consiste un régime ?
Les régimes amaigrissants sont devenus la manière institutionnelle de s'imposer une restriction cognitive
Tout d'abord, qu'entend-on par « régime » ? Quand un médecin prescrit une diète, il édicte un certain nombre de règles qui aboutissent à limiter ou exclure certains aliments, ou bien qui en recommandent d'autres qu'il faudra consommer de façon exclusive ou en plus grande quantité. On distingue par exemple des régimes sans sel, des régimes lactés, des diètes végétales, des diètes hydriques, etc. Dans le cas d'un régime amaigrissant, certains aliments ou groupes d'aliments deviennent prohibés, tandis que d'autres deviennent plus ou moins obligatoires. En définitive, faire un régime consiste à cesser d'obéir à ses penchants, ne pas manger ce vers quoi nous porte spontanément notre appétit, nos goûts, avoir au contraire une alimentation raisonnée.La restriction cognitive consiste à nier les sensations de faim et de rassasiement de son organisme
La restriction cognitive consiste à manger sans tenir compte des informations que nous fournit notre organisme par le moyen des sensations de faim et de satiété. On mange selon des plans préétablis, dans des quantités préétablies. Ainsi que l’ont montré les travaux de J. Polivy et Herman à partir des années 1975, on ne mange donc plus par faim et on ne s’arrête pas de manger parce qu’on est rassasié, mais on se fie à ses croyances concernant les aliments mangés, le côté plus ou moins "grossissant" qu’on leur prête. On ne fait donc plus confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Comme on mange moins afin de maigrir, la faim et l’appétence pour les aliments riches en calories s’en trouve exacerbée, ce qui oblige à une lutte permanente contre ses désirs alimentaires, ce vers quoi nous porte nos goûts.On se force à manger moins… jusqu'à ce qu'on perde le contrôle et qu'on mange plus !
On assiste à la mise en place d'un système de contre-régulation: une personne en restriction cognitive mangera moins qu'une autre après avoir mangé une petite quantité d'aliment "grossissant" ; mais si elle dépasse un certain seuil de consommation de cet aliment, elle abandonne alors ses efforts de restriction et mange nettement plus qu'une autre personne dans les mêmes circonstances. C'est ce qu'on appelle l'effet de transgression de l'interdit (Abstinence Violation Effect) : une personne qui s'hypercontrôle sur le plan alimentaire bascule dans la perte de contrôle et consomme alors sans limite ce qu'elle s'interdisait auparavant.On instaure des tabous alimentaires
Il est de tradition dans la quasi-totalité des régimes, de diaboliser certains aliments dits "grossissants", et d'idéaliser certains autres, qui sont censés faire maigrir ou en tout cas ne pas faire grossir. La tendance aujourd'hui est de s'en prendre aux aliments gras, alors qu'il y a une vingtaine d'année, on interdisait plutôt les aliments sucrés. Mais le tabou institué sur certains aliments ne fait que les rendre plus attirants. L'institution de tabous alimentaires favorise la perte de contrôle : dès lors qu'on aura consommé une petite quantité d'aliment tabou et qu'on aura transgressé l'interdit qu'on s'était fixé, on mangera sans limite. La règle du "tout ou rien" gouverne l'alimentation.Restriction et perte de contrôle : deux états de conscience fondamentalement opposés
Faire barrage à ses désirs alimentaires oblige à étouffer ses émotions et sensations, ses pensées personnelles, qui risqueraient de nous détourner de notre effort. Cette coupure avec son monde intérieur va de pair avec un centrage de l'attention sur le monde extérieur et les autres. La restriction s'accompagne donc d'un état d'hypervigilance mobilisateur, qu'il n'est pas possible de maintenir en permanence. Les moments de perte de contrôle servent de soupape et permettent de renouer avec un monde de sensations et de plaisirs corporels. La consommation des aliments interdits est vécue comme un moment de folie dont on n'est pas véritablement responsable, une parenthèse dans une alimentation par ailleurs sous contrôle. L’état mental “incontrôlé” est autant soi que l’état “hypercontrôlé”. Il s’agit en fait du côté pile et du côté face de la même médaille.Le terme "cellulite" ne correspond pas à la réalité
Le terme de cellulite bien que peu scientifique, n’en correspond pas moins à une réalité que les femmes connaissent hélas bien. En terme médical, il vaut mieux parler de: de graisse hypolipolytique de panniculite de lipodystrophie ...lisez plus
Le terme de cellulite bien que peu scientifique, n’en correspond pas moins à une réalité que les femmes connaissent hélas bien. En terme médical, il vaut mieux parler de:
- de graisse hypolipolytique
- de panniculite
- de lipodystrophie
- ou mieux de PANNICULOPATHIE OEDEMATEUSE FIBRO-SCLEROSE
La cellulite est liée à trois phénomènes
- Un trouble veino-capillaire-capillaire.
- Un déséquilibre entre lipolyse et lipogénèse adipocytaire (déséquilibre hormonal).
- Une inflammation du tissu conjonctif responsable d’un réseau trabéculaire qui emprisonne les lobules de graisses.
- La cellulite se situe à 2 niveaux : superficiel ou profond
- L’accumulation de la graisse de la couche profonde donne les formes qui ont recours à la liposculpture.
- L’excès de graisse dans la couche superficielle est lui aussi visible et ce d’autant plus que la présence de nombreux vaisseaux et trabécules conjonctives à ce niveau est responsable de la peau d’orange réceptive à l’application de produits topiques.
Stades I & II
Aspect pathologique : I stade cellulite oedème
La première conséquence de la stase des capillaires et des veinules est l'anormale perméabilité endothéliale qui a pour conséquence l'invasion du tissu : sur le schéma est représentée la dissociation des cellules adipeuses due au transsudat oedémateux.Stade III
Schéma d'un micronodule
Un certain nombre de cellules adipeuses altérées sont entourées et isolées du contexte tissulaire par l'intermédiaire d'une véritable capsule constituée de fibrilles collagènes sclérosées et privées de vaisseaux.Stade IV
Aspects pathologiques : IV stade cellulite-formation macronodule
La fusion de plusieurs micronodules aux dimensions microscopiques donne lieu à la formation du macronodule proprement dit, sensible à une palpation digitale attentive : c'est la "painful subcutaneous nodule" (nodule sous-cutané douloureux) de la liposclérose nodulaire au stade IV.Partage du sein : nature ou culture ?
Existe-t-il un mécanisme psycho-biologique prévu par la nature et poussant au sevrage chez les femmes enceintes (mécanisme qui inclurait les douleurs de mamelons et le sentiment d’irritation décrit plus haut) ? Ou est-ce un ...lisez plus
Existe-t-il un mécanisme psycho-biologique prévu par la nature et poussant au sevrage chez les femmes enceintes (mécanisme qui inclurait les douleurs de mamelons et le sentiment d’irritation décrit plus haut) ? Ou est-ce un phénomène culturel qui enjoint aux femmes de sevrer dès qu’elles se savent à nouveau enceintes, comme on leur enjoint, dans les sociétés traditionnelles, de ne pas donner le colostrum ?
Difficile de répondre à cette question. On peut bien sûr aller voir ce qui se passe chez les autres mammifères. Mais leur situation est très différente de la nôtre, puisqu’en règle générale, la femelle n’est en chaleur et ne redevient enceinte que lorsque le petit est sevré. On ne trouve donc pas, sauf exception, ce « chevauchement » de l’allaitement pendant la gestation. Par contre, on voit parfois des femelles allaiter des petits de portées différentes.
On connaît bien sûr le cas des kangourous, où les femelles peuvent allaiter deux petits d’âge différent, chacun ayant sa tétine et un lait spécifiquement adapté.
Chez les cebus, des singes d’Amérique du sud, les mères ne sèvrent leurs petits que lorsqu’elles sont fort avancées dans leur grossesse. Dans un documentaire qui a suivi une famille de chimpanzés sur plusieurs années, on voit à un moment la mère tenter de sevrer son dernier-né de 5 ans, et l’on comprend plus tard qu’elle est enceinte. Chez les bonobos, « il arrive que les mères finissent par nourrir deux petits en même temps ».
Chez les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, la question ne devait pas souvent se poser. En effet, leur mode de vie et leur mode d’allaitement engendraient des intervalles de trois à cinq ans entre les naissances. Ce n’est qu’avec le néolithique, la sédentarisation, le développement de l’agriculture et de l’élevage que les allaitements se sont raccourcis et les intervalles entre les naissances également.
Dans ces sociétés, quand une femme se retrouve enceinte alors qu’elle allaite encore, elle est censée sevrer immédiatement. Mais il y a des exceptions. Par exemple, dans l’émission « Bébés du monde », on voit une femme africaine allaiter son enfant alors qu’elle est visiblement enceinte.
Et même si, selon l’OMS, la grossesse est une des principales causes de sevrage dans les pays en développement, celui-ci n’est pas toujours immédiat. On sait par exemple que dans les années 70, environ 70 % des femmes enceintes de l’Inde rurale et urbaine pauvre allaitaient toujours. Dans les mêmes années, au Sénégal, 30 % des femmes tombaient enceintes alors qu’elles allaitaient ; parmi elles, 62 % allaitaient toujours à trois mois de grossesse, 19 % à six mois, et un peu moins de 4 % à neuf mois et après l’accouchement. Dans les zones rurales du Guatemala, une étude de 1990 avait trouvé 50 % de femmes tombant enceintes alors qu’elles allaitaient, 41 % allaitant encore pendant le second trimestre de grossesse, et 3 % au cours du troisième trimestre.
Chez les Yao, un peuple de Thaïlande, le sevrage s’achève vers 2 ans ou lorsque la mère est à nouveau enceinte. Les femmes yao considèrent qu’il est impossible de nourrir simultanément un enfant « de l’intérieur » et un autre « de l’extérieur ». Mais ce principe n’est plus appliqué une fois la grossesse terminée : quand sa mère allaite le cadet, l’aîné quémande du lait qui ne lui est jamais refusé.
Sur l’île de Pohnpei, en Micronésie, l’allaitement s’arrête aux trois mois de grossesse, mais reprend éventuellement après l’accouchement. D’autres cas de co-allaitement sont attestés en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Mali, en Mongolie…
Dans les pays occidentaux, on ne trouve pour le moment d’allaitement pendant la grossesse et de co-allaitement que dans des sous-cultures comme les membres de La Leche League. Une étude faite par Kathleen Kendall-Tackett et Muriel Sugarman en 1995 sur un groupe de 179 mères LLL ayant allaité au moins six mois a ainsi montré que 61 % d’entre elles avaient allaité enceintes et 38 % avaient co-allaité.
Alors, nature ou culture ? Impossible de répondre. Mieux vaut se poser une autre question : est-ce que je me sens ou non capable de m’occuper de deux petits d’âges rapprochés, avec ce que cela implique de maternage proximal, d’allaitement long, etc. ? La façon dont on répond à cette question (à laquelle il est d’ailleurs bien difficile de répondre avant d’y être…) conditionnera l’intervalle souhaité entre les naissances et l’envie ou non de se lancer dans l’aventure du co-allaitement. D’ailleurs, un certain nombre de femmes qui témoignent dans les pages qui suivent le disent : je ne regrette pas d’avoir co-allaité, mais pour la prochaine naissance, j’attendrai que cet enfant soit sevré !
Difficile de répondre à cette question. On peut bien sûr aller voir ce qui se passe chez les autres mammifères. Mais leur situation est très différente de la nôtre, puisqu’en règle générale, la femelle n’est en chaleur et ne redevient enceinte que lorsque le petit est sevré. On ne trouve donc pas, sauf exception, ce « chevauchement » de l’allaitement pendant la gestation. Par contre, on voit parfois des femelles allaiter des petits de portées différentes.
