En ce qui concerne la méningite

 
En ce qui concerne la méningite

Généralités sur les méningites

Les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière sont les méninges. La méningite est une inflammation de ces méninges, ainsi que du liquide céphalo-rachidien (liquide clair circulant entre le système nerveux et les méninges). Il s’agit d’une maladie infectieuse ou infection : les microbes pénètrent par les voies respiratoires, vont dans le sang, puis dans le liquide céphalo-rachidien et dans les méninges.  On peut classer les méningites en fonction du type de micro-organisme qui les provoque :
  • Dans 70 à 80 % des cas, les méningites sont d'origine virale. La méningite virale, souvent estivale, touche presque toujours les enfants, et provoque des symptômes comme des maux de tête, une fièvre élevée, des vomissements et des douleurs dans les jambes. Les patients atteints de méningite virale guérissent en général spontanément en une ou deux semaines : c'est une méningite bénigne.
  • Dans 20 à 25 % des cas, les méningites sont d'origine bactérienne (3 bactéries possibles : pneumocoque, Haemophilus influenzae de type b, et méningocoque ou Neisseria meningitidis). Les méningites bactériennes, plutôt hivernales, peuvent être mortelles si elles ne sont pas correctement soignées.
On peut aussi les classer en fonction de la méninge touchée :
  • Les pachyméningites touchent la dure-mère (la membrane la plus superficielle). Elles sont en général provoquées par des traumatismes (fracture des os du crâne) ou par la dissémination de micro-organismes à partir de l'oreille interne, de l'apophyse mastoïde, du sinus ethmoïde et du sinus frontal.
  • Les leptoméningites touchent la pie-mère et l'arachnoïde (les membranes internes). Beaucoup plus courantes, elles sont dues à la dissémination d'une inflammation à partir du nasopharynx, à une invasion bactérienne à partir de la circulation sanguine, ou la présence d'autres micro-organismes comme les méningocoques et Haemophilus influenzae.

La méningite à méningocoques

= méningite cérébro-spinale épidémique
Cette méningite est provoquée par une bactérie appelée Neisseria meningitidis, ou méningocoque. Les méningocoques sont des bactéries de forme sphérique. Il existe 13 types différents de méningocoques appelés sérogroupes ; les trois principaux sont A, B et C. Les autres (W135, X, Y, Z etc.) sont plus rares. La méningite méningococcique sévit dans le monde entier, mais elle est plus fréquente dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord. En France, les deux sérogroupes les plus souvent retrouvés sont B (52 %) et C (38 %), tandis que le sérogroupe A sévit surtout en Afrique subsaharienne. Le médecin autrichien Anton Weichselbaum est le premier à avoir isolé les méningocoques, en 1887.

Des méningocoques au microscope électronique à balayage

Le microbe le plus virulent = le plus dangereux est le méningocoque de type C : il provoque une méningite apparaissant brutalement : fièvre brutale, céphalées, courbatures, raideur de la nuque, nausées, vomissements, sensibilité anormale à la lumière, taches rouges sur le corps ne s'effaçant pas quand on presse dessus avec le doigt (chez plus d'un malade sur 3), éventuellement somnolence… coma et risque de mourir en 24 à 72 heures. Les signes sont moins francs chez le nourrisson, la nuque peut ne pas être raide. Il faut immédiatement appeler un médecin ou les urgences!Mises à part les épidémies, on estime qu'il existe à travers le monde au moins 1,2 million de cas de méningite bactérienne chaque année, dont 135.000 cas sont mortels. Environ 500.000 de ces cas et 50.000 de ces décès sont imputables au méningocoque, seule forme de méningite bactérienne qui provoque des épidémies. Le risque d’en mourir est compris entre 5 et 10 % et peut dépasser 50 % en l'absence de traitement ; 15 à 20 % de ceux qui survivent souffrent de séquelles neurologiques (surdité, perte de mémoire…) ; d’autres doivent être amputés. Le méningocoque réside dans le nez et la gorge des individus sans que cela entraîne forcément une maladie : un enfant sur dix en bonne santé est porteur, une personne sur trois entre 15 et 20 ans. La bactérie se transmet par l’intermédiaire de gouttelettes de salive, par contact direct ou étroit (< 1 m) avec des porteurs du germe. Le méningocoque a besoin de promiscuité pour se propager... le risque de contamination est augmenté par les baisers, le partage d'objets portant de la salive (jouets mis à la bouche par un jeune enfant, aliments, boissons, cigarettes...) ou encore les projections de postillons en toussant ou en parlant. Cette promiscuité se retrouve chez les jeunes enfants en collectivité, les groupes d'adolescents et au sein d'une même famille. Les personnes les plus touchées sont donc les jeunes enfants (25% des méningocoques C touchent les 1 à 4 ans) et les adolescents lire plus




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