Diététique et cholestérol: le médecin fort isolé
Où en est la prise en charge nutritionnelle de l’hyperlipémie en Belgique? Qui réalise l’intervention? Entre le médecin et le diététicien, ce n’est pas forcément le spécialiste qui est le plus consulté...
On sait peu de choses sur la
place qu’occupe, sur le terrain, l’intervention diététique dans le traitement de l’hyperlipémie. Une étude menée en 1987 aux Pays-Bas montrait que 14 % des patients
hypercholestérolémiques avaient reçu des conseils diététiques… mais seuls 3 % avaient été renvoyés chez un(e) diététicien(ne) (1). Qu’en est-il en Belgique ? A peine meilleure, la situation suscite la réflexion, en particulier sur la nécessité d’encourager le partenariat « médecin-diététicien ».
Le médecin conseille…
Une étude épidémiologique sur les facteurs de risque
cardiovasculaires et le style de vie a été récemment menée à l’Institut Jules Bordet (2). Au total, plus de 300 médecins généralistes ont participé à cette enquête en recueillant, entre septembre 1998 et février 2000, différentes données auprès de 5511 patients. Parmi les informations collectées, chaque praticien demandait à son patient s’il avait déjà reçu des conseils diététiques par le passé et si oui, quel avait été son interlocuteur. Sur l’ensemble des
volontaires, seuls 8,8 % ont rendu visite à un(e) diététicien(ne) dans le cadre d’une ou plusieurs consultations. Les patients diabétiques ou présentant une pathologie coronaire étaient les plus fidèles, avec respectivement 28,1 et 15, 7 % de présence dans le cabinet diététique. Les
femmes consultaient plus volontiers un(e) diététicien(ne) que les hommes (10,3 % contre 7 %). A Bruxelles, l’information nutritionnelle était plus souvent transmise par le médecin (31,5 %), en comparaison de la Flandre (27,8 %) et de la Wallonie (28,8 %). Celle-ci prenait aussi bien la forme d’un simple fascicule que d’explications orales au détour d’une ou
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