•   le stress dû aux relations de travail (avec les collègues, les supérieurs, les subordonnés, les clients) ;
  •   le stress dû à la place du travailleur dans l’entreprise (selon que l’on est subalterne, responsable, jeune, vieux, femme) ;
  •   le stress dû au développement de carrière (l’insécurité de l’emploi, des rémunérations ; l’évolution du statut, des techniques, des promotions ; l’approche de la retraite ; l’esprit de compétition) ;
  •   le stress dû à l’optique de l’entreprise (règlements intérieurs ; décisions unilatérales, autoritaires, irrationnelles ou doctrinales ; culture d’entreprise, défauts de communication, méconnaissance des compétences, sous-équipement, cadre de vie désagréable, restructurations et redéploiements incessants, précarité de l'emploi) ;
  •  le stress dû à l’incidence du travail sur la vie de famille et vis versa (difficultés financières ou familiales, mobilité professionnelle, manque de temps, solitude, exigences familiales et professionnelles contradictoires, sacrifice d’un des époux.)
  • En dehors du travail la vie quotidienne nous réserve encore de multiples sources de stress. Parmi celles-ci : le mode de vie trépidant (l’urbanisation, la pollution, le bruit, les lumières vives, artificielles ou insuffisantes) les excitants (alcool, café, thé, tabac, etc.) les médicaments, les maladies, les difficultés financières ou relationnelles (solitude, ennui, conflits familiaux, de voisinage) les écarts culturels et les difficultés d’assimilation (pour les populations immigrées) etc.

    Le stress au féminin

    Une mention spécifique pour les femmes. « On a constaté que dans certaines circonstances, par exemple dans des situations très stressantes ou face à des sentiments aussi négatifs que la colère, la frustration ou l’anxiété, les femmes fumaient davantage que les hommes. Les femmes stressées ont aussi davantage tendance à poursuivre une première expérience tabagique. » Cette constatation n’est pas étonnante si l’on considère que les femmes sont soumises à deux grandes catégories supplémentaires de stress. L’une est liée à leur identité biologique, l’autre à leur exercice professionnel. En effet ce que ne ressentent pas les hommes mais que subissent les femmes, ce sont : les tensions prémenstruelles (douleurs, irritabilité, maux de tête, insomnies) les grossesses et leur cortège d’inquiétudes, les avortements, les dépressions post-natales et de la ménopause, l’angoisse du vieillissement (perte de situation, âge limite pour enfanter) la frigidité, l’anorgasmie, la stérilité... Autant de troubles inscrits dans le corps même de la femme, auxquels s’ajoutent les tensions induites par la vie professionnelle, « associées directement aux préjugés et à la discrimination sexuelle2 » : rôles stéréotypés ou de femme-alibi, niveaux hiérarchiques inférieurs aux hommes, bas salaires, interruptions de grossesse mal admises, moins de formation que les hommes, mais exigence de performances plus élevées, relations de travail malsaines avec certains hommes, harcèlements sexuels, promotions et carrières réduites, manque de soutien du mari, etc.
    (reproduit avec la permission écrite de:http://eurolivres.vpc.free.fr/TOBACOSTOP)




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