On connaît bien sûr le cas des kangourous, où les femelles peuvent allaiter deux petits d’âge différent, chacun ayant sa tétine et un lait spécifiquement adapté.
Chez les cebus, des singes d’Amérique du sud, les mères ne sèvrent leurs petits que lorsqu’elles sont fort avancées dans leur grossesse. Dans un documentaire qui a suivi une famille de chimpanzés sur plusieurs années, on voit à un moment la mère tenter de sevrer son dernier-né de 5 ans, et l’on comprend plus tard qu’elle est enceinte. Chez les bonobos, « il arrive que les mères finissent par nourrir deux petits en même temps ».
Chez les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, la question ne devait pas souvent se poser. En effet, leur mode de vie et leur mode d’allaitement engendraient des intervalles de trois à cinq ans entre les naissances. Ce n’est qu’avec le néolithique, la sédentarisation, le développement de l’agriculture et de l’élevage que les allaitements se sont raccourcis et les intervalles entre les naissances également.
Dans ces sociétés, quand une femme se retrouve enceinte alors qu’elle allaite encore, elle est censée sevrer immédiatement. Mais il y a des exceptions. Par exemple, dans l’émission « Bébés du monde », on voit une femme africaine allaiter son enfant alors qu’elle est visiblement enceinte.
Et même si, selon l’OMS, la grossesse est une des principales causes de sevrage dans les pays en développement, celui-ci n’est pas toujours immédiat. On sait par exemple que dans les années 70, environ 70 % des femmes enceintes de l’Inde rurale et urbaine pauvre allaitaient toujours. Dans les mêmes années, au Sénégal, 30 % des femmes tombaient enceintes alors qu’elles allaitaient ; parmi elles, 62 % allaitaient toujours à trois mois de grossesse, 19 % à six mois, et un peu moins de 4 % à neuf mois et après l’accouchement. Dans les zones rurales du Guatemala, une étude de 1990 avait trouvé 50 % de femmes tombant enceintes alors qu’elles allaitaient, 41 % allaitant encore pendant le second trimestre de grossesse, et 3 % au cours du troisième trimestre.
Chez les Yao, un peuple de Thaïlande, le sevrage s’achève vers 2 ans ou lorsque la mère est à nouveau enceinte. Les femmes yao considèrent qu’il est impossible de nourrir simultanément un enfant « de l’intérieur » et un autre « de l’extérieur ». Mais ce principe n’est plus appliqué une fois la grossesse terminée : quand sa mère allaite le cadet, l’aîné quémande du lait qui ne lui est jamais refusé.
Sur l’île de Pohnpei, en Micronésie, l’allaitement s’arrête aux trois mois de grossesse, mais reprend éventuellement après l’accouchement. D’autres cas de co-allaitement sont attestés en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Mali, en Mongolie…
Dans les pays occidentaux, on ne trouve pour le moment d’allaitement pendant la grossesse et de co-allaitement que dans des sous-cultures comme les membres de La Leche League. Une étude faite par Kathleen Kendall-Tackett et Muriel Sugarman en 1995 sur un groupe de 179 mères LLL ayant allaité au moins six mois a ainsi montré que 61 % d’entre elles avaient allaité enceintes et 38 % avaient co-allaité.
Alors, nature ou culture ? Impossible de répondre. Mieux vaut se poser une autre question : est-ce que je me sens ou non capable de m’occuper de deux petits d’âges rapprochés, avec ce que cela implique de maternage proximal, d’allaitement long, etc. ? La façon dont on répond à cette question (à laquelle il est d’ailleurs bien difficile de répondre avant d’y être…) conditionnera l’intervalle souhaité entre les naissances et l’envie ou non de se lancer dans l’aventure du co-allaitement. D’ailleurs, un certain nombre de femmes qui témoignent dans les pages qui suivent le disent : je ne regrette pas d’avoir co-allaité, mais pour la prochaine naissance, j’attendrai que cet enfant soit sevré !
Le surpoids et l'obésité, causes et conséquences
L'obésité Ce qui est VRAI : un adulte sur 5, en France, est en surpoids Aux États-Unis, le surpoids concerne un adulte sur 3. La surcharge pondérale est devenue un problème préoccupant pour le monde occidental dans son ensem...lisez plus
L'obésité
Ce qui est VRAI : un adulte sur 5, en France, est en surpoids
- Aux États-Unis, le surpoids concerne un adulte sur 3. La surcharge pondérale est devenue un problème préoccupant pour le monde occidental dans son ensemble.
- Le surpoids est un facteur de risque du point de vue de la santé. Ou du moins, une surcharge en graisses au niveau de l'abdomen (obésité dite androïde car plus fréquente chez les hommes, ou en pomme) est néfaste de ce point de vue. Mais un excès de graisses au niveau des cuisses et des fesses (obésité dite gynoïde ou en poire, plus fréquente chez les femmes) ne semble pas avoir le même retentissement. L'obésité dite androïde favorise les troubles cardio-vasculaires et l'hypertension artérielle, le diabète ainsi que, peut-être, les cancers du sein, de la prostate et du côlon. Ce type d'obésité diminue l'espérance de vie. De plus, la personne en surcharge pondérale souffre le plus souvent d'inconfort physique, ainsi que de problèmes articulaires.
- Le surpoids est un facteur de rejet social : les gros sont considérés comme laids et peu attirants, comme des personnes manquant de volonté, avides de relations et envahissantes. Ils sont clairement pénalisés à la fois dans leur vie professionnelle et dans leur vie privée.
Ce qui est FAUX : quand on est en surpoids, on doit impérativement maigrir
- Les personnes ayant un surpoids modéré (c'est-à-dire un Indice de masse corporel, ou IMC, en anglais BMI, inférieur ou égal à 27 kg/m2) peuvent certes estimer que leur corps ne respecte pas les canons de la mode de notre époque, mais leur surpoids modeste n'a pas de conséquence néfaste sur leur état de santé. Une obésité moyenne (IMC supérieur à 27,8 pour un homme et 27,9 pour une femme) peut avoir des conséquences sur la santé et la longévité, mais ce sont surtout les personnes ayant une obésité dite massive (IMC à partir de 31,1 pour un homme et 32,3 pour une femme) qui souffrent de leur obésité sur le plan biologique. Pour ces dernières, devenir un "obèse moyen", c'est-à-dire un individu un peu enveloppé (sans devenir mince pour autant) améliorera considérablement leur état de santé.
- Avant de chercher à maigrir, il faut savoir que perdre du poids durablement est une entreprise difficile: si 75 % des personnes qui font des régimes maigrissent effectivement dans un premier temps, seulement 5 à 15% des personnes ne reprennent pas le poids perdu (évalué sur une durée de 5 ans).
- Les régimes amaigrissants font généralement dans bien des cas, sur le long terme, PRENDRE du poids dans la mesure où ils sont habituellement suivis d'un rebond pondéral plus ou moins important selon l'intensité de la restriction calorique.
- La restriction que les personnes en surpoids s'imposent pour maigrir, non seulement ne les font pas maigrir, mais favorisent fréquemment l'apparition de troubles du comportement alimentaire, de baisse de l'estime de soi, de dépression, voire de troubles de la personnalité.
Génétique : tendance ou fatalité ?
Ce qui est VRAI : certaines obésités sont fortement influencées par la génétique
- Un enfant dont les deux parents sont obèses a un risque d'obésité trois fois supérieur à celui d'un enfant ayant deux parents minces. Lorsqu'un seul des parents est obèse, l'enfant a 40 % de chances de le devenir et si les deux parents le sont, le risque est alors de 80 % ! Il chute à 10 % si les deux parents sont minces.
- Cette prédisposition héréditaire à l'obésité se traduit par une augmentation du rendement métabolique: l’organisme parvient à fabriquer de la graisse avec un minimum de nourriture, puis économise ces réserves, ne les utilisant qu’avec parcimonie. Il est probable que cette caractéristique génétique a représenté un avantage pour ses aïeux : les faibles consommateurs de nourriture, ceux à qui un rien profite, devaient vraisemblablement mieux survivre en période de famine que les individus gaspilleurs de calories. Mais en période d'abondance, ce rendement métabolique performant aboutit à un stockage excessif de graisses de réserve.
Ce qui est FAUX : si on est porteur d'une hérédité défavorable, mincir et rester mince sont impossibles
Être génétiquement prédisposé à prendre du poids ne signifie pas qu'on ne peut pas être mince et le rester, mais que cela demandera qu'on porte une attention particulière à sa façon de s'alimenter, à ses dépenses énergétiques, à toutes les situations qui pourraient conduire à manger plus que nécessaire.- Les gènes s'expriment avant tout quand ils interagissent avec l'environnement. Ainsi, par exemple, dans des conditions de sédentarité et de suralimentation, des individus génétiquement prédisposés développeront un surpoids. Entre des individus prédisposés et des individus qui ne le sont pas, l'environnement est le même (sédentarité et suralimentation), les gènes sont différents mais c'est l'interaction gène-environnement qui va produire des effets différents sur des individus génétiquement différents. Si on ne peut agir sur ses gènes, on a par contre toute latitude pour agir sur son environnement (lutte contre la sédentarité, alimentation, problématique psychologique…)
Un environnement qui pousse à manger en excès
Ce qui est VRAI : il est facile de devenir gros dans une société pléthorique, où de nombreuses nourritures appétissantes sont aisément disponibles.- Un environnement riche en nourritures toutes aussi délicieuses les unes que les autres procure de multiples tentations. Nombre d'entre nous se comportent en nouveaux riches qui, après avoir manqué, veulent "tout, tout de suite".
- Une société qui privilégie les aspects quantitatifs au détriment de la qualité, qui considère que plus est forcément mieux, crée un état d'esprit favorable à la surconsommation.
- Certains tentent de faire comme si leurs aliments préférés avaient cessé d'exister, comme s'ils étaient un poison pur et simple. Si les gâteaux n’existent pas ou sont du poison, on cesse d’en avoir envie.
- Une telle stratégie s'effondre dès lors qu'on consomme une bouchée des aliments dont on nie l'existence. On en mange alors tant et plus.
- C'est donc "en faisant la paix" avec ses aliments préférés, c'est-à-dire en devenant capable d'en manger en fonction de son appétit du moment, qu'on sortira du piège du "tout ou rien", du cycle privation-excès. Un travail sur le comportement alimentaire s'impose comme nécessaire dans nombre de cas (voir une autre approche de l'amincissement).
Manger pour masquer ses difficultés psychologiques et relationnelles
Ce qui est VRAI : on peut manger en excès en raison de difficultés psychologiques et émotionnelles.- Les problèmes psychologiques et relationnels peuvent entraîner des modifications quantitatives et qualitatives dans la façon de manger, et ceci parfois à l'insu même de la personne qui peut ne pas avoir conscience de ce changement.
- On mange aussi en excès pour s'anesthésier, étouffer des pensées, des émotions, des sentiments douloureux. Certains se plaignent d'une sensation douloureuse de vide intérieur, tandis que d'autres (ou les mêmes) parlent plutôt de trop-plein. Manger devient alors un moyen de ne pas penser, de masquer les problèmes.
- Manger procure un plaisir facile et immédiat, qui permet de combattre tout à la fois le vide interne, une insatisfaction globale, l'anxiété, un état de dépression.
- Manger représente aussi une manière de dissimuler son agressivité sa violence. Des expressions comme " je l’aurais bouffé " ou "j’ai ravalé ma haine " illustrent bien le passage dans le corps d’émotions inexprimables.
- Les problèmes psychologiques et relationnels que l'on se masquait en mangeant sont plus que jamais présents du fait qu'on ne recourt plus à ce système de défense.
