Comment arrêter de fumer: l’alimentation

Sans aller jusqu’à présumer que c’est le changement d’alimentation qui a poussé l’homme moderne vers le tabac, nous sommes néanmoins en mesure d’affirmer que
l’alimentation exerce une action sensible sur les envies de fumer.
Les engrenages
Dans tous les pays les consommations de sucre, de café, d’alcool et de
cigarettes augmentent simultanément : ce n’est pas le fruit du hasard. Une étude de Friedmann aux USA, de 1979, a montré que vingt pour cent des fumeurs buvaient plus de six tasses de café par jour, contre huit pour cent des non-fumeurs. Ces chiffres illustrent le phénomène d’entraînement qui existe entre certaines substances alimentaires et le tabac.C’est le cas typique de la cigarette après un repas, d’ailleurs l’une des plus malaisées à quitter : on vient de prendre un bon dessert (sucre) un café sucré (sucre plus café) un petit digestif (sucre plus alcool) tout cela appelle : "une bonne petite cigarette" ou "un bon petit cigare"...Le témoignage d'un de nos jeunes lecteurs illustre d'ailleurs tout à fait ce phénomène d'
entraînement mutuel qui existe entre les différents excitants.
Accusés, levez-vous
Les substances alimentaires que nous prenons à partie dans ce chapitre parce qu’elles donnent en fait envie de fumer sont : le sucre ; les excitants du système nerveux : alcool, café, thé, coca, cacao, chocolat ; les condiments : poivre, moutarde, épices, etc. ; et aussi, dans une moindre mesure, les fromages fermentés, les tomates, les pommes de terre (elles renferment de la nicotine) et les aubergines.
Le rôle des alcaloïdes
Les excitants du
système nerveux mentionnés ci-dessus ont en fait un dénominateur commun avec le tabac. Le café, le thé, la coca et le cacao contiennent de la caféine, qui est un alcaloïde ; le cacao, le thé et le chocolat renferment de la théobromine, qui est un alcaloïde ; et certaines épices contiennent aussi des alcaloïdes. Or la nicotine, tout comme la cocaïne, est un alcaloïde. Faut-il le rappeler, les alcaloïdes (autrefois utilisés comme
insecticides !) ont une puissante action physiologique : ils excitent, puis paralysent les cellules du cerveau. Celles-ci ont alors besoin d’une nouvelle dose pour être stimulées et déparalysées, avant de se retrouver paralysées à nouveau. De là vient la dépendance à ces substances. De ce fait il devient évident que si l’on arrête de prendre une de ces substances (le tabac par exemple) sans les arrêter toutes, on continue de ressentir les effets du manque. On continue donc d’avoir envie de fumer. Et on ne sait comment arrêter de fumer... La
présence d’alcaloïdes dans ces substances n’est pas la seule explication : ces excitants, le
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