en sens inverse : c’est au départ d’une
tumeur dans le sein que, secondairement, les ganglions peuvent être envahis. Plus récemment, une équipe de chercheurs britanniques s’est également penchée sur ce type de problématique. Ils ont étudié 20 tumeurs mammaires humaines et ont découvert, dans 18 d’entre elles, des traces de parabens, un produit effectivement utilisé dans la
composition des déodorants. Que penser de ces résultats ? Tout d’abord, une étude portant sur un si petit nombre d’échantillons ne nous paraît pas réellement significative. Mais, fait plus étonnant, cette étude ne semble pas avoir comporté l’analyse d’échantillons témoins, c’est-à-dire de tissus sains. Il est donc possible que des concentrations équivalentes de parabens se retrouvent ailleurs dans l’organisme, sans aucun rapport avec un cancer. Par ailleurs, le parabens est utilisé en tant que conservateur pour empêcher la croissance des
champignons et des bactéries. On le retrouve dans la composition de bien d’autres substances comme par exemple des crèmes dépilatoires, des crèmes
solaires, des lotions après rasage, des bâtons de rouge à lèvre, des teintures capillaires, des gouttes nasales, ophtalmologiques et auriculaires ainsi qu’au niveau de certains aliments (jambon, jus de fruits, sirops, viandes hachées, etc.). Or, jusqu’à présent, le parabens ne semble pas avoir provoqué de problèmes particuliers de santé suite à l’utilisation des produits précités. Enfin, ce n’est pas parce que l’on retrouve des traces de parabens dans des tumeurs du sein que le lien de cause à effet est démontré … loin de là. Mais des études menées sur un plus grand nombre d’échantillons, incluant des échantillons contrôles (ç-à-d du tissu sain), devraient permettre de faire le point sur la question. Dans l’intervalle, il n’y a pas de réelle raison de
s’alarmer.