les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l’Homme. Pour être allergisants, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné. Les pollens les plus
allergisants sont ceux transportés par le vent (issus des plantes dites « anémophiles ») et de très petite taille (de 20 à 60 micromètres en moyenne) qui pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire. A l’initiative du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), on classe en France les espèces selon un potentiel allergisant allant de 0 à 5 (0 étant un potentiel nul et 5 un potentiel très fort). Ce classement a été établi grâce à des capteurs de pollens et à l’intensité des manifestations allergiques observées chez les patients atteints de pollinose.
Quelle saison pour les pollens dans notre région ?
Les saisons de pollinisation varient selon les espèces végétales, les régions, et les années. Elles sont de plus tributaires des conditions météorologiques. En Franche-Comté, il existe principalement deux périodes pour les pollens :
- la période hivernale, de mi-janvier à avril, avec les pollens de bétulacées (noisetier, charme, aulne et bouleau principalement) et de frêne,
- le printemps et l'été, de mi-mai à mi-juillet, avec les pollens des graminées (qui provoquent généralement le rhume des foins).
On peut aussi être allergique à d’autres pollens d’arbres : salicacées (saule, peuplier), fagacées (chêne, hêtre,…), ou d’autres pollens d’herbacées (armoise, plantain,…). L’exposition aux pollens peut donc débuter dans notre région en plein hiver même s’il persiste de la neige (mi-janvier à début février) par les pollens de noisetier, puis se poursuivre par différentes plantes (arbres et herbes) jusqu’à septembre avec l’armoise en particulier. Ainsi, si on est
allergique à une ou plusieurs familles de pollens, on peut présenter des manifestations allergiques sur de courtes périodes à l’un ou l’autre moment, voire sur toute la saison pollinique qui s'étend de janvier à septembre.
Quels sont les facteurs aggravants ?
La météo joue un rôle déterminant dans le cycle des pollens : elle intervient dans le déclenchement de la pollinisation, la quantité de pollens produits et leur dispersion dans l’air. La pollution de l'air, quant à elle, joue un double rôle dans les allergies aux pollens. D'une part, elle agit directement sur certains pollens en renforçant leur pouvoir allergisant. D'autre part, elle affecte les
muqueuses des patients dont elle augmente l'hyperréactivité, les rendant plus sensibles à l'action des allergènes polliniques.