Le tabac et les types de dépendance

10 règles d'or pour cesser de fumer
- Fixez une date d'arrêt et respectez-là.
- Après l'arrêt, évitez absolument de reprendre une cigarette, même une seule bouffée: le risque de rechute est trop important.
- Débarrassez-vous de toutes vos cigarettes, briquets et cendriers.
- Ecrivez la liste des inconvénients du tabac et des bénéfices de l'arrêt, et relisez-la pour vous motiver.
- Utilisez un substitut nicotinique (patch, gomme à mâcher, tablette, inhalateur) ou prenez du bupropion (zyban). Ils atténuent les symptômes de manque (besoin impérieux de fumer, déprime, anxiété, irritabilité, insomnies, difficultés de concentration, prise de poids, appétit augmenté) et multiplient ainsi par deux vos chances de succès.
- Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence. Les premières semaines, évitez les endroits où l'on fume.
- Obtenez du soutien de la part de votre entourage et d'un professionnel de santé ou participez à notre forum de discussion.
- Changez de routine pour éviter les endroits et les situations où vous aviez l'habitude de fumer ainsi que les personnes avec qui vous fumiez.
- Utilisez des activités de diversion pour faire face au besoin urgent de fumer (p. ex. se promener, boire de l'eau, chewing gum). Le besoin urgent de fumer ne dure que 3 à 5 minutes et il suffit d'attendre que ça passe.
- S'habituer à vivre sans tabac peut prendre du temps et demande souvent plusieurs tentatives.
Les différents types de dépendance
Certains spécialistes ont fait une différence entre les dépendances physique, psychologique et comportementale. L'idée étant que la dépendance physique est due à l'impact de la substance active (dans le cas du tabac, il s'agit de la nicotine) sur le cerveau. Alors que la dépendance psychologique et la dépendance comportementale seraient liées à d'autres facteurs: on fume plus volontiers lorsqu'on est dans tel ou tel état d'esprit, ou dans telle ou telle situation. Pour certains, le désir de fumer vient lorsqu'on est en présence d'autres fumeurs. Pour d'autres, c'est plutôt devant un livre, un ordinateur, un café ou un verre d'alcool.Cette classification par types de
dépendance n'est qu'un modèle, de plus d'origine assez ancienne. Aujourd'hui, beaucoup de chercheurs pensent que, malgré sa complexité, il ne faut pas chercher à subdiviser la dépendance, car il n'y a pas de règles scientifiques claires pour le faire. Quoi qu'il en soit, on peut passer en revue les types de dépendance, en gardant à l'esprit qu'il s'agit probablement de manières différentes d'
appréhender une même réalité.
- La dépendance physique ou pharmacologique s'explique probablement par l'augmentation, chez les fumeurs réguliers, du nombre de "récepteurs nicotiniques" à la surface des cellules nerveuses. Ces récepteurs sont appelés nicotiniques parce que la nicotine s'y lie très fortement dans des conditions de laboratoire (et lorsque l'on fume!). Mais dans des conditions naturelles, il n'y a pas de nicotine dans le corps humain: les récepteurs nicotiniques sont en fait conçus pour recevoir un neurotransmetteur appelé acétylcholine. L'acétylcholine est l'un des neurotransmetteurs les plus courants dans le corps humain, surtout à l'intérieur du cerveau, mais aussi au niveau de l'activation des muscles. Donc la prise de nicotine est susceptible d'avoir des effets à tous les niveaux conscients et inconscients de l'être humain. Chez les sujets lire plus