Atchoum! Préparez la guerre aux allergies saisonnières

Faites-vous partie des 10 pour cent de la population qui souffre d’
allergies saisonnières, ou rhume des foins? Si c’est le cas, vous accueillez sûrement le retour du printemps avec des sentiments mitigés. En effet, c’est le début des éternuements en rafales, du nez qui pique et qui coule, des larmoiements, autant de symptômes qui vous rendent la vie misérable. Cette année, prenez
l’offensive, de façon naturelle!
Un ennemi organisé
Le
rhume des foins est un nom un peu trompeur, car il n’y a pas que les foins qui peuvent provoquer une allergie. En fait, il existe trois principaux groupes d’éléments déclencheurs, qui semblent s’être concertés pour faire
durer la saison des allergies. Il y a d’abord le pollen des arbres et arbustes qui sévit dès le printemps. Les bouleaux, les ormes, les érables et les cèdres deviennent autant d’adversaires. Les graminées, comme le gazon, le foin et le maïs, prennent le relais à l’été et continuent leurs ravages jusqu’à l’automne. Les herbacées, notamment l’herbe à poux, font le maximum de victimes vers la fin de l’été. Comment répliquer à l’ennemi? Tout d’abord, en ne l’aidant pas! Il faut à tout prix éviter les facteurs aggravants. Si vous ne pouvez rien faire contre le smog et la pollution de l’air en général, vous pouvez par contre cesser d’enrichir les compagnies de tabac. Chaque fois que vous vous allumez une cigarette, c’est comme si vous allumiez la mèche d’un canon bourré d’allergènes, tourné dans votre direction. À l’opposé, en termes de charmes olfactifs, les parfums peuvent aussi déclencher l’allergie et inciter le
système immunitaire à s’emballer de façon déraisonnable. En effet, les allergies ne sont rien d’autre qu’une réaction excessive de notre (par ailleurs) excellent bouclier de défense. Saviez-vous que les personnes qui réagissent à un type de pollen risquent aussi de manifester les mêmes symptômes en cas de contact avec certains aliments? C’est ce qu’on appelle les allergies croisées. Il semble que l’organisme confondrait ces aliments avec l’allergène habituel, en raison de la présence d’une protéine végétale qui leur est commune. Maintenant bien documentée, cette parenté chimique entre espèces botaniques parfois complètement différentes a de quoi étonner. Par exemple, si vous êtes allergique à l’herbe à poux, vous devriez éviter les bananes, le melon, le concombre, ainsi que les préparations à base de camomille ou d’échinacée. Autant sains soient-ils, les abricots, les amandes, les carottes, les céleris, les kiwis et les pêches ne devraient pas figurer au menu des personnes allergiques au pollen de bouleau. Quant aux pauvres bougres qui reniflent tout l’été à cause d’une allergie au
pollen des graminées, ils devraient faire une croix sur
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