Le tabac et le cancer du poumon

Fatiguées par le tabac, c'est après la guerre que les
femmes se sont retrouvées abattue...
L'après-guerre
Nous savons grâce aux femmes que le tabac est le facteur le plus redoutable des cancers du
poumon. Jusqu’à la dernière guerre elles fumaient peu et le cancer broncho-pulmonaire était pratiquement ignoré chez elles. Après la guerre elles se mirent massivement à la cigarette, et vingt ans après on constate chez les femmes une très forte augmentation de cancers broncho-pulmonaires...
augmentation strictement parallèle à la courbe de croissance de leur consommation tabagique !
Diagnostic
Le diagnostic de cancer bronchique est plus difficile à porter que celui de
bronchite chronique. Nous devons y penser devant tout symptôme respiratoire : douleurs thoraciques, essoufflement à l'effort, toux rebelle, accidents infectieux à répétition et bien-sûr, crachats sanguinolents - surtout s'ils surviennent chez une personne qui est fumeur depuis plus de 15 ans, amaigrie, fatiguée. La science du lancer de crachat, chez les fumeurs, ça se transforme en mol art... En détruisant les cils vibratiles, le tabac laisse les fumeurs de mauvais poil...
Une histoire de poils
Chaque cigarette ralentit le battement des cils vibratiles, ces petits poils de 0,01 millimètre qui nettoient les poumons. Au bout de 7 ans de tabagisme ils sont paralysés ou détruits en permanence. Survient alors la bronchite chronique : le fumeur tousse régulièrement. Après 15 à 20 ans d'
exposition à la fumée de tabac les poumons, de roses qu'ils étaient au début, sont devenus gris ou noirs et la reproduction des cellules dégénère : c'est le cancer... La fréquence du cancer est directement proportionnelle au nombre de cigarettes fumées.
La croissance la plus rapide
Le cancer du poumon est la seule forme de cancer qui connaisse une
croissance aussi rapide. Cela est principalement dû à l'augmentation de la consommation de tabac, au fait que les femmes en France, surtout les jeunes, fument de plus en plus, et à ce que l'on commence à
fumer de plus en plus jeune : 26 % dès 12/14 ans et 58 % dès 15/16 ans d'après la Ligue nationale contre le cancer. Il peut falloir de 10 à 15 ans d'arrêt pour que le risque d'un cancer du poumon redevienne celui d'un non-fumeur.