- Être mince, c'est être au pied du mur : on n'a plus d'excuse pour ne pas séduire et avoir une vie affective plus riche, réussir sur tous les plans.
- L'aide psychologique doit être adaptée au niveau des difficultés rencontrées. Il peut s'agir d'un soutien psychologique, d'une thérapie cognitive et comportementale de moyenne durée, d'une psychothérapie faisant référence à la psychanalyse, aux thérapies projectives, à d'autres écoles de pensée.
- Certes, presque toujours, maigrir durablement est difficile et nécessite une remise en question qui déborde le champ alimentaire, mais vu sous cet angle, c'est aussi une aventure qui peut enrichir la vie.
Lorsque les problèmes de poids se compliquent de troubles du comportement alimentaire, et vice-versa
- Toutes les personnes en surpoids n'ont pas de troubles du comportement alimentaire comme des boulimies ou des compulsions alimentaires incontrôlables. Mais ces troubles ne sont pas rares, surtout chez les personnes en surpoids qui s'imposent des privations ou qui mettent en place des interdits afin de contrôler leur poids.
- La pratique des régimes amaigrissants favorise la restriction cognitive, avec des pertes de contrôle alimentaires qui, elles-mêmes, entraînent des prises de poids. On est donc clairement dans un cercle vicieux!
- Lorsque des troubles du comportement alimentaire sont présents, leur traitement est prioritaire, avant tout effort d'amaigrissement. Dans de telles situations, les méthodes amaigrissantes ne peuvent qu'échouer et aggraver les boulimies et autres compulsions.
Le traitement liposculpture
Qu'appelle-t-on une liposculpture? La liposculpture est une technique qui permet d'effacer en une seule séance plusieurs centimètres de bourrelets. Les régimes même les plus draconiens ne viennent pas à bout de ces formes disgracieu...lisez plus
Qu'appelle-t-on une liposculpture?
La liposculpture est une technique qui permet d'effacer en une seule séance plusieurs centimètres de bourrelets. Les régimes même les plus draconiens ne viennent pas à bout de ces formes disgracieuses. Les sports les plus exigeants sont également impuissants. Depuis plusieurs années, les techniques de médecine esthétique se sont affinées pour atteindre aujourd'hui une efficacité jamais égalée. La liposculpture trouve ses lettres de noblesse en remplaçant des interventions lourdes aux conséquences cicatricielles importantes.Les meilleures indications
Cette technique a pour but de corriger les excès adipeux localisés répartis en différentes régions du corps comme illustrés sur ce schéma. Nous sommes passés de la lipoaspiration traumatisante aux complications fréquentes et aux résultats aléatoires à des techniques de liposculpture moins traumatisantes et aux bénéfices esthétiques quasi constants. Cependant le résultat esthétique dépend, et pour beaucoup, de l'élasticité cutanée et de ses possibilités de rétraction. Actuellement, la liposculpture permet de repousser plus loin la capacité de rétraction de la peau.Quand faire une liposculpture?
- Adiposités localisées
- Elément déclenchant d ’une perte de poids arrêtée
La consultation pré-opératoire
Elle est indispensable et doit avoir lieu au minimum 10 à 15 jours avant l'intervention, afin de vous laisser tout le temps de réflexion nécessaire à une prise de décision raisonnée. Le patient est examiné : poids, taille, tension artérielle et examen clinique général. Une série d'examens pré-opératoires indispensables seront réalisés : électrocardiogramme, prise de sang, remise du questionnaire pré-opératoire et remise du résumé de questions/réponses Le médecin vous expliquera toutes les modalités pratiques en vue de l'intervention ainsi que les suites opératoires. Le patient exprimera ses souhaits et avec le médecin, il précisera avec précision les zones à opérer.L'intervention elle-même
Quel type d'anesthésie sera pratiquée ? Nos interventions se pratiquent toujours sous anesthésie locale. Dans certains cas, lorsque la quantité de graisse à retirer et le nombre de localisation est plus important, il est nécessaire de faire plusieurs séances. Comment se déroule l'intervention ? Afin de surveiller son rythme cardiaque, des électrodes seront branchées. Le médecin pratiquera une anesthésie locale. Il injectera une solution anesthésiante afin de liquéfier la graisse. (C'est la partie la plus longue de l'intervention). Une fois qu'elle sera terminée, la graisse sera aspirée avec douceur à l'aide du Lipomatic.. Nous refermons les incisions (maximum 4 mn) sans point de suture. La cicatrice sera d'autant moins visible. Le travail terminé, le médecin fera le pansement et vous demandera d'enfiler un lipopanty. Quelle est la durée de l'intervention ? La durée dépend du nombre de localisation et peut durer de 1 à 2 heures.Les suites opératoires
Elles sont bien évidemment fonction de l'importance de l'opération. La liposculpture n'est pas douloureuse en elle-même, vous ressentirez une gêne lors de l'anesthésie et pendant les quelques jours qui suivent l'intervention. Les inconvénients habituels sont les gonflements et les ecchymoses qui peuvent être différents selon les patients, mais qui restent tout à fait raisonnables et de toute façon, temporaires. Il faudra éviter toute exposition solaire (soleil ou rayon UV) tant qu'il y aura des bleus. Le résultat, quant à lui, apparaît donc progressivement et sa qualité est fonction de l'élasticité et la tonicité de la peau. Il se verra après trois mois et évoluera pendant plusieurs mois.Y-a-t-il des complications ?
Comme toute intervention médicale, une liposculpture peut avoir quelques rares complications. En général, elle comporte très peu de conséquences locales durables. L'œdème et les ecchymoses se résorbent rapidement. Quant à la rétraction de la peau, il s'agit d'une réaction de type individuelle qu'il est difficile de prévoir en totalité. Enfin, il est possible que le résultat ne soit pas complètement homogène, ceci pouvant être dû à un amas graisseux localisé résiduel. Dans ce cas, une retouche gratuite pourra être pratiquée 3 à 6 mois après l'intervention pour homogénéiser le résultat.Quelles sont les précautions à prendre après une lipoaspiration ?
Le nombre de cellules graisseuses est supposé définitif et il n'apparaît pas, à priori, de nouvelles cellules graisseuses. De ce fait, la lipoaspiration autorise un résultat durable voire définitif. Bien évidemment, une surcharge pondérale se traduira par une augmentation de poids et donc par une augmentation de volume qui se répartira de façon harmonieuse. Il y a donc lieu, dans les suites opératoires, de suivre un équilibre alimentaire raisonnable ,mais pas nécessairement rigoureux.Manque de lait ! mythe ou réalité ?
Quand il y a une cause physiologique D'après une expérience clinique limitée dans des pays industrialisés, il apparaît que l'insuffisance de la lactation due à des causes purement physiologiques ne représente au maximum que de...lisez plus
Quand il y a une cause physiologique
D'après une expérience clinique limitée dans des pays industrialisés, il apparaît que l'insuffisance de la lactation due à des causes purement physiologiques ne représente au maximum que de 1 à 5% des cas. Des observations faites dans des sociétés traditionnelles semblent indiquer des chiffres encore plus bas.Que recouvrent ces quelques % ?
D'abord des femmes dont la glande mammaire s'est mal développée dès la vie embryonnaire (agénésie) ou à la puberté (hypoplasie). Une telle anomalie (qu'on peut soupçonner si les seins, déjà petits, ne changent pas du tout de volume en cours de grossesse) est rarissime et, de plus, souvent unilatérale. Ensuite - mais c'est là aussi très peu fréquent - des femmes atteintes d'un trouble hormonal important (trouble de l'axe hypothalamo-hypophysaire, en général connu avant la grossesse, car il entraîne d'autres troubles endocriniens). Il ne faut pas oublier le cas des femmes qui ont subi une intervention chirurgicale aux seins. Plus que la chirurgie d'augmentation, la chirurgie de réduction mammaire peut avoir des conséquences sur la lactation. Plus la masse enlevée a été importante, plus la glande mammaire est susceptible d'avoir été lésée. Il est alors presque inévitable que des canaux lactifères aient été sectionnés. Et si le mamelon a été déplacé et repositionné, ce sont tous les nerfs et tous les canaux lactifères qui auront été sectionnés.Cela dit, il est impossible de prédire le devenir de l'allaitement, qui est très souvent possible, même s'il pourra être nécessaire de donner des compléments. Le seul moyen de savoir est... d'essayer ! D'autres causes possibles du manque de lait incluent : une grande fatigue ; un stress, un deuil, une dépression sévère ; une hémorragie grave en tout début de lactation ; une maladie de la mère chronique (hypothyroïdie non traitée, diabète non équilibré, anémie sévère) ou aiguë (en cas de fièvre, il est fréquent qu'on mange et boive peu, ce qui peut entraîner une baisse momentanée de la lactation) ; une alimentation gravement carencée en quantité et/ou en qualité, ce qui est rarement le cas en France; une déshydratation; une rétention placentaire (par persistance des hormones de la grossesse) ; la prise de certains médicaments (Parlodel° parfois donné en routine, pilule contraceptive contenant des oestrogènes, Atropine, diurétiques, certaines tisanes...) ; une nouvelle grossesse.
Quand la conduite de l'allaitement est en cause
Dans l'immense majorité des cas cependant, la cause du manque - réel - de lait n'est pas physiologique, mais tient à une non-compréhension de la base même de la lactation : la loi de l'offre et de la demande, qui fait que plus le bébé tète, plus il y a de lait, moins le bébé tète, moins il y a de lait. Quand une mère manque de lait dans les premiers temps de l'allaitement, c'est très souvent parce qu'elle a suivi les conseils erronés qu'elle a reçus : mise au sein retardée, séparation d'avec le bébé pour la nuit, limitation du nombre des tétées, limitation de la durée des tétées, respect absolu d'un écart minimum entre les tétées, un seul sein par tétée. Dans la plupart des cas, il suffirait alors de laisser le bébé téter vraiment à la demande (à condition qu'elle soit assez fréquente) pour voir la lactation augmenter très rapidement.Malheureusement, très souvent, dans les cas où le nouveau-né perd trop de poids, ne reprend pas assez vite son poids de naissance, ne prend pas assez de poids, on va dire à la mère : "Vous n'avez pas assez de lait, il faut donner des compléments". Compléments qui, en plus de tous leurs effets iatrogènes possibles (confusion sein-tétine entraînant des problèmes de succion et des douleurs de mamelons, risque d'allergie, perturbation de la flore intestinale) vont accentuer l'insuffisance de la lactation. En effet, le bébé, "calé" par les compléments, va moins téter, moins stimuler les seins. Moins de lait va être fabriqué, et l'on rentre dans un cercle vicieux rapidement infernal : le bébé, de plus en plus frustré au sein, va réclamer des compléments de plus en plus importants, ira même jusqu'à refuser le sein. Et voilà comment tant de bébés sont sevrés du sein au bout de dix ou quinze jours, sans que la mère comprenne ce qui s'est passé...
