Comment traiter le psoriasis?

 
Comment traiter le psoriasis?Depuis ces dernières années, des progrès importants ont été accomplis dans le traitement du psoriasis. D'une façon générale ces traitements s'efforcent de freiner le renouvellement accéléré de la peau, d'empêcher les phénomènes inflammatoires et de s'opposer aux rechutes.Il n'y a pas de traitement standard du psoriasis. Celui­ci sera adapté à chaque cas particulier, en tenant compte de l'âge, du sexe, du mode de vie du patient, du type, de la durée d'évolution du psoriasis. Plusieurs consultations seront nécessaires pour permettre une bonne prise en charge du malade, d'ajuster progressivement le traitement, et de contrôler correctement la maladie.Quelle que soit la méthode choisie, le traitement se déroulera en deux phases: une phase d'attaque, pour faire disparaître les lésions, une phase d'entretien, où le traitement sera alors très progressivement diminué de façon à être le moins contraignant possible. Mais il sera poursuivi longtemps afin d'éviter les rechutes car tout arrêt brutal risquerait d'entraîner une récidive plus grave que la poussée initiale.

1) Les différents traitements

A) Les traitements locaux

  • un mot des traitements kératolytiques.
Ils servent à éliminer les squames. C'est l'acide salycilique incorporé dans la vaseline, éventuellement sous pansement occlusif, qui "décape" en quelques jours des lésions épaisses pour des traitements suivants.
  • les corticoïdes locaux (dérivés de la cortisone).
De puissance variable, sous forme de crème, pommade ou lotion, leur effet peut encore être renforcé par l'utilisation de pansements occlusifs.Leur rythme d'application doit être rigoureusement suivi. Une à deux fois par jour en traitement d'attaque, on espace progressivement en traitement d'entretien. Tout arrêt brutal entraînerait une reprise voire une aggravation des lésions.Le choix du corticoïde varie en fonction de la localisation des plaques de psoriasis et de l'âge du patient.La corticothérapie locale est un traitement propre, maniable, dont l'efficacité est souvent spectaculaire au début. Mais elle expose à différentes complications (amincissement de la peau, dilatation des vaisseaux, couperose, troubles pigmentaires, vergetures). Des applications répétées seront assez rapidement suivies d'un épuisement de leur effet. On s'efforcera donc d'utiliser les corticoïdes avec modération et de prendre le relais par un autre traitement.
  • les réducteurs.
La chrysarobine et son dérivé, l'acide chrysophranique. Il s'agit de produits très actifs, tel la classique préparation de Brocq, mais son caractère salissant et malodorant ne permet son utilisation qu'en hospitalisation.Les goudrons. Utilisés depuis plus de cent ans, les laboratoires pharmaceutiques se sont efforcés maintenant de produire des dérivés cosmétiquement acceptables en ambulatoire. Sous forme de bains, de shampooings, de crèmes, de pommades, on les utilises seuls ou en association à un kératolytique, aux corticoïdes ou aux ultra­violets.Le dioxyanthranol. C'est un traitement efficace mais salissant. On l'utilise, soit sous forme de préparation à faible concentration pour un temps long, soit surtout en temps court, sur des plaques limitées, sous forme de spécialité pharmaceutique directement disponible dans le commerce. Attention, il tache le linge, décolore les cheveux blonds, et est très irritant.
  • la caryolysine.
C'est une chimiothérapie locale qui, en application locale, ne nécessite aucune surveillance sanguine particulière (pas de prises de sang).Cette méthode est propre, maniable, mais elle n'agit que sur des lésions peu épaisses. Elles est contre­indiquée chez l'enfant et la femme enceinte.Son inconvénient majeur est l'apparition plus d'une fois sur trois, au bout de quelques semaines, d'une allergie qua va se traduire par l'apparition de démangeaisons quelques heures après le badigeon. Ces démangeaisons augmenteraient après chaque nouvelle application et aboutiraient à des lésions d'eczéma si l'on n'arrêtait pas définitivement le médicament.
  • les autres traitements locaux.
L'hydratation cutanée. Elle est indispensable quel que soit le type de psoriasis. Elle permet à la peau d'être moins sensible aux agressions de la vie quotidienne, et elle contribue ainsi à éviter les rechutes. On a recours aux savons doux pour la toilette, aux huiles de bain, aux gels surgras pour la douche, aux laits et crèmes corporels.Les traitements de demain. De nombreux travaux de recherche sont en cours. Certains traitements comme les dérivés de la vitamine D seront bientôt disponibles. D'autres sont en cours d'étude dans des centres spécialisés.

B) Les traitements généraux

  • la puvathérapie.
Son principe est de rendre actif dans la peau grâce à des rayons ultraviolets A, un médicament, le psoralène, absorbé deux heures auparavant.Le psoralène peut être, soit la méladinine souvent responsable de troubles digestifs, soit le psoraderm 5, mieux toléré. L'irradiation UVA a lieu dans une cabine spéciale (soit corps entier, soit appareil particulier pour le traitement localisé des mains et des pieds). La dose d'UVA varie en fonction du "phototype" du patient (déterminé en fonction de la couleur de la peau, des yeux et de la tolérance habituelle au soleil).Seul un dermatologue entraîné pourra conduire correctement une PUVA­thérapie. Au bout d'un traitement d'attaque à raison de trois séances par semaine pendant deux mois, le patient est blanchi et l'on lire plus




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !