Pityriasis rosé de Gibert: HHV6 ou HHV7

 
Pityriasis rosé de Gibert: HHV6 ou HHV7

Semiologie

Coexistance de 2 types de lésions :
  • Les médaillons - en particulier le médaillon initial, généralement isolé pendant une à deux semaines - 1 à 3 cm de diamètre, arrondies ou ovalaires, de couleur rosé avec des squames fines et une bordure légèrement rélevée et plus sombre ( type cocarde à différentier d'un herpes circiné)
  • Des macules pâles, rosées, irrégulières, également squameuses, nombreuses.
    • Classiquement, pas de prurit mais il peut exister et être important
    • Pas de symptomatologie générale.
    • Pas de contagiosité
La topographie prédomine sur le tronc ( ++ antérieur ) et les parties proximales des membres. Il respecte le visage et le cuir chevelu.Le caractère éruptif puis spontanément résolutif du pityriasis rosé de Gibert le désigne comme une pathologie d’origine infectieuse, probablement virale. Cependant malgré des décennies d’enquête pour identifier l’agent en cause, le mystère demeure même si, récemment, on a cru lever un coin du voile en désignant les herpès virus 6 ou 7 selon les études, comme responsables de cette affection bénigne, ces candidats ne faisant toutefois pas l’unanimité.

Sans se décourager, Takahiro Watanabe et coll. ont entrepris de rechercher par PCR dans les lésions cutanées, la peau non lésionnelle, les cellules mononucléées du sang périphérique, le serum et la salive de 14 patients atteints de pityriasis rosé de Gibert l’ADN de l’Herpes virus humain 6 (HHV6), de l’Herpes virus humain 7 (HHV7) et du cytomégalovirus (CMV), explorations complétées par une étude par hybridation in situ de l’expression de l’ARN messager viral et une visualisation du virus par microscopie électronique au sein des lésions. La PCR a permis de découvrir l’ADN de l’HHV7 dans 93% des lésions, 86% des biopsies de peau saine, 100% des échantillons de salive, 83% des prélèvements de cellules mononucléées, et 100 % des prélèvements sériques. En ce qui concerne l’HHV6, les chiffres correspondants étaient de 86%, 79%, 80%, 83% et 88%. Le génome du CMV n’a par contre jamais été détecté dans ces prélèvements. Dans les prélèvements réalisés chez 12 volontaires sains et 10 sujets atteints de psoriasis, la PCR n’a que très rarement identifié une positivité pour HHV6 ou HHV7 dans le sérum ou les biopsies cutanées. Enfin, l’hybridation in situ a mis en évidence dans l’infiltrat périvasculaire au niveau des lésions de pityriasis rosé de Gibert, des cellules mononucléées exprimant l’HHV7 et l’HHV6 dans respectivement 100% et 75% des cas, la même recherche ne lire plus




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