Quand il y a des problèmes de succion
L'allaitement étant par définition une relation à deux, les problèmes peuvent également venir du bébé. S'il tète peu et/ou mal, il ne va pas stimuler correctement les seins et les terminaisons nerveuses de l'aréole. Le message enjoignant de faire fabriquer du lait ne va pas bien arriver au cerveau, et l'on peut ainsi aboutir à une insuffisance de la lactation. Ces problèmes de succion peuvent être là dès la naissance : bébé somnolent, léthargique, hypotonique, parfois suite aux anesthésiques donnés à la mère pendant l'accouchement ; mais aussi bébé hypertonique ; prématurité, post-maturité, retard de croissance intra-utérin ; anoxie, hypoxie ; trisomie, anomalies génétiques ; myasthénie, maladies neuro-musculaires ; pathologies de la bouche. Ils peuvent apparaîtrent en cas d'ictère sévère qui, ainsi que la photothérapie, rend le bébé somnolent, et en cas de muguet important qui peut rendre la tétée douloureuse.Mais dans la plupart des cas, ils sont malheureusement créés de toutes pièces par une conduite inappropriée de l'allaitement. Notamment par le don de biberons de complément qui chez beaucoup de bébés, vont entraîner une confusion sein-tétine : la façon de prendre le biberon et la façon de téter le sein étant complètement différentes, ces bébés, surtout s'ils ne savent pas très bien téter au départ, ne sauront plus du tout le faire après un seul biberon. Les "bouts de sein" présentent le même risque de confusion sein-tétine. De plus, la bouche du bébé n'étant plus alors en contact direct avec l'aréole, les terminaisons nerveuses de celle-ci sont mal stimulées, le message envoyé au cerveau plus faible, et par conséquent la quantité de lait produite baisse et peut se révéler rapidement insuffisante (selon une étude anglaise, le "manque à gagner" représente de 20 à 60% selon les modèles de bouts de sein).
Les fausses alertes
Pour finir, on peut aussi mentionner tous les cas où la mère et/ou son entourage croient à tort à une insuffisance de la lactation. Il est bien sûr impossible de les chiffrer, mais à entendre les histoires qui se racontent, ils doivent être relativement nombreux. Il y a d'abord le bébé qui "réclame" beaucoup, qui voudrait être toujours au sein, qui dort peu, etc. Il se peut que la conduite de l'allaitement soit à revoir, il se peut que ce soit un bébé "aux besoins intenses" ou un bébé qui a un besoin de succion particulièrement développé. Malheureuse-ment, cela va trop souvent être interprété comme le signe que le bébé meurt de faim, et qu'il faut lui donner des biberons...Beaucoup de mères, ensuite, croient qu'elles n'ont plus de lait quand, l'allaitement bien établi, leurs seins redeviennent souples et moins volumineux, et ne coulent plus entre les tétées. Ce qui est un bon signe d'adaptation et un gain de confort, et non pas une baisse de lait ! Enfin, quand les bébés grandissent, ils ont à certaines périodes des "poussées de croissance" (où ils peuvent prendre jusqu'à deux centimètres en moins d'une journée (!) pendant lesquelles ils ont brutalement besoin de plus de lait. Une seule chose à faire alors : leur donner plus souvent à téter, comme ils ne manquent d'ailleurs pas de le demander ! Et ne pas croire qu'on n'a "plus assez de lait"...
En conclusion
De ce qui précède, on peut conclure qu'il est très rare de ne pas pouvoir remédier à une insuffisance de la lactation, même quand la cause en est physiologique. Encore faut-il savoir faire un diagnostic correct, apporter des solutions adaptées qui remettent l'allaitement sur ses rails, et aussi ne pas être aveuglé par le fait que le bébé est allaité au point de ne pas aller chercher plus loin une pathologie possible. On voit encore trop souvent des bébés qui ne prennent pas de poids, ce dont on rend responsable la quantité ou la qualité du lait de la mère, pour s'apercevoir ensuite qu'une infection urinaire en est la cause...Quand les bébés tètent mal
Beaucoup d'échecs précoces de l'allaitement sont liés à de supposés problèmes de succion chez l'enfant. Quand elles en parlent, les mères disent des choses comme : mon bébé ne savait pas téter, mon b&eacut...lisez plus
Beaucoup d'échecs précoces de l'allaitement sont liés à de supposés problèmes de succion chez l'enfant. Quand elles en parlent, les mères disent des choses comme : mon bébé ne savait pas téter, mon bébé tétait mal, mon bébé ne faisait que mâchouiller le mamelon, mon bébé s'énervait au sein... Il est vrai qu'un tel tableau peut engendrer à la fois des douleurs de mamelons chez la mère, et une insatisfaction chez le bébé, toutes "bonnes raisons" pour arrêter l'allaitement. Et pourtant... Comme pour la plupart des problèmes rencontrés en début d'allaitement, il s'agit dans leur immense majorité de problèmes induits par une mauvaise conduite de l'allaitement, et qui auraient donc pu et dû être évités.
En effet, quand un bébé nourri au sein tète au biberon de la façon décrite plus haut, il est immédiatement submergé par un flot de liquide. Cela l'oblige à ralentir l'écoulement du lait avec sa langue pour éviter de suffoquer. Ses lèvres se serrent sur la tétine rigide, et ses mâchoires n'ont rien à faire. Le lait coule immédiatement sans qu'il ait à attendre un réflexe d'éjection. Si ensuite, il se met à téter le sein de la même façon (langue au bout du mamelon au lieu d'être sous le sein, gencives pincées sur le mamelon), il n'obtient pas grand chose et il risque fort de provoquer des douleurs de mamelons.
Autres problèmes de succion "iatrogènes" : ceux dûs à un engorgement important chez la mère, lui-même souvent dû à une mise au sein tardive ou à des tétées trop espacées et courtes. Le sein est alors tellement gros et tendu que le bébé n'arrive pas à le prendre en bouche. Et n'oublions pas les problèmes causés par une mauvaise position du bébé au sein : lorsque l'enfant est trop loin du sein, doit tourner la tête pour téter, il n'a pas le sein suffisamment loin dans la bouche pour que cela déclenche un réflexe de succion efficace.
Notons tout d'abord qu'un bon nombre de ces problèmes pourraient sans doute être évités si les conditions entourant la naissance et les tout premiers jours étaient différentes. On sait par exemple que le risque d'ictère est très fortement diminué lorsque l'enfant est allaité fréquemment dès le début. Ces enfants, au cours des premiers jours, des premières semaines (voire des premiers mois, mais c'est très rare), n'arrivent pas à coordonner suffisamment leurs mouvements de langue et de mâchoires pour obtenir une succion-déglutition efficace. Ils passent souvent "toute la journée" au sein, sont très toniques ou au contraire apathiques, endormis, tétant peu souvent.
Le temps et parfois la rééducation de la succion ainsi que l'utilisation de diverses techniques particulières (alimentation au doigt, à la tasse, utilisation du Dispositif Auxiliaire de l'Allaitement), permettent de passer ce cap difficile. Les difficultés évoluent toujours vers l'amélioration, sans que l'on puisse dire au bout de combien de temps le problème sera réglé, le délai étant très variable d'un bébé à un autre
Comment les bébés tètent
Pour bien comprendre les problèmes de succion, qu'ils soient endogènes ou iatrogènes, le mieux est de commencer par étudier ce qu'est une bonne succion du sein. Au sein, les mâchoires et la langue du bébé doivent travailler ensemble de façon coordonnée. Quand le bébé prend le sein, sa langue prend la forme d'une gouttière sous le sein, et appuie rythmiquement, pressant le sein de sa mère contre son palais. Ceci aplatit et allonge la chair de l'aréole (située derrière le mamelon). Alors l'arrière de la langue forme une gouttière antéro-postérieure, qui permet au lait de couler du mamelon. Ensuite, le bébé avale et respire. Les lèvres du bébé sont retroussées et pressées contre le sein pour maintenir la succion.La confusion sein/tétine
L'exemple typique des problèmes de succion iatrogènes est celui de la confusion sein/tétine. Les biberons et les tétines semblent tellement faire partie intégrante de la vie des enfants de nos sociétés occidentales, que peu de personnes (à commencer par les professionnels de santé) sont prêtes à admettre qu'ils puissent être nuisibles et compromettre le démarrage de l'allaitement. Pourtant, un grand nombre de bébés, sans doute une majorité, sont déroutés s'ils doivent téter une tétine en plus du sein pendant les trois à quatre semaines qui suivent la naissance. Pour certains bébés, il faudra une semaine avant qu'ils présentent des signes de confusion. Pour d'autres, un ou deux biberons (ou autres tétines, par exemple des bouts de sein en silicone) suffiront pour provoquer des problèmes.En effet, quand un bébé nourri au sein tète au biberon de la façon décrite plus haut, il est immédiatement submergé par un flot de liquide. Cela l'oblige à ralentir l'écoulement du lait avec sa langue pour éviter de suffoquer. Ses lèvres se serrent sur la tétine rigide, et ses mâchoires n'ont rien à faire. Le lait coule immédiatement sans qu'il ait à attendre un réflexe d'éjection. Si ensuite, il se met à téter le sein de la même façon (langue au bout du mamelon au lieu d'être sous le sein, gencives pincées sur le mamelon), il n'obtient pas grand chose et il risque fort de provoquer des douleurs de mamelons.
Autres problèmes de succion "iatrogènes" : ceux dûs à un engorgement important chez la mère, lui-même souvent dû à une mise au sein tardive ou à des tétées trop espacées et courtes. Le sein est alors tellement gros et tendu que le bébé n'arrive pas à le prendre en bouche. Et n'oublions pas les problèmes causés par une mauvaise position du bébé au sein : lorsque l'enfant est trop loin du sein, doit tourner la tête pour téter, il n'a pas le sein suffisamment loin dans la bouche pour que cela déclenche un réflexe de succion efficace.
Les bébés qui ont une succion faible
L'immense majorité des bébés nés à terme en bonne santé savent téter et déglutir dès la naissance, et n'auront pas de problèmes si l'on ne vient pas interférer avec des biberons de complément ou autres tétines. Néanmoins, un petit nombre d'enfants n'arrive pas à téter efficacement. Les raisons les plus courantes sont, outre la prématurité, les perturbations pendant la période néonatale (hypoglycémie, hypoxie, ictère, anesthésie et analgésie de la mère pendant l'accouchement, y compris la péridurale...), et ce qu'on appelle "immaturité du système nerveux central".Notons tout d'abord qu'un bon nombre de ces problèmes pourraient sans doute être évités si les conditions entourant la naissance et les tout premiers jours étaient différentes. On sait par exemple que le risque d'ictère est très fortement diminué lorsque l'enfant est allaité fréquemment dès le début. Ces enfants, au cours des premiers jours, des premières semaines (voire des premiers mois, mais c'est très rare), n'arrivent pas à coordonner suffisamment leurs mouvements de langue et de mâchoires pour obtenir une succion-déglutition efficace. Ils passent souvent "toute la journée" au sein, sont très toniques ou au contraire apathiques, endormis, tétant peu souvent.
