Bouger contre le syndrome métabolique
Alimentation et activité physique forment un tandem de choc pour contrer les effets délétères de l'
opulence et de la sédentarité. En trois semaines d'intervention, des résultats significatifs peuvent être obtenus sur le syndrome métabolique et le diabète de type 2, et cela, en l'absence d'une perte de poids drastique. Il faut bien reconnaître qu’en matière de lutte contre l’excès de poids, le régime ne donne que rarement des résultats satisfaisants. Tout comme se contenter de s’inscrire dans une salle de sport n’est pas le garant de la sveltesse retrouvée. Mais le potentiel thérapeutique des modifications du style de vie est colossal, et largement sous-exploité par les professionnels de la santé. Car même si le poids d’un obèse ne diminue pas au point de sortir des critères de l’obésité (BMI > 30), les bénéfices métaboliques liés à la combinaison « régime + activité physique » sont tangibles et rapides. C’est notamment ce qui ressort d’une nouvelle étude menée par Christians Roberts, de l’Université de Californie à Los Angeles, et ses collègues. Les chercheurs se sont intéressés aux différents marqueurs du
risque cardiovasculaire. Les « classiques » comme les lipides sanguins, mais aussi le stress oxydatif, l’inflammation, l’activation des cellules endothéliales, l’activité plaquettaire et la stabilité de la plaque d’athérosclérose.
Régime sans restriction calorique
Dans cette étude, 31 hommes âgés de 46 à 76 ans ont participé à un programme résidentiel de 21 jours. Ils ont suivi un régime riche en fibres alimentaires (plus de 40 grammes par jour) et pauvres en lipides (12 à 15 % de l’énergie). Les glucides représentaient 65 à 70 % de
l’énergie, et étaient apportés essentiellement par des produits céréaliers complets (au moins 5 portions par jour), des légumes (au moins 4 portions par jours) et des fruits (au moins 3 portions par jour). Les protéines étaient apportées par des végétaux (soja,
lire plus