Les boutons « normaux » du pénis

Le sexe masculin est un endroit
sensible. À l'adolescence, les jeunes garçons le scrutent à la loupe pour savoir s'il est normal. Et plus tard, de nombreux hommes gardent parfois les mêmes
interrogations. Certains aspects du pénis normal sont méconnus et sources d'angoisse, faisant même parfois imaginer des infections sexuellement transmissibles.
Les papules perlées du gland
Il s'agit de toutes petites
billes blanches situées sur la ligne qui sépare le gland du corps du pénis. C'est pourquoi, on appelle parfois l'ensemble de ces papules « la couronne perlée du gland ». Ces formations sont dépendantes des hormones sexuelles et apparaissent après la puberté, au fil des années. C'est quelque chose de parfaitement normal, aussi n'y a-t-il pas de
traitement. Elles n'entraînent aucune gêne et certains prétendent même que lorsqu'elles sont relativement nombreuses, elles auraient l'effet positif de stimuler agréablement la femme lors des
rapports sexuels !
Les glandes sébacées du pénis
Elles sont visibles sous forme de petites boules blanches qui apparaissent en transparence sous la
peau extrêmement fine du pénis. Ces sortes de « boutons » ne doivent pas être traités, ni percés car ils sont parfaitement normaux. Ce sont en fait de petits réservoirs de
sébum, substance qui sert à hydrater la peau sensible de cet endroit. Ils sont situés à la fois sur un pore de la peau et la racine d'un « micro poil », quasi-invisible. Tous les
hommes en possèdent qui sont plus ou moins gros et plus ou moins nombreux. La sexualité n'est jamais entravée par ces papules perlées ou ces glandes sébacées… sauf si dans sa tête, un homme pense qu'il a une
anomalie et n'ose pas montrer son sexe à une femme ! Cela peut devenir source d'anxiété et même bloquer sa vie sexuelle !
Et les boutons anormaux ?
En dehors de ces
formations banales qui peuvent inquiéter pour rien, il existe bien sûr des anomalies du pénis. En cas de doute ou d'apparition d'un bouton inhabituel, il est bon de consulter un médecin
dermatologue. En effet, tous les dermatologues sont spécialistes de la peau, même celle du pénis, mais aussi vénéréologues, c'est-à-dire spécialistes des infections sexuellement
transmissibles.