Le temps et parfois la rééducation de la succion ainsi que l'utilisation de diverses techniques particulières (alimentation au doigt, à la tasse, utilisation du Dispositif Auxiliaire de l'Allaitement), permettent de passer ce cap difficile. Les difficultés évoluent toujours vers l'amélioration, sans que l'on puisse dire au bout de combien de temps le problème sera réglé, le délai étant très variable d'un bébé à un autre
Les problèmes de langue
Quand on a bien compris comment fait le bébé pour téter, on comprend que tout ce qui empêche la langue de se placer correctement sous l'aréole peut entraîner des problèmes de succion.Le frein de la langue trop court
Un certain nombre de problèmes de succion sont dûs à un frein de la langue trop court. En effet, quand c'est le cas, le frein tire sur la langue, et empêche la pointe de la langue de se placer correctement, c'est-à-dire sous le mamelon et l'aréole et sur la gencive inférieure. Quand l'examen du bébé confirme le fait que sa langue ne peut pas recouvrir, voire même parfois atteindre la gencive inférieure (il peut arriver que le frein tire tellement sur la langue que sa pointe soit en forme de coeur stylisé), la solution est de faire couper le frein par un pédiatre, un médecin stomatologue, un chirurgien ou un dentiste. La mère peut allaiter son bébé immédiatement après, et généralement l'allaitement se passe tout de suite beaucoup mieux.La langue rétractée
Là aussi, bien que ce ne soit pas dû à un frein trop court, la langue est mal placée : elle est repoussée vers l'arrière, et frotte sur les côtés des mamelons. La pointe de la langue peut aussi heurter de façon répétée l'extrêmité du mamelon. Dans de rares cas, cela est dû au fait que le bébé est né avec une langue particulièrement courte.La langue qui s'enroule vers le haut
Dans ce cas, non seulement la langue n'est pas bien placée sous le sein, mais elle est carrément au-dessus ! La succion est bien sûr impossible, et les mamelons de la mère risquent de particulièrement souffrir (le frein peut notamment frotter sur le mamelon et provoquer une plaie). Comme dans le cas précédent, une telle position est bien souvent le résultat d'une confusion sein/tétine, mais on voit aussi des bébés souffrant d'allergies, qui utilisent leur langue pour gratter leur palais qui les démange...Autres problèmes
Les bébés trisomiques ont une langue très grosse, qui a tendance à la protusion, ce qui entraîne des problèmes de succion et demande beaucoup de patience à la mère. Quelques rares bébés vont naître avec une paralysie plus ou moins totale de la langue (parfois à la suite d'une naissance traumatique).Le réflexe d'extrusion de la langue
On pense généralement que le réflexe de protusion de la langue est un mécanisme de survie, destiné à repousser tout objet placé dans la bouche du bébé, afin d'éviter son inhalation. Ce réflexe disparaît entre 4 et 6 mois, avec la maturation de la motricité orale, et explique pourquoi il est si difficile de faire avaler des solides à un petit bébé : il repousse avec sa langue les aliments introduits dans sa bouche. Quand le bébé place sa langue sur la gencive inférieure pour attirer le sein dans la bouche afin de pouvoir téter, on peut considérer cela comme un réflexe d'extrusion normal. Ce comportement est retrouvé chez 97% des nouveaux-nés ; les 3% de bébés ne présentant pas ce réflexe souffrent de problèmes de succion. Il ne faut pas confondre le réflexe de protusion de la langue, qui repousse tout objet placé dans la bouche, et le réflexe d'extrusion qui "accueille" le sein (1). Alors que le premier est normal quand on introduit un objet dans la bouche du bébé, il devient anormal en présence du sein, et on le voit surtout chez des bébés présentant des problèmes neurologiques.Tire ta langue !
Dans tous les cas où la position de la langue est incorrecte, il faut faire une petite "rééducation" du bébé. Il suffit souvent d'appuyer doucement sur le menton pendant la tétée : cela aide la langue à avancer sur la gencive. En même temps, on peut dire à l'enfant : "Tire ta langue, tire ta langue !", en le félicitant quand il le fait. Même s'il ne comprend pas vraiment les mots, il semble que cela marche ! Si cela ne suffit pas, on peut faire une petite "marche" sur la langue avec un doigt. Dans les problèmes de position de langue, il semble utile d'allaiter en positionnant le bébé de telle façon que son menton touche presque sa poitrine, ce qui permettra à sa langue de se détendre et de s'allonger. La mère peut emmail-loter son bébé de façon à ramener ses épaules et sa tête vers sa poitrine. Allaiter le bébé en le mettant en position assise pourra aussi aider, de même que la position "en ballon de rugby modifiée".Le bébé qui serre les gencives
Ce réflexe, que le bébé a généralement dès la naissance (et qu'il ne faut pas confondre avec le réflexe de morsure tonique, trouble neurologique rare qui empêche la mise au sein) amène le bébé à serrer les gencives sur tout objet mis dans sa bouche. Cela abîmera les mamelons qui seront souvent exsangues après la tétée. En attendant que le problème disparaisse spontanément, on peut détendre le bébé par des massages, des bains chauds, appuyer sur son menton pendant la tétée, etc.Conclusion
Après cette revue de détail de tout ce qui peut perturber la succion des bébés, il est nécessaire de redire encore et encore - au risque de donner l'impression de radoter... - qu'une bonne conduite de l'allaitement (bonne position du bébé au sein, pas de biberons de complément et allaitement vraiment à la demande) supprimerait (ou plutôt empêcherait d'advenir) l'immense majorité des problèmes de succion. Il resterait à aider le petit nombre de bébés qui naissent avec un handicap empêchant une succion correcte. On connaît des techniques permettant effectivement d'aider la plupart d'entre eux. Cela est-il utopique ? On peut le penser quand on connaît la situation de l'allaitement en France. Mais gardons toujours en tête les taux d'allaitement des pays scandinaves : que sont devenus les problèmes de succion en Norvège où 99% des bébés sont allaités ?Allaiter sans compter
C'est chaque jour que les animatrices de La Leche League reçoivent des appels de nouvelles mères, inquiètes de savoir si leur lait est suffisant en quantité ou en qualité, car leur bébé réclame "trop souvent", veut téte...lisez plus
C'est chaque jour que les animatrices de La Leche League reçoivent des appels de nouvelles mères, inquiètes de savoir si leur lait est suffisant en quantité ou en qualité, car leur bébé réclame "trop souvent", veut téter "trop longtemps" par rapport aux normes prônées par le personnel de la maternité, leur entourage ou les manuels de puériculture courants. On est en effet tellement influencé par le modèle de l'alimentation artificielle (à tel âge, le bébé doit prendre tant de biberons de tant de grammes), qu'au lieu de remettre en cause ces normes, on préfère mettre en question la capacité des femmes à allaiter.
L'absence de "règle" vaut aussi pour la durée des tétées. On sait en effet que la composition du lait varie au cours de la tétée. Le "lait de fin de tétée", le plus gras et nourrissant, celui qui va rassasier le bébé et le faire grossir, ne vient pas après un temps déterminé, que ce soit 5 ou 30 minutes. Il vient lorsque le sein atteint un certain degré de "vidange" : moins il reste de lait dans le sein, plus le lait s'enrichit en graisse. Un bébé très peu efficace au sein n'arrivera jamais à "vider" suffisamment le sein pour obtenir le lait riche en graisse si on ne remédie pas au problème, même s'il tète une heure ; au contraire, un bébé très efficace l'obtiendra au bout de 5 minutes s'il a suffisamment "vidé" le sein pendant ces quelques minutes. Donc là aussi, la seule règle est de suivre le bébé, de le laisser décider lui-même de la fin de la tétée : généralement, il va lâcher le sein ou s'endormir dessus quand il sera rassasié.
Dans la plupart des cultures, on accompagne le bébé dans le sommeil, par des bercements, des berceuses et très souvent en le laissant s'endormir au sein. En Algérie par exemple, "pour procéder à l'endormissement, la mère s'isole, le plus souvent, avec son bébé dans un endroit calme (...) C'est un moment privilégié d'échanges entre la mère et le bébé : celui-ci triture le sein, tend sa main vers la mère qui la saisit et l'embrasse, elle le caresse, le regarde. Le bébé, maintenu et contenu par le corps de la mère, bénéficie de stimulations riches et variées. Elle l'accompagne de sa présence rassurante et chaleureuse, elle ne retire le sein que s'il est profondément endormi et ne le réclame plus (...) Il faut laisser à l'enfant le sein même s'il ne tète plus, il a besoin de la nefs de sa mère. Ce terme signifie à la fois l'âme, l'odeur, l'haleine, la chaleur. Elle le protège et le nourrit autant que le lait. Elle répond à un besoin de tendresse et de sécurité. Cette notion de nefs est assimilable à la notion d'enveloppe psychique qui procure au jeune enfant un sentiment de sécurité indispensable à sa stabilité émotionnelle". J'aime cette notion de nefs où le corps de la mère, à travers l'allaitement, sert de médiateur rassurant entre le bébé et l'extérieur : les premières semaines, être au sein est pour le bébé sa façon d'être au monde et d'entrer en relation avec lui. Quand il va grandir, si l'allaitement se poursuit, le "à la demande" va bien sûr évoluer, car la demande ne sera plus toujours de l'ordre du besoin, comme chez le nourrisson, mais de plus en plus de l'ordre du désir. Mais c'est encore une autre histoire...
A la demande du bébé
Que dirions-nous si un restaurant affichant "buffet de crudités à volonté" nous interdisait de prendre plus de 30 g de carottes rapées et de mettre plus de 5 mn à manger tout le repas ? Nous crierions à l'arnaque et à la publicité mensongère ! Pourtant on ne s'étonne même pas de lire ou d'entendre des phrases du genre : "allaitez à la demande, mais pas plus que toutes les trois heures", "allaitez à la demande, dix minutes de chaque sein" ! C'est-à-dire qu'on présuppose que la demande de tous les bébés, à tout âge, à tout moment de la journée, va être la même... Confrontée à ce genre de questions, il m'arrive souvent de raconter la mésaventure arrivée à une équipe d'anthropologues partis étudier les méthodes de puériculture chez les Boschimans, dans le désert du Kalahari (sud de l'Afrique). Ayant voulu comptabiliser le nombre de "tétées" journalières, ils arrivèrent au chiffre de 90 ! Le bébé avait en fait accès au sein jour et nuit, et le prenait plusieurs fois par heure pour de très courtes périodes. On est loin des six ou sept tétées par 24 heures prônées par les manuels... De fait, le succès de l'allaitement, au moins pour les premières semaines, s'accommode très mal de tout le minutage qu'on veut lui imposer. Comme le disait une mère africaine en France : "Quand j'allaite, je n'ai pas d'heure. Je mens tout le temps à la PMI, pour chaque chose ils disent l'heure". Et le meilleur conseil à donner à une nouvelle mère en matière d'allaitement serait peut-être bien de ranger au fond d'un placard tout ce qui ressemble à une montre, un réveil, ou une pendule...La composition du lait
Certaines femelles mammifères, telles les lionnes et plusieurs espèces de biches, laissent leurs petits dans des nids ou des terriers, et ne reviennent les voir que toutes les 6 à 12 heures. Elles font partie des espèces "à caches". Leur lait est très riche en graisses et en protéines, et permet aux petits d'être rassasiés pour de longues périodes. En comparaison, le lait de femme, moins "concentré" et moins riche en calories, suppose un écart entre les tétées variant entre 20 mn et 2 heures. Il se digère aussi très vite, notamment en raison de son faible taux de caséine. D'un point de vue anthropologique, cela suggère que l'espèce humaine a évolué sur des rythmes d'alimentation où les petits restaient en contact étroit avec leur mère, et pouvaient téter n'importe quand, de jour (portage dans un porte-bébé style hamac) comme de nuit (sommeil partagé).Ce que nous apprend la physiologie de la lactation
Mais si l'on pense que les premières semaines, une moyenne de 8 à 12 tétées par 24 heures est tout à fait courante et assure un bon démarrage de l'allaitement, il ne faudrait pas pour autant en faire une nouvelle norme. En effet, après avoir longtemps assimilé les seins à des biberons qu'il fallait "vider" puis "laisser se remplir" (en sautant une tétée par exemple), on a cru toutes ces dernières années que la fabrication du lait ne se faisait que pendant les tétées, à la demande du bébé et selon la qualité de sa succion, et était inhibée entre les tétées. Comme on disait, "les seins ne sont pas des réservoirs". Les études les plus récentes, notamment celles de l'Australien Peter Hartman, semblent montrer que les seins stockent bel et bien du lait et que capacité de stockage et rapidité de fabrication du lait varient selon les femmes. Ce qui explique que certains bébés peuvent "profiter" avec quatre tétées par 24 heures, et implique que toutes les "règles" disant combien de tétées par jour, de quelle durée, un seul sein ou les deux, etc., sont au mieux inutiles, et souvent dangereuses : à chaque couple mère-enfant ses règles personnelles (car cela peut varier d'un enfant à l'autre chez une même mère : il y a les gros goulus et les petits grignoteurs !).L'absence de "règle" vaut aussi pour la durée des tétées. On sait en effet que la composition du lait varie au cours de la tétée. Le "lait de fin de tétée", le plus gras et nourrissant, celui qui va rassasier le bébé et le faire grossir, ne vient pas après un temps déterminé, que ce soit 5 ou 30 minutes. Il vient lorsque le sein atteint un certain degré de "vidange" : moins il reste de lait dans le sein, plus le lait s'enrichit en graisse. Un bébé très peu efficace au sein n'arrivera jamais à "vider" suffisamment le sein pour obtenir le lait riche en graisse si on ne remédie pas au problème, même s'il tète une heure ; au contraire, un bébé très efficace l'obtiendra au bout de 5 minutes s'il a suffisamment "vidé" le sein pendant ces quelques minutes. Donc là aussi, la seule règle est de suivre le bébé, de le laisser décider lui-même de la fin de la tétée : généralement, il va lâcher le sein ou s'endormir dessus quand il sera rassasié.
