Les différentes modalités de radiothérapie
Les indications de la radiothérapie sont schématiquement identiques à celles de la chirurgie radicale et sont, dans d’autres cas, proposées à certains stades plus avancés pour soulager la douleur et freiner l’évolution des métastases. Son intérêt est qu’elle ne nécessite pas de geste chirurgical d’ablation (traitement conservateur).Comme l’explique le Dr Luc Coppens, urologue, il existe plusieurs modalités d’application des rayons. La première est la radiothérapie externe conventionnelle délivrée en un certain nombre de séances de quelques minutes. Toutefois, pour arriver à une dose efficace à la prostate, il faut monter assez haut dans l’irradiation; avec les méthodes “classiques”, en raison d’un ciblage trop peu précis de la radioactivité, on est alors rapidement confronté à des problèmes de toxicité à l’égard des organes voisins (vessie, rectum et intestin grêle). C’est pourquoi, afin d’autoriser une irradiation plus importante de la glande, ces techniques ont été affinées. On parle alors de radiothérapie de conformation, “3D”, et, mieux encore dans la précision, de l’IMRT (Intensity Modulated Radiotherapy).
Certains centres, dont celui du CHU, utilisent plutôt la radiothérapie interstitielle ou curiethérapie(1), qui consiste à placer des implants radioactifs dans le tissu prostatique, ce qui permet de délivrer une dose locale importante sans augmenter notoirement l’irradiation des organes avoisinants. «Pour y parvenir, précise le Dr Coppens, il y a deux méthodes possibles. D’une part, dans le cas de prostates pas trop grosses, peu obstructives et présentant une tumeur peu ou moyennement agressive, on place de manière ultra-précise sous contrôle échographique des implants permanents, des petits lire plus


