Vaccin contre le cancer du col de l'utérus

Chaque année, plus de 200
femmes meurent des suites d’un cancer du col de
l’utérus. Jusqu’à présent, le dépistage (frottis de col) était la seule parade possible. Mais un
vaccin préventif, permettant d’éviter le cancer du col de l’utérus, est en phase finale de préparation. Il faudra cependant encore attendre jusqu’en 2007, voire 2008, avant sa mise sur le marché.
Quelques données épidémiologiques
En Belgique, on enregistre chaque année plus de 500 nouveaux cas de tumeurs invasives du col de l’utérus. Ce chiffre ne représente que le sommet de l’iceberg. En effet, grâce au frottis de
dépistage, un très grand nombre de lésions
précancéreuses (dysplasies) ou de cancers microscopiques peuvent être découverts et traités, sans faire l’objet d’un enregistrement. Malgré cette chance offerte par le dépistage, plus de 200 femmes décèdent encore chaque année dans notre pays des suites de la maladie. C’est d’autant plus préoccupant que ces cancers frappent plus tôt que la moyenne. Très rares avant 25 ans, leur fréquence augmente dès la trentaine pour
culminer vers 50 ans. A l’échelle mondiale, les cancers invasifs du col utérin atteignent 500 000 femmes par an, surtout dans les pays pauvres qui ne disposent pas d’un dépistage efficace.
Les virus concernés
Différents types de virus de la famille des
papillomavirus humain (HPV) sont impliqués dans les cancers du col de l’utérus. Sur la centaine de virus HPV identifiés aujourd’hui, une quinzaine sont en effet susceptibles de contribuer au
développement d’un cancer du col. Ces papillomavirus n’ont pas tous le même pouvoir cancérigène. Le plus nocif est sans contexte celui de type 16, présent à lui seul dans 50 % de ces cancers. Vient en seconde position le type 18 qui serait retrouvé dans 10 à 15 % des
cancers du col. Puis, par fréquence décroissante: HPV 45, HPV 31 et HPV 33. Les virus HPV 16 et HPV 18 jouent un rôle déterminant et un vaccin dirigé contre eux permettrait d’éviter 70 % des cancers du col.
L’état d’avancement de la recherche
Bien que très efficace, le traitement chirurgical des cancers du col de l’utérus n'est pas dénué de risques d'effets secondaires. Aussi, les chercheurs travaillent-ils à la mise au point d'un vaccin destiné à
stimuler le système immunitaire de l'organisme contre le virus HPV. Ce vaccin, administré par injections intramusculaires, présenterait l'avantage d'être beaucoup moins invasif qu'un acte
chirurgical. De plus, il devrait apporter une protection définitive à la patiente qui ne présenterait dès lors plus de risque de récidive. Jusqu’il y a peu, les vaccins testés dirigés contre l’agent causal (ou l’un des agents causaux) du cancer du col utérin étaient de type thérapeutique. Cela signifiait qu’ils étaient testés chez des femmes déjà atteintes d’une
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