Pas que de la nourriture !
On a parlé jusqu'ici uniquement de l'aspect nutritif de l'allaitement. Mais toutes les mères allaitantes savent (et les témoignages des pages suivantes en témoignent) qu'il est bien autre chose : allaiter, ce n'est pas seulement donner du lait, c'est aussi donner le sein. Et pour le bébé, outre le fait de combler sa faim, téter est aussi un plaisir qui comble tous ses sens : le goût, l'odorat, le toucher... Chez nous, il est très mal vu qu'un bébé "tétouille pour le plaisir", on ne doit pas le laisser faire. Ailleurs, on reconnaît et on admet ce plaisir (partagé par la mère). Pour Babette Francis (collaboratrice au Journal of Tropical Pediatrics and Environmental Child Health), la femme n'a pas plus à compter le nombre de fois où elle allaite qu'elle ne compte le nombre de fois où elle embrasse son bébé. Un bébé peut téter pour tant de raisons : s'apaiser, se rassurer, soulager des coliques, obtenir les anticorps nécessaires pour lutter contre une infection, empêcher une nouvelle grossesse trop rapprochée (on sait que des tétées fréquentes prolongent l'aménorrhée lactationnelle). Et bien sûr, s'endormir.Dans la plupart des cultures, on accompagne le bébé dans le sommeil, par des bercements, des berceuses et très souvent en le laissant s'endormir au sein. En Algérie par exemple, "pour procéder à l'endormissement, la mère s'isole, le plus souvent, avec son bébé dans un endroit calme (...) C'est un moment privilégié d'échanges entre la mère et le bébé : celui-ci triture le sein, tend sa main vers la mère qui la saisit et l'embrasse, elle le caresse, le regarde. Le bébé, maintenu et contenu par le corps de la mère, bénéficie de stimulations riches et variées. Elle l'accompagne de sa présence rassurante et chaleureuse, elle ne retire le sein que s'il est profondément endormi et ne le réclame plus (...) Il faut laisser à l'enfant le sein même s'il ne tète plus, il a besoin de la nefs de sa mère. Ce terme signifie à la fois l'âme, l'odeur, l'haleine, la chaleur. Elle le protège et le nourrit autant que le lait. Elle répond à un besoin de tendresse et de sécurité. Cette notion de nefs est assimilable à la notion d'enveloppe psychique qui procure au jeune enfant un sentiment de sécurité indispensable à sa stabilité émotionnelle". J'aime cette notion de nefs où le corps de la mère, à travers l'allaitement, sert de médiateur rassurant entre le bébé et l'extérieur : les premières semaines, être au sein est pour le bébé sa façon d'être au monde et d'entrer en relation avec lui. Quand il va grandir, si l'allaitement se poursuit, le "à la demande" va bien sûr évoluer, car la demande ne sera plus toujours de l'ordre du besoin, comme chez le nourrisson, mais de plus en plus de l'ordre du désir. Mais c'est encore une autre histoire...
Quelques bonnes raisons d'allaiter des jumeax
En plus des avantages communs à tous les allaitements, il existe des raisons supplémentaires d'allaiter en cas de naissance multiple. Tout de suite après l'accouchement, les tétées provoquent des contractions qui aident l'u...lisez plus
En plus des avantages communs à tous les allaitements, il existe des raisons supplémentaires d'allaiter en cas de naissance multiple. Tout de suite après l'accouchement, les tétées provoquent des contractions qui aident l'utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité, ce qui est particulièrement important lorsqu'il a été distendu par la présence de deux bébés ou plus. L'allaitement, surtout s'il se prolonge, permet aussi à la mère de perdre en douceur les kilos accumulés pendant la grossesse, kilos de graisse justement destinés à être une réserve pour l'allaitement : 500 à 1000 calories seront utilisées chaque jour pour fabriquer le lait pour les bébés. On sait que les bébés allaités sont globalement en meilleure santé, le lait maternel leur fournissant une protection contre les maladies les plus courantes, infections respiratoires, otites, gastro-entérites, etc. Pour des multiples, qui naissent souvent prématurés et/ou de petit poids, l'avantage que leur procure le fait d'être allaité est particulièrement important. L'allaitement assure un contact prolongé entre la mère et les bébés.
La mère qui allaite passe nécessairement un certain temps chaque jour à tenir chaque bébé dans ses bras, dans ce contact peau à peau si important pour son développement affectif et psycho-moteur, et pour la relation mère/enfant. Les hormones sécrétées pendant la lactation ont un effet relaxant sur la mère, ce qui est appréciable lorsque l'on doit faire face à deux bébés qui réclament en même temps ! Enfin, l'allaitement est un gain de temps et d'argent, deux denrées précieuses en cas de naissance multiple. On estime que la première année, l'allaitement de jumeaux permet d'économiser entre 400 et 500 heures et environ 9000 F.
Dans la grosse majorité des cas, les échecs précoces d'allaitement de multiples sont dûs aux mêmes raisons que les échecs d'allaitement de bébés uniques : mauvaise position au sein engendrant douleurs de mamelons et crevasses, limitation du nombre et de la durée des tétées causant engorgements, mauvaise mise en route de la lactation et insatisfaction des bébés, biberons de complément provoquant une confusion sein/tétéine, etc.
Il est donc particulièrement important de trouver l'équipe obstétricale qui ne mettra pas de bâtons dans les roues de l'allaitement, voire - on peut toujours rêver - donnera les bons conseils à la nouvelle mère. D'autant qu'une naissance de multiples peut se compliquer d'une prématurité, d'une césarienne, d'une séparation mère/enfant, toutes choses qui, si la mère n'est pas bien aidée (en lui montrant par exemple comment tirer son lait et en lui fournissant un tire-lait efficace, permettant si possible un pompage simultané des deux seins), risquent de compromettre gravement les débuts de l'allaitement et de la relation mère/enfants (1). Enfin il est bon de prévoir à l'avance comment se faire aider pendant les premières semaines après l'accouchement (ménage, repas, activités des aînés) afin de pouvoir se consacrer prioritairement aux bébés.
La mère qui allaite passe nécessairement un certain temps chaque jour à tenir chaque bébé dans ses bras, dans ce contact peau à peau si important pour son développement affectif et psycho-moteur, et pour la relation mère/enfant. Les hormones sécrétées pendant la lactation ont un effet relaxant sur la mère, ce qui est appréciable lorsque l'on doit faire face à deux bébés qui réclament en même temps ! Enfin, l'allaitement est un gain de temps et d'argent, deux denrées précieuses en cas de naissance multiple. On estime que la première année, l'allaitement de jumeaux permet d'économiser entre 400 et 500 heures et environ 9000 F.
Comment faire pour que ça marche
Comme pour tout allaitement, les trois ingrédients du succès sont : la confiance (savoir que c'est possible), l'information et le soutien. L'information et le soutien, qui engendreront la confiance, on les trouvera surtout auprès d'autres mères allaitantes, notamment dans les groupes LLL. Si l'on peut contacter des mères allaitant ou ayant allaité des multiples, c'est encore mieux. Et d'ailleurs, les témoignages montrent que très souvent, lorsqu'on a réussi à le faire, on a très envie de faire partager cette expérience et l'on se retrouve vite "personne ressource" en ce domaine ! Mais l'on peut aider et informer une mère de multiples même si l'on n'en a pas eu soi-même. En effet, la majeure partie des choses à savoir, c'est ce que j'appellerais les bases de l'allaitement : loi de l'offre et de la demande, tétées précoces et fréquentes, bonne position des bébés au sein, etc.Dans la grosse majorité des cas, les échecs précoces d'allaitement de multiples sont dûs aux mêmes raisons que les échecs d'allaitement de bébés uniques : mauvaise position au sein engendrant douleurs de mamelons et crevasses, limitation du nombre et de la durée des tétées causant engorgements, mauvaise mise en route de la lactation et insatisfaction des bébés, biberons de complément provoquant une confusion sein/tétéine, etc.
Il est donc particulièrement important de trouver l'équipe obstétricale qui ne mettra pas de bâtons dans les roues de l'allaitement, voire - on peut toujours rêver - donnera les bons conseils à la nouvelle mère. D'autant qu'une naissance de multiples peut se compliquer d'une prématurité, d'une césarienne, d'une séparation mère/enfant, toutes choses qui, si la mère n'est pas bien aidée (en lui montrant par exemple comment tirer son lait et en lui fournissant un tire-lait efficace, permettant si possible un pompage simultané des deux seins), risquent de compromettre gravement les débuts de l'allaitement et de la relation mère/enfants (1). Enfin il est bon de prévoir à l'avance comment se faire aider pendant les premières semaines après l'accouchement (ménage, repas, activités des aînés) afin de pouvoir se consacrer prioritairement aux bébés.
Les sentiments que l¹on peut avoir après la naissance
Il arrive que dans les débuts, la mère se sente plus attirée par un bébé que par l¹autre. Cela peut notamment être le cas s¹il y a eu séparation d¹avec un des bébés qui, à son retour, arrive un peu comme un "étranger" dans le couple que la mère a eu le temps de former avec l¹autre bébé. Ce sentiment va disparaître assez rapidement, surtout si la mère fait l¹effort (et l¹allaitement l¹y aidera) de donner une attention toute particulière au bébé dont elle se sent le moins proche. Si la mère a déjà d¹autres enfants, elle peut avoir l'impression de mettre plus longtemps à nouer des liens avec les jumeaux. Là aussi, c¹est normal : il est plus difficile de tomber amoureuse de plusieurs bébés à la fois que d¹un seul ! Cela viendra avec le temps. Certaines mères, enfin, s¹attachent d¹abord à l¹ensemble des bébés pris comme une unité, et seulement plus tard à chaque enfant individuellement. Elles auront tendance à les habiller de la même façon, à leur donner des prénoms phonétiquement proches, etc. Il n¹y a rien de grave à cela si, à mesure que les enfants grandissent, on fait l¹effort de les considérer comme des individus séparés.Ensemble ou séparément ?
