Les avantages de l'allaitement

Les
avantages du lait maternel et de l'
allaitement en cas de naissance prématurée sont très nombreux.
Sur le plan digestif et nutritionnel
Le lait maternel facilite la
tolérance de l'alimentation entérale (par sonde), car il améliore la motricité intestinale : la vidange gastrique et le transit
intestinal sont plus rapides. Le lait maternel est également plus adapté aux fonctions de digestion et d'absorption du prématuré : la digestion du lactose est facilitée car l'
activité lactasique est plus élevée chez les prématurés nourris au lait maternel (Schulman1998) et le lait maternel non pasteurisé contient une lipase qui facilite l'absorption des graisses. On sait aussi que l'
alimentation au lait maternel diminue le risque et la gravité de l'entérocolite ulcéronécrosante, une affection grave du tube digestif touchant surtout les prématurés : dans une étude incluant 926 prématurés, on a montré que le risque d'entérocolite est 6 à 10 fois plus fréquent chez les
prématurés nourris au lait artificiel comparativement à ceux exclusivement allaités (Lucas1990) ; une autre étude de 124 cas d'entérocolite montrait que le risque de perforation était 8,3 fois plus probable en cas d'alimentation entérale sans lait maternel (Covert2001).
Sur le plan infectieux
Plusieurs études ont bien mis en évidence la très nette diminution du risque de
maladies infectieuses (moins 43 %) chez les prématurés nourris au lait maternel (Hylander1998, Schanler1999). En effet, le lait maternel contient de très nombreux facteurs de défense. Des facteurs anti-microbiens, anti-inflammatoires et immuno-modulateurs : IgA, lactoferrine, lysozyme, facteurs de croissance, agents
antioxydants, cytokines anti-inflammatoires, nucléotides et éléments cellulaires. De nombreux constituants spécifiques au lait maternel favorisent une colonisation bactérienne optimale (Orrhage1999) : les oligosaccharides et les glycoconjugués empêchent l'adhésion de
bactéries pathogènes sur la muqueuse intestinale ; les bifidobactéries et lactobacilles prédominent sur les bactéries potentiellement pathogènes dans la flore intestinale du bébé allaité. Tous ces facteurs agissent localement au niveau du tube digestif. Ils ont aussi un effet systémique (dans tout le corps) après absorption, et le cycle entéro-mammaire, qui
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