Les mauvaises tactiques pour arrêter de fumer

Exploiter sa force de volonté
Ne pas tenter d’aplanir la difficulté d’arrêter de fumer (en influant sur ses propres
désirs : désir de fumer et désir de ne plus fumer) c’est avoir recours à la seule force de la volonté. Auquel cas, même si l’on a une forte dose de confiance en soi, on ne peut ignorer que :
- certains éléments intervenant dans les envies de fumer ne seront ni résorbés ni même amoindris (conditionnement, alimentation, stress, mauvaises excuses...) ;
- la force des motivations est déterminante dans toute activité humaine - les motivations pour arrêter de fumer également ;
- certes on pourra mettre fin au tabac, mais en encourant le risque d’être véritablement obsédé par la cigarette et de ressentir un sentiment pénible de sacrifice, inducteur d’échec.
Se motiver avec la santé
Les exemples ne sont pas rares de
fumeurs malades ou même amputés d’une jambe... et qui continuent de fumer ! En fait l’expérience montre que la majorité des fumeurs abandonne le tabac pour des raisons plus intimes encore que la santé. Force est donc de ne pas considérer que sa condition physique déficiente pour aviver son envie d’arrêter de fumer...
Être contraint d’arrêter de fumer
La plupart des
fumeurs souhaiterait - si c’était possible - qu’on arrête de fumer à leur place, tout au moins qu’on les astreigne d’une façon ou d’une autre à abandonner leurs étuis à cigarettes. Mine de rien bon nombre d’entre eux attendent sans se l’avouer qu’une maladie grave se manifeste... Seulement, quand le renoncement ne vient pas du fumeur lui-même il est rarement consistant et durable. Même quand elle est réclamée par le fumeur, la contrainte est souvent de peu d’efficacité : cela est dû au manque de
détermination, qui empêche de poursuivre soi-même l’effort engagé malgré soi.Peu de motivation, peu de succès pour arrêter de fumer.
Diminuer les doses
L’idée vient à l’esprit de tout fumeur de fumer de moins en moins. Mais voici ce qui se passe :
- on est toujours aussi dépendant de la nicotine ;
- par le manque de tabac, le stress est augmenté et l’envie de fumer pour se déstresser s'accroît d’autant ;
- en conséquence on renforce le plaisir de se soulager du manque ;
- conclusion : moins de nicotine et goudrons, autant de dépendance, bien plus de plaisir à fumer, encore moins d’envie d’arrêter de fumer...
Fixer une date
Une date ressemble à un ultimatum, donc à une contrainte. Or, nous avons vu ci-dessus que les contraintes ne sont pas très efficaces pour arrêter de fumer