- la prostatectomie radicale, qui consiste à enlever la prostate. Les inconvénients : une impuissance dans 50 à 100% des cas, parfois avec incontinence urinaire souvent transitoire, exceptionnellement définitive ;
- la radiothérapie. Ce traitement est parfois précédé d’une intervention pour vérifier que les ganglions autour de la prostate ne sont pas envahis. Cette radiothérapie peut avoir des inconvénients : irritations (cystite). Néanmoins, les séquelles sont rares. Ces traitements radicaux sont donc plutôt réservés aux patients jeunes, à condition d’avoir effectué un bilan complet de l’importance du cancer et de son retentissement éventuel. Dans les formes avancées du cancer, les traitements visent à empêcher l’effet des hormones sexuelles mâles (les androgènes et surtout la testostérone) de stimuler la prostate et donc le cancer. On sait en effet que lorsque l’on fait chuter le taux des hormones mâles, on ralentit beaucoup l’évolution du cancer de la prostate car il s’agit d’un cancer hormonodépendant. Deux traitements à visée hormonale sont disponibles : une castration chirurgicale qui consiste à enlever les deux testicules, ou un traitement utilisant des médicaments capables d’empêcher le testicule de fabriquer de la testostérone ou capables d’empêcher la testostérone d’agir au niveau de la prostate (agonistes de la LHRH d’une part, anti-androgènes d’autre part). Il semble que ces traitements médicamenteux soient aussi efficaces que la castration chirurgicale dans ces formes avancées de cancer mais ils ont des conséquences : impuissance, bouffées de chaleur. Il est parfois nécessaire d’utiliser des chimiothérapies, quand les traitements à visée hormonale ne sont plus efficaces. Enfin, des projets de thérapie génique sont à l’étude. En conclusion, compte tenu des progrès considérables faits dans le traitement du cancer, la prise en charge des patients est bien codifiée. Les protocoles thérapeutiques sont bien définis, selon le stade du cancer, leurs résultats sont clairs. On peut ainsi, dans la majorité des cas, assurer aux patients une espérance de vie normale ou presque, et proposer une qualité de vie la meilleure possible.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.frm.org)


