La théorie Davis
Abigail Marshall est la mère d'un garçon de onze ans, sévèrement dyslexique, à qui le programme de correction Davis «a ouvert les portes de la lecture ». Dès les premières séances de travail selon les techniques présentées dans le livre « le Don de Dyslexie », les progrès commencèrent à se manifester, stimulant la motivation de l'enfant. Grâce à sa persévérance et à l'encadrement assidu de sa maman, il rattrapa vite son niveau scolaire. Abigail décida alors d'abandonner sa carrière d'avocate pour rejoindre l'équipe de Ron Davis et se consacrer au développement de la Davis Dyslexia Association International dont elle est actuellement la responsable du site web.La théorie Davis
Ron Davis, sévèrement dyslexique encore à l'âge adulte, trouva le moyen de "corriger" sa propre dyslexie avant même d'avoir élaboré la moindre théorie sur le sujet. Jusqu'à l'âge de 38 ans, il n'avait jamais remis en question le verdict officiel des experts qui l'avait diagnostiqué retardé mental. Bien qu'il ait un QI confirmé de 160, il avait accepté le fait qu'il ne pourrait jamais lire ou écrire sans un combat de Titan, parce-qu'il avait un problème sérieux avec son cerveau.C'est alors qu'il remarqua que, par moments, sa dyslexie était pire qu'à d'autres moments. L'ingénieur qu'il était devenu sur le tas en vint à imaginer que, s'il pouvait arriver à identifier ce qui aggravait sa dyslexie, il parviendrait peut-être à mettre le doigt sur la clé qui lui permettrait de la réduire. Son premier indice, alors qu'il s'adonnait à la sculpture, son hobby, fut que plus il était créatif dans son activité artistique, plus il était dyslexique.
C'est alors qu'il s'enferma dans une chambre d'hôtel et s'entraîna à accentuer sa dyslexie. Puis il s'efforça de la réduire. Au bout de trois jours, il arriva un moment où, tout à coup, les lettres figurant sur l'affichette placardée sur la porte de sa chambre devinrent lisibles. Abasourdi par le fait que les lettres étaient devenues de la même taille et qu'il y avait des espaces entre les mots, il alla à la bibliothèque municipale, prit sur les rayonnages « l'Ile aux trésors », s'installa et, à l'heure de fermeture, avait lu le livre de la première à la dernière page.
Ce n'était pas encore la réponse à la dyslexie mais c'était le début d'une grande aventure. Davis partagea avec d'autres ses idées, découvrant à sa grande surprise que la plupart de ses amis artistes étaient aussi dyslexiques. C'est ainsi que, par une approche « essai-erreur », il mit au point une méthode sûre pour aider d'autres personnes à contrôler leur propre dyslexie. Une année plus tard, il ouvrait son premier institut de rééducation de la lecture.
La théorie Davis est le produit d'une approche « essai-erreur », et vise à expliquer pourquoi les méthodes Davis marchent. On peut résumer cette théorie de la façon suivante :
Tous les dyslexiques pensent de façon prépondérante en images : ils pensent avec le support d'images mentales ou sensorielles plutôt qu'avec le support de mots, de phrases ou de dialogue interne. Ce mode de pensée est subliminal, c'est à dire trop rapide pour que la personne puisse en être consciente, et de ce fait la plupart des dyslexiques ne savent pas que c'est ainsi qu'ils pensent.
Dans la mesure où les dyslexiques pensent en images ou en représentations mentales, ils ont tendance à utiliser des stratégies de raisonnement et de logique globales, prêtant attention à l'image générale pour comprendre le monde autour d'eux. Ils sont généralement particulièrement à l'aise avec les activités impliquant la stratégie, la créativité, le manuel, de même que la résolution de problèmes pratiques. Par contre, ils ne sont pas performants pour le raisonnement lire plus


