Les voies de recherche sur les nouveaux traitements

 
Les voies de recherche sur les nouveaux traitementsLes résultats les plus spectaculaires ont été obtenus dans les domaines de l'aménagement de l'environnement, avec des essais d'évitement et d'éviction des allergènes, et grâce à la possibilité nouvelle de mesurer localement et de façon précise la quantité d'allergènes.Au vu des résultats, les médecins chercheurs estiment que la moitié des asthmes de l'enfant pourraient être ainsi évités.

Différents travaux ont montré que plus un enfant est soumis tôt aux allergènes, et de manière plus intense, plus l'allergie sera sévère, et donc plus les conséquences sur l'appareil respiratoire seront importantes. Si l'on retarde la date d'exposition aux allergènes au-delà de la période de maturation de l'appareil respiratoire (vers deux ans et demi-trois ans), moins on risque d'avoir des séquelles sévères d'allergisation précoce.En effet, il a été démontré qu'au cours des deux ou trois premières années de la vie, et déjà dans le sang du cordon ombilical, l'enfant a une majorité de TH2 par rapport aux TH1, tout simplement parce que durant la grossesse, la mère a eu elle-même une majorité de TH2 et ce, qu'elle soit ou non elle-même allergique. Les TH2 protègent le foetus qui, en terme immunologique, peut être considéré comme un "corps étranger" (i.e. reconnu comme "non-soi"). En effet, si la mère avait une majorité de TH1 (ce qui n'est pas le cas), ces cellules pourraient exercer leur fonction habituelle, c'est-à-dire défendre l'organisme contre les cellules étrangères, dont celles du foetus.On comprend ainsi que les deux premières années de l'enfant soient une période critique où l'on se sensibilise plus facilement aux allergènes, y compris alimentaires, dans le système IgE.Tous les enfants naissent donc avec une prédominance des TH2, qui s'atténue et disparaît au cours des deux ou trois premières années, pour conduire à l'équilibre "normal" avec une très large majorité de TH1.

Deux microgrammes (2 µg) d'allergènes d'acariens dans l'atmosphère suffisent pour rendre allergique (sensibilisation) et 10 µg suffisent à déclencher la crise après cette première sensibilisation. Il est donc essentiel de prendre un maximum de précautions.Contre les acariens, les spécialistes préconisent de retirer de la chambre, avant de dormir, les vêtements de la journée.Pour les enfants surtout, ils recommandent la suppression de la moquette. Les enfants en bas âge se déplacent souvent à "quatre pattes" par terre et créent des "aérosols" d'acariens en permanence.A favoriser : les surfaces lisses ; les fibres synthétiques lavées (à 60° ou 65°) au moins une fois par mois ; les lits aérés, les housses de plastique entourant les matelas et les oreillers, les sommiers "tapissiers" et l'usage, si nécessaire, de bombes acaricides sur les tentures, double-rideaux, etc.La désensibilisation fait régulièrement l'objet de polémiques. Elle est exceptionnellement pratiquée en Angleterre, pour des raisons d'effets secondaires et de pharmacovigilance, mais nullement pour l'absence d'efficacité. Elle est admise aux Etats-Unis. En France et dans les pays latins, les médecins ont plus volontiers recours à cette technique, à condition que les indications soient clairement posées.A partir du moment où l'on démontre l'origine allergique d'un asthme ou d'une rhinite, ils proposent d'abord et avant tout des mesures d'éviction de l'allergène, puis une désensibilisation spécifique à cet allergène pendant une période moyenne de 4 ans. Mais attention, l'asthme doit être préalablement équilibré par les médicaments sinon la désensibilisation risque d'être inefficace ou de provoquer des crises sévères.

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