Qu'est-ce que le syndrome de Leigh?

 
QuMaladie neurodégénérative, le syndrome de Leigh provoque des troubles neurologiques et moteurs qui apparaissent dans la petite enfance puis s'aggravent progressivement, causant la mort de l'enfant quelques années plus tard. Le Dr Godinot et son équipe cherchent l’origine génétique de cette maladie. Le syndrome de Leigh est une maladie rare (1 cas sur 40 000 naissances en Europe) qui génère des lésions au niveau du thalamus et du tronc cérébral et entraîne des symptômes neurologiques et musculaires, mortels à brève échéance. La cause de cette pathologie est connue : il s’agit d’une déficience d’origine génétique dans la production en énergie des cellules. Reste à identifier le ou les gènes responsables. C’est à ce travail que se sont attelés le Dr Catherine Godinot et ses collaborateurs, du Centre de génétique moléculaire et cellulaire de l’université Claude Bernard de Lyon (UMR 5534 du CNRS). Processus fondamental pour la vie, chaque cellule produit l’énergie (ou ATP : adénosine triphosphate) dont elle a besoin pour fonctionner grâce à des organites spécialisés dans cette tâche : les mitochondries. “ Pour donner une idée de l’importance du phénomène, on considère qu’un adulte sédentaire doit synthétiser chaque jour l’équivalent de son propre poids d’ATP. On comprend bien qu’un déficit des capacités de synthèse d’ATP puisse entraîner des déficiences graves ” précise le Dr Godinot.

A l’intérieur des mitochondries, la “chaîne de production” de l’ATP est assurée par différentes enzymes. Parmi ces enzymes, on trouve la cytochrome C oxydase (COX) qui, si elle est déficiente, va causer le syndrome de Leigh. L’équipe du Dr Godinot cherche le ou les gènes responsables de cette pathologie, mais les gènes “candidats” sont nombreux. En effet, l’enzyme COX est en réalité un complexe enzymatique constitué de 13 sous-parties (ou sous-unités) différentes. Trois de ces sous-unités sont codées par l’ADN de la mitochondrie – celle-ci possède en effet sa propre information génétique –, tandis que les dix autres sont codées par l’ADN du noyau de la cellule. Une déficience en COX peut donc provenir de l’un ou l’autre de ces ADN. La première étape de ce travail consistait donc à définir la localisation – mitochondriale ou nucléaire – du gène défectueux. Répondre à cette question a été l’une des missions de Karine Buchet qui réalisait sa thèse dans l’équipe du Dr Godinot. C’est grâce à vos dons que la Fondation pour la Recherche Médicale lire plus




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !