Les composants chimiques de la fumée de cigarette
Le tabac est comme un flacon de poison : avec lui les fumeurs tombent en carafe...La nicotine (C10H14N2)
(Synonymes : 1-méthyl-2- (3-pyridyl) pyrrolidine, 3- (1-méthyl-2-pyrrolidinyl) pyridine, nicocide, nicotiane, herba nicotiana, herbe à Nicot, alcaloïde de nicotine)De 0,10 à 2,76 milligrammes inhalés par cigarette. La nicotine est un alcaloïde naturel contenu dans les feuilles sèches et les tiges de la Nicotiana tabacum et la Nicotiana rustica, où elle est présente dans des proportions qui varient de 0,5 à 8 %. En plus d'être une drogue qui déclenche une forte dépendance, elle est un insecticide puissant, et un poison pour les systèmes nerveux. D'ailleurs dans 3 ou 4 cigarettes il y en a assez (30 à 60 milligrammes) pour tuer un homme en quelques minutes, injectée directement dans le sang. En fait, des décès d'enfants sont déjà survenus après que ceux-ci aient avalé des cigarettes ou des mégots. Dose mortelle pour les enfants : 10 milligrammes, soit le contenu moyen d'une cigarette. La mort survient en moins d'une heure, parfois en cinq minutes, après des vomissements, convulsions, le coma et la paralysie des muscles respiratoires.Chez le fumeur la nicotine provoque en outre une élévation de la pression sanguine et une accélération du rythme cardiaque, tout en rétrécissant et durcissant les artères : le cœur pompe davantage mais reçoit moins de sang et moins d'oxygène. Résultat : deux fois plus d'infarctus. D'autant que la nicotine diminue les capacités respiratoires en contractant les conduits pulmonaires. La nicotine augmente encore la consommation des lipides (d'où maigreur) et provoque de l'hyperglycémie passagère (coupe-faim). Par ailleurs, chez le fœtus d'une maman exposée à la nicotine dans le dernier trimestre de sa grossesse, il a été observé un ralentissement des mouvements respiratoires : la nicotine passe dans le sang des fœtus... Chez les fumeurs, la substance de la nicotine est molle et cule... Diluée dans la fumée la nicotine se fixe dans le cerveau en 7 secondes, excite ses cellules, puis paralyse l'influx nerveux : d'elle vient la dépendance au tabac, et non pas l'habitude. Contrairement à l'idée communément admise, y compris par des organismes très officiels d'études sur la tabagie, une habitude n'a jamais créé de dépendance. Même si Charlot s'est peint en ouvrier pris de tics nerveux suite aux gestes répétitifs effectués en usine, tout le monde sait que c'est un gag de l'excellent comique. Aucun ouvrier n'a jamais été pris d'envie furieuse de répéter chez lui les gestes exécutés, parfois des milliers de fois par jour, à l'usine. Les ouvriers sont usés, mais aucune habitude ne les suit ! On n'a jamais vu un retraité pris d'une envie folle de retourner au boulot après une vie et des milliers de jours à être allé travailler. Tout au plus une nostalgie peut être induite par la rupture brutale avec la vie active. Il n'y a rien de plus facile à arrêter qu'une habitude ! Ce n'est pas l'habitude qui crée la dépendance, c'est la dépendance qui crée l'habitude ! La nicotine procure stress et nausées : du coup le fumeur rend ses cellules nerveuses...
Et si les envies de fumer persistent alors qu'il est prouvé qu'après trois jours sans fumer il n'y a plus de nicotine dans le sang, c'est tout simplement parce que la nicotine reste stockée dans les matières graisseuses des cellules nerveuses (la myéline)... Au cœur du cerveau ! Et allez faire maigrir les neurones pour faire disparaître la nicotine qui s'y trouve ! Puisque le problème de la dépendance au tabac c'est la nicotine et non pas l'habitude, on est en mesure de s'interroger sur l'intérêt des méthodes qui insistent sur la nécessité de rompre avec l'habitude de fumer, tout en continuant pour certaines à injecter des petites doses de nicotine directement dans le sang... D'ailleurs une de lire plus