Telle est souvent la question que se posent les mères de jumeaux. La réponse est variable, selon les mères, selon les bébés, et selon les moments. Mis à part les mères qui préfèrent en toute circonstance n'allaiter qu'un bébé à la fois, la plupart trouvent qu'à certains moments, il est plus facile d'allaiter séparément (par exemple dans les débuts, si un bébé a du mal à prendre le sein) ou plus satisfaisant (si l'on veut avoir une relation privilégiée avec un des bébés), et qu'à d'autres moments, l'allaitement simultané est bien commode (quand les bébés ont faim en même temps !). Comme beaucoup d'autres choses en matière d'allaitement, la tétée simultanée est un art qui s'acquiert avec du temps, de la pratique... et un peu d'aide au début. J'oubliais : et beaucoup de coussins ou d'oreillers !Les avantages de l'allaitement pour la mère
Alors que la plupart des activités de soins sont assurées par le personnel soignant, le fait de donner son lait pour nourrir son enfant est souvent pour la mère une opportunité de s'impliquer encore plus et d'exercer ainsi un certain «lisez plus
Alors que la plupart des activités de soins sont assurées par le personnel soignant, le fait de donner son lait pour nourrir son enfant est souvent pour la mère une opportunité de s'impliquer encore plus et d'exercer ainsi un certain « contrôle » sur le devenir de son enfant. (Kavanaugh1997, Spanier-Mingolelli 1998). Le lait « pré-terme » est-il adapté à la croissance du prématuré ?
On sait depuis plus de vingt ans qu'en cas de naissance prématurée, la composition du lait maternel est différente (Atkinson2000). Les différences décrites par rapport au lait maternel « à terme » concernent surtout les protéines, immunoglobulines, lipides totaux, triglycérides à chaîne moyenne, calories, vitamines A, E, D, calcium, cuivre, zinc, qui sont généralement retrouvés en plus grande quantité. Les résultats, très variables selon les études, sont à mettre sur le compte de différences dans les méthodes de recueil, l'inclusion d'enfants d'âges gestationnels très étendus et la faible taille des échantillons étudiés. Ces différences, qui sont surtout observées en début de lactation, seraient la conséquence d'un prolongement de la phase colostrale, la composition du lait étant à peu près identique après 4 à 6 semaines.
L'adéquation du lait humain aux besoins du prématuré reste un sujet très controversé. En effet, en cas d'alimentation exclusive en lait maternel non enrichi chez des prématurés de très faible poids de naissance, certaines études ont mis en évidence (Schanler1999,2001) une vitesse de croissance plus faible et des déficits nutritionnels pendant et après l'hospitalisation. Les « insuffisances » décrites concernent surtout les protéines et le sodium, dont les concentrations baissent avec la lactation alors que les besoins restent élevés jusqu'au terme, les concentrations en calcium et phosphore qui sont trop faibles par rapport aux intenses besoins de croissance, en calories et en vitamines. Ces insuffisances sont renforcées par le fait qu'une restriction hydrique et donc de volume est souvent nécessaire et aggrave la restriction notamment calorique.
L'enrichissement du lait maternel permet un volume plus faible avec des apports protéiques et minéraux plus élevés et favorise le gain de poids. Des alternatives à l'enrichissement peuvent être proposées, comme l'utilisation du lait de fin de tétée, plus gras donc plus calorique (Griffin2000) ou l'augmentation des apports à évaluer individuellement selon la tolérance (Nyqvist1999). Chaque fois que c'est possible, on utilisera le lait maternel cru, frais ou réfrigéré, qui permet un gain de poids amélioré d'environ 30 %, mais la législation française, très restrictive en la matière, en limite considérablement l'usage.
On sait depuis plus de vingt ans qu'en cas de naissance prématurée, la composition du lait maternel est différente (Atkinson2000). Les différences décrites par rapport au lait maternel « à terme » concernent surtout les protéines, immunoglobulines, lipides totaux, triglycérides à chaîne moyenne, calories, vitamines A, E, D, calcium, cuivre, zinc, qui sont généralement retrouvés en plus grande quantité. Les résultats, très variables selon les études, sont à mettre sur le compte de différences dans les méthodes de recueil, l'inclusion d'enfants d'âges gestationnels très étendus et la faible taille des échantillons étudiés. Ces différences, qui sont surtout observées en début de lactation, seraient la conséquence d'un prolongement de la phase colostrale, la composition du lait étant à peu près identique après 4 à 6 semaines.
L'adéquation du lait humain aux besoins du prématuré reste un sujet très controversé. En effet, en cas d'alimentation exclusive en lait maternel non enrichi chez des prématurés de très faible poids de naissance, certaines études ont mis en évidence (Schanler1999,2001) une vitesse de croissance plus faible et des déficits nutritionnels pendant et après l'hospitalisation. Les « insuffisances » décrites concernent surtout les protéines et le sodium, dont les concentrations baissent avec la lactation alors que les besoins restent élevés jusqu'au terme, les concentrations en calcium et phosphore qui sont trop faibles par rapport aux intenses besoins de croissance, en calories et en vitamines. Ces insuffisances sont renforcées par le fait qu'une restriction hydrique et donc de volume est souvent nécessaire et aggrave la restriction notamment calorique.
L'enrichissement du lait maternel permet un volume plus faible avec des apports protéiques et minéraux plus élevés et favorise le gain de poids. Des alternatives à l'enrichissement peuvent être proposées, comme l'utilisation du lait de fin de tétée, plus gras donc plus calorique (Griffin2000) ou l'augmentation des apports à évaluer individuellement selon la tolérance (Nyqvist1999). Chaque fois que c'est possible, on utilisera le lait maternel cru, frais ou réfrigéré, qui permet un gain de poids amélioré d'environ 30 %, mais la législation française, très restrictive en la matière, en limite considérablement l'usage.
Les avantages de l'allaitement
Les avantages du lait maternel et de l'allaitement en cas de naissance prématurée sont très nombreux. Sur le plan digestif et nutritionnel Le lait maternel facilite la tolérance de l'alimentation entérale (par sonde), car...lisez plus
Les avantages du lait maternel et de l'allaitement en cas de naissance prématurée sont très nombreux.
Sur le plan digestif et nutritionnel
Le lait maternel facilite la tolérance de l'alimentation entérale (par sonde), car il améliore la motricité intestinale : la vidange gastrique et le transit intestinal sont plus rapides. Le lait maternel est également plus adapté aux fonctions de digestion et d'absorption du prématuré : la digestion du lactose est facilitée car l'activité lactasique est plus élevée chez les prématurés nourris au lait maternel (Schulman1998) et le lait maternel non pasteurisé contient une lipase qui facilite l'absorption des graisses. On sait aussi que l'alimentation au lait maternel diminue le risque et la gravité de l'entérocolite ulcéronécrosante, une affection grave du tube digestif touchant surtout les prématurés : dans une étude incluant 926 prématurés, on a montré que le risque d'entérocolite est 6 à 10 fois plus fréquent chez les prématurés nourris au lait artificiel comparativement à ceux exclusivement allaités (Lucas1990) ; une autre étude de 124 cas d'entérocolite montrait que le risque de perforation était 8,3 fois plus probable en cas d'alimentation entérale sans lait maternel (Covert2001).Sur le plan infectieux
Plusieurs études ont bien mis en évidence la très nette diminution du risque de maladies infectieuses (moins 43 %) chez les prématurés nourris au lait maternel (Hylander1998, Schanler1999). En effet, le lait maternel contient de très nombreux facteurs de défense. Des facteurs anti-microbiens, anti-inflammatoires et immuno-modulateurs : IgA, lactoferrine, lysozyme, facteurs de croissance, agents antioxydants, cytokines anti-inflammatoires, nucléotides et éléments cellulaires. De nombreux constituants spécifiques au lait maternel favorisent une colonisation bactérienne optimale (Orrhage1999) : les oligosaccharides et les glycoconjugués empêchent l'adhésion de bactéries pathogènes sur la muqueuse intestinale ; les bifidobactéries et lactobacilles prédominent sur les bactéries potentiellement pathogènes dans la flore intestinale du bébé allaité. Tous ces facteurs agissent localement au niveau du tube digestif. Ils ont aussi un effet systémique (dans tout le corps) après absorption, et le cycle entéro-mammaire, qui est favorisé par la pratique du peau à peau, renforce ces actions (Schanler1999).Sur le plan des allergies
Deux études incluant 777 prématurés pesant moins de 1850 g ont mis en évidence une augmentation du risque d'allergie et notamment une fréquence d'eczéma multipliée par 3,6 chez les prématurés nourris au lait artificiel et présentant des antécédents familiaux d'allergies (Lucas1990)Sur le plan du développement cognitif et visuel
La présence dans le lait maternel d'acides gras à très longue chaîne, de taurine et d'agents anti-oxydants comme le β carotène, la vitamine E ou l'inositol, améliore les fonctions neurologique et visuelle. On sait aussi que la nutrition en période néo-natale affecte la croissance et le devenir psychomoteur. Une étude portant sur 300 prématurés nourris en gavage et suivis jusqu'à l'âge de 7½ - 8 ans retrouve des scores de performance intellectuelle plus élevés chez les prématurés nourris par lait maternel avec un QI global de + 8,3 points, y compris après ajustement pour les facteurs psycho-sociaux. Dans la mesure où les enfants étaient nourris par gavage, il s'agit bien d'un effet propre lié au lait maternel, et un effet dose-dépendant a également été mis en évidence (Lucas1992). Dans une étude de 175 prématurés de moins de 1500 g, le risque de rétinopathie stade I à IV était multiplié par 2,38 chez les enfants qui n'avaient pas reçu de lait maternel (Hylander2001).Sur le plan de la croissance
Lucas (1997) dans une étude incluant 554 nouveau-nés a montré que l'alimentation au lait maternel favorise la croissance post-natale des nouveau-nés ayant subi une restriction de croissance fotale.Meilleure stabilité physiologique au cours des repas
Plusieurs études réalisées depuis une quinzaine d'années chez des prématurés (Meier1987-1988, Blaymore-Bier1997, Chen2000) ont montré que la maîtrise de la succion-déglutition-respiration et du flot de lait est meilleure au sein qu'au biberon, le niveau d'oxygénation et la température sont meilleurs et plus stables, et les enfants font beaucoup moins d'apnées et de bradycardies (ralentissements du rythme cardiaque).Donner son lait autrement qu’au sein
Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en f...lisez plus
Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en faire bénéficier leur bébé, même si la mise au sein n’est pas possible ou souhaitée, pour une raison ou pour une autre. Sans compter toutes celles qui, séparées de leur bébé plus ou moins longtemps et plus ou moins régulièrement (reprise du travail, prématurité, hospitalisation…), souhaitent que celui-ci continue à recevoir leur lait même pendant leur absence (2). Dans tous ces cas, la mère va donc tirer son lait (à la main, avec un tire-lait manuel ou électrique) et le donner (ou le faire donner) au bébé dans un récipient ou un autre : biberon, soft-cup, cuiller, seringue, pipette, gobelet… L’objet de cet article n’est pas d’expliquer comment faire (3), mais pourquoi on peut être amenée à faire ce choix.
Les mères qui pensent que nourrir un enfant au biberon est plus facile, pratique et acceptable socialement que d’allaiter peuvent souhaiter donner quand même à leur enfant le lait prévu pour lui par la nature. D’autres, peut-être suite à une expérience précédente difficile, souhaiteront éviter les difficultés du passage au biberon lorsqu’elles reprendront leur travail.
Des mères pensent que le fait de donner leur lait au biberon les aidera à imposer à leur enfant des repas à heures fixes.
D’autres encore font le choix du biberon parce qu’elles ne s’imaginent pas allaiter en public. Certaines mères auront vécu un allaitement précédent de façon très négative, ou auront souffert de nombreux problèmes, et ne voudront pas courir le risque de revivre une expérience similaire. Certaines mères se sentiront incapables de mettre leur enfant au sein en raison, par exemple, d’antécédents d’abus sexuels. Un certain nombre « passeront » au biberon de leur lait après un début d’allaitement jugé trop difficile. Elles peuvent avoir un problème de mamelons plats ou ombiliqués, des mamelons douloureux, un engorgement, un bébé qui dort beaucoup et a du mal à prendre le sein, un bébé qui fait une confusion sein/tétine, etc.
