Moins d’infection, plus d’affections
Dans l’avant-propos de l’ouvrage, W Allan Walker (Harvard Medical School, Cambridge, Massachusetts) relate que si ces dernières décennies, les causes majeures d’infection ont connu une nette régression dans les pays développés, au cour de la même période, les allergies et les affections auto-immunes (comme l’asthme ou la maladie de Crohn) ont connu une forte augmentation. L’hypothèse hygiéniste, qui est la plus à même d’apporter une explication à ce changement, stipule que c’est une conséquence de la diminution de la « pression microbienne » Nous vivons dans un environnement plus propre, ce qui n’aurait pas que des avantages. Une stimulation microbienne appropriée pour le développement du système immunitaire est donc un élément important, de même qu’une colonisation adéquate du tube digestif (en particulier au niveau du côlon). C’est là un des enjeux importants pour la recherche autour des probiotiques (micro-organismes considérés comme bénéfiques), mais aussi des prébiotiques (ingrédients favorisant le développement spécifique de micro-organismes considérés comme bénéfiques) tels que les fructanes.Booster l’absorption
Les fructanes ont des effets déjà bien documentés sur le transit intestinal et la composition de la flore colique (effet probiotique), mais aussi dans des sphères moins évidentes. C’est le cas de l’absorption intestinale du calcium, qui se voit sensiblement améliorée sous l'effet des fructanes. Et à en croire certains travaux récents, d’autres nutriments, en particulier le magnésium, pourraient également bénéficier de cet effet. Mais le plus grand défi des fructanes et en phase avec un enjeu de santé majeur de nos populations grossissantes : elles pourraient apporter leur contribution en modulant le couple faim/satiété (Cf ci-contre).Par Nicolas Guggenbühl
" HEALTH & FOOD " numéro 75, Jan/Fév 2006
(reproduit avec la permission écrite de:http://healthandfood.be)


