Historique du cancer
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cancer est une vieille vieille vieille maladie! En effet, sur quelques momies égyptiennes datant de la Vème dynastie (environ 2.500 ans avant JC), on a diagnostiqué des tumeurs osseuses qui touchent principalement les adolescents. Des papyrus, laissés par les médecins égyptiens d’il y a 4 millénaires, décrivent avec précision le cancer du col de l'utérus (le kahum, en 2200 av. JC) et le cancer du sein (XVIème siècle av. JC). D'autres préconisèrent l'exérèse au fer rouge des tumeurs de « chair » (par opposition aux abcès). On a même retrouvé des stigmates de cancer des os sur les squelettes des grands reptiles de l'ère tertiaire… C’est tout dire! C'est Hippocrate ( 460-377 av. JC), le père de la médecine grecque, qui donna son nom à la maladie : le mot «cancer» vient du grec «karkinos» qui signifie «crabe» ou «pince» et d'où dérive «carcinome» (autre dénomination du cancer). Hippocrate s'appuyait sur la «théorie des humeurs», théorie qui a prévalu jusqu'au milieu du XVIIème siècle. Celle-ci expliquait la plupart des maladies, et notamment les cancers, par un déséquilibre entre les quatre substances de l'organisme : la lymphe (ou phlegme), le sang, la bile jaune produite par le foie et la bile noire, supposée produite par la rate. C'est cette dernière humeur qui, selon cette théorie, était responsable des cancers. Le traitement consistait, alors, à rétablir l'équilibre par des purges et des saignées effectuées au plus près de la tumeur. Il a fallu attendre le 20ème siècle pour que de nombreuses découvertes améliorent notre compréhension des mécanismes intimes de cette maladie et, à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore percé tous ses mystères…