Enfin, certaines mères feront ce choix parce qu’il est impossible de mettre le bébé au sein pour diverses raisons anatomiques ou physiologiques. Certains enfants pourront être mis au sein au bout de quelques semaines ou quelques mois (bébé prématuré, problème neurologique transitoire…), d’autres enfants ne le pourront jamais (malformation faciale importante, trouble neurologique sévère…). Le lait maternel est particulièrement important pour les bébés qui ont un problème de santé, et leurs mères pourront être particulièrement motivées pour que leur enfant reçoive leur lait pendant aussi longtemps que possible. Une mère séropositive pour le VIH pourra aussi choisir de tirer son lait, pour le donner à son bébé après l’avoir chauffé.
Lorsque le « tire-allaitement » est un choix fait par la mère, elle peut se sentir jugée par les professionnels de santé, mal acceptée par d’autres mères allaitantes, et ne pas se voir elle-même comme une mère allaitante. En réaction, elle peut refuser de lire de la documentation sur l’allaitement et être mal informée, y compris sur les techniques d’expression et de conservation du lait. Alors qu’elle aussi a besoin d’informations justes sur le choix d’un bon tire-lait, les temps de conservation du lait maternel, comment augmenter sa sécrétion lactée, traiter un engorgement, une candidose ou une mastite, et éviter les divers problèmes qu’elle peut rencontrer. La mère qui « tire-allaite » peut grandement bénéficier de rencontres et d’échanges avec d’autres mères allaitantes, que ce soit dans les groupes de mères ou sur des forums Internet. Plusieurs témoignages parlent du soutien reçu par exemple sur Lactaliste. L’expérience montre que les participantes, loin de juger ces mères, sont généralement très admiratives du mal qu’elles se donnent pour offrir le meilleur à leur enfant. Participer à ces réunions et à ces forums est un bon moyen de s’informer sur le « tire-allaitement », sur l’allaitement en général (ce qui permettra peut-être à l’enfant suivant d’être allaité au sein avec succès) et sur un maternage proche de l’enfant et respectueux de ses besoins. Et il peut même arriver que grâce au soutien et à l’information reçus, l’enfant « tire-allaité » finisse par (re)prendre le sein.
Or, et ce tout particulièrement pour une femme qui a déjà eu l’occasion de vivre une relation d’allaitement gratifiante, l’allaitement est une relation dont la dimension émotionnelle et affective est très importante. Il constitue une part importante du maternage. La mère se retrouve privée de cette relation qu’elle attendait ; elle ne pourra pas vivre les moments de joie et d’apaisement que sont les tétées, consoler facilement son enfant en le mettant au sein… Si, en outre, elle ne peut même pas faire part à d’autres personnes de sa peine par crainte de subir reproches ou moqueries, cela sera encore plus difficile à vivre. Dans notre société où l’allaitement est encore peu valorisé, et où le lait industriel est considéré comme à peu près aussi bon que le lait maternel, les femmes qui décident d’allaiter pendant plus de quelques mois doivent souvent affronter une pression sociale les poussant à sevrer leur enfant. Cette pression sera encore plus importante sur une mère qui décide de tirer son lait, et d’autant plus si elle le fait longtemps.
Au lieu d’être félicitée et soutenue pour son souhait de donner à son enfant l’aliment de premier choix, elle s’entendra très souvent reprocher d’investir tant de temps et d’énergie à tirer son lait alors qu’il « serait tellement plus simple et tout aussi bien de donner un lait industriel ». Si cette mère rencontre ne serait-ce qu’une seule personne, tout particulièrement si cette personne est un professionnel de santé, qui lui dise régulièrement que ce qu’elle fait est vraiment le mieux pour son enfant, que son lait est important pour son bébé, cela l’encouragera dans les inévitables moments de doute et de découragement pendant lesquels elle se demandera si continuer à tirer son lait est vraiment utile.
Les raisons d’un tel choix
Pour certaines mères, la décision est motivée par une certaine conception du parentage et de la vie avec un enfant. Elles peuvent craindre d’être « esclave » de leur bébé, et vouloir qu’une autre personne puisse le nourrir en leur absence.Les mères qui pensent que nourrir un enfant au biberon est plus facile, pratique et acceptable socialement que d’allaiter peuvent souhaiter donner quand même à leur enfant le lait prévu pour lui par la nature. D’autres, peut-être suite à une expérience précédente difficile, souhaiteront éviter les difficultés du passage au biberon lorsqu’elles reprendront leur travail.
Des mères pensent que le fait de donner leur lait au biberon les aidera à imposer à leur enfant des repas à heures fixes.
D’autres encore font le choix du biberon parce qu’elles ne s’imaginent pas allaiter en public. Certaines mères auront vécu un allaitement précédent de façon très négative, ou auront souffert de nombreux problèmes, et ne voudront pas courir le risque de revivre une expérience similaire. Certaines mères se sentiront incapables de mettre leur enfant au sein en raison, par exemple, d’antécédents d’abus sexuels. Un certain nombre « passeront » au biberon de leur lait après un début d’allaitement jugé trop difficile. Elles peuvent avoir un problème de mamelons plats ou ombiliqués, des mamelons douloureux, un engorgement, un bébé qui dort beaucoup et a du mal à prendre le sein, un bébé qui fait une confusion sein/tétine, etc.
Enfin, certaines mères feront ce choix parce qu’il est impossible de mettre le bébé au sein pour diverses raisons anatomiques ou physiologiques. Certains enfants pourront être mis au sein au bout de quelques semaines ou quelques mois (bébé prématuré, problème neurologique transitoire…), d’autres enfants ne le pourront jamais (malformation faciale importante, trouble neurologique sévère…). Le lait maternel est particulièrement important pour les bébés qui ont un problème de santé, et leurs mères pourront être particulièrement motivées pour que leur enfant reçoive leur lait pendant aussi longtemps que possible. Une mère séropositive pour le VIH pourra aussi choisir de tirer son lait, pour le donner à son bébé après l’avoir chauffé.
Quand l’allaitement au sein serait possible
Dans la majorité des cas, les mères qui donnent leur lait autrement qu’au sein ne le font pas vraiment par choix, mais parce qu’elles ont connu des difficultés d’allaitement au démarrage, et qu’elles n’ont pas reçu le soutien et l’information nécessaires pour les surmonter. Tirer leur lait pour le donner au bébé leur a semblé sur le moment la meilleure façon de résoudre ces difficultés. On pourrait être tenté d’essayer de résoudre leur problème d’allaitement, mais ce n’est pas si simple. Ces mères ont eu une expérience de l’allaitement désagréable, voire traumatisante, et elles ont surtout besoin d’acceptation et qu’on reconnaisse tous les efforts qu’elles font pour le bien de leur bébé. Tirer son lait pour le donner au biberon à l’enfant est souvent plus long et difficile que de mettre l’enfant au sein (voir tous les témoignages dans les pages qui suivent). Or, bien souvent, les efforts de la mère sont peu reconnus par son entourage, qui ne comprend pas qu’elle « s’embête » à ça, alors qu’il serait tellement plus facile d’utiliser un lait tiré d’une boîte...Lorsque le « tire-allaitement » est un choix fait par la mère, elle peut se sentir jugée par les professionnels de santé, mal acceptée par d’autres mères allaitantes, et ne pas se voir elle-même comme une mère allaitante. En réaction, elle peut refuser de lire de la documentation sur l’allaitement et être mal informée, y compris sur les techniques d’expression et de conservation du lait. Alors qu’elle aussi a besoin d’informations justes sur le choix d’un bon tire-lait, les temps de conservation du lait maternel, comment augmenter sa sécrétion lactée, traiter un engorgement, une candidose ou une mastite, et éviter les divers problèmes qu’elle peut rencontrer. La mère qui « tire-allaite » peut grandement bénéficier de rencontres et d’échanges avec d’autres mères allaitantes, que ce soit dans les groupes de mères ou sur des forums Internet. Plusieurs témoignages parlent du soutien reçu par exemple sur Lactaliste. L’expérience montre que les participantes, loin de juger ces mères, sont généralement très admiratives du mal qu’elles se donnent pour offrir le meilleur à leur enfant. Participer à ces réunions et à ces forums est un bon moyen de s’informer sur le « tire-allaitement », sur l’allaitement en général (ce qui permettra peut-être à l’enfant suivant d’être allaité au sein avec succès) et sur un maternage proche de l’enfant et respectueux de ses besoins. Et il peut même arriver que grâce au soutien et à l’information reçus, l’enfant « tire-allaité » finisse par (re)prendre le sein.
Lorsque la mise au sein est impossible
Pour un certain nombre de mères, le fait de ne pas mettre l’enfant au sein n’est pas un choix, mais une situation qu’elles subissent. Elles devront faire le deuil de l’allaitement qu’elles auraient souhaité avoir, ce qui sera encore plus difficile lorsqu’elles ont vécu un allaitement gratifiant auparavant. Lorsqu’une mère met au monde un bébé handicapé, elle peut compter sur la compassion et le soutien de son entourage. Si le handicap a pour conséquence l’impossibilité de mettre l’enfant au sein, la perte de la relation d’allaitement, vécue comme un crève-cœur par la mère, sera très souvent considérée par l’entourage comme une broutille en regard des autres problèmes, et la mère ne trouvera probablement aucune oreille attentive prête à l’écouter parler de sa peine. Sa décision de tirer son lait pour le donner à son bébé, afin de « sauver ce qui peut l’être », pourra même, dans certains cas, être considérée avec stupeur, voire avec hostilité. Et son chagrin de ne pas pouvoir avoir une relation d’allaitement « normale » sera généralement totalement incompris.Or, et ce tout particulièrement pour une femme qui a déjà eu l’occasion de vivre une relation d’allaitement gratifiante, l’allaitement est une relation dont la dimension émotionnelle et affective est très importante. Il constitue une part importante du maternage. La mère se retrouve privée de cette relation qu’elle attendait ; elle ne pourra pas vivre les moments de joie et d’apaisement que sont les tétées, consoler facilement son enfant en le mettant au sein… Si, en outre, elle ne peut même pas faire part à d’autres personnes de sa peine par crainte de subir reproches ou moqueries, cela sera encore plus difficile à vivre. Dans notre société où l’allaitement est encore peu valorisé, et où le lait industriel est considéré comme à peu près aussi bon que le lait maternel, les femmes qui décident d’allaiter pendant plus de quelques mois doivent souvent affronter une pression sociale les poussant à sevrer leur enfant. Cette pression sera encore plus importante sur une mère qui décide de tirer son lait, et d’autant plus si elle le fait longtemps.
Au lieu d’être félicitée et soutenue pour son souhait de donner à son enfant l’aliment de premier choix, elle s’entendra très souvent reprocher d’investir tant de temps et d’énergie à tirer son lait alors qu’il « serait tellement plus simple et tout aussi bien de donner un lait industriel ». Si cette mère rencontre ne serait-ce qu’une seule personne, tout particulièrement si cette personne est un professionnel de santé, qui lui dise régulièrement que ce qu’elle fait est vraiment le mieux pour son enfant, que son lait est important pour son bébé, cela l’encouragera dans les inévitables moments de doute et de découragement pendant lesquels elle se demandera si continuer à tirer son lait est vraiment utile.
L’allaitement et les autres aliments
Introduction Le lait maternel est la seule nourriture dont votre bébé a besoin jusqu’environ l’âge de six mois. Il n’y a aucun avantage d’ajouter d’autres types d’aliments ou de laits avant environ 6 mois, sauf dans de...lisez plus