Créé bien avant l'obligation légale de structurer de façon interdisciplinaire les activités d'oncologie, ce « Centre multidisciplinaire de diagnostic et de traitement des affections du sein » offre aux médecins le bénéfice d'une confrontation permanente au sein d'un véritable centre de référence. Il représente en outre un atout non négligeable pour la formation des médecins en formation conviés à assister aux réunions. Amélioration de la qualité des soins, limitation de l'impact financier, caractère rassurant de la prise en charge par une équipe optimale : la bonne réputation du Centre n'est plus à démontrer – le nombre de cas traités au CHU a d'ailleurs plus que doublé depuis sa création (227 patientes en 2002).
Une touche d'optimisme
Une femme sur dix sera atteinte d'un cancer du sein – si elle vit jusqu'à 80 ans, tempère Eric Lifrange, qui estime que le battage médiatique actuel terrorise inutilement un grand nombre de femmes : «Bien sûr, le cancer du sein reste une des premières causes de mortalité chez la femme jeune (avant 50 ans). Il faut néanmoins rappeler que neuf femmes sur dix ne seront pas touchées par cette maladie, que deux tiers des cancers du sein surviennent après 50 ans, que la moitié se manifeste après 65 ans et qu'il s'agit souvent à l'heure actuelle d'un cancer de bon pronostic. En définitive, ce sont 2 à 3% des femmes qui meurent d'un cancer du sein. Après 55 ans, les maladies cardiovasculaires puis, à partir de 65 ans, le cancer du poumon, tuent d'avantage de femmes que le cancer du sein...» Et les hommes? Ils ne sont pas tout à fait à l'abri, quoique 1% seulement des cancers du sein soient diagnostiqués chez des hommes.(reproduit avec la permission écrite de:http://www.chuliege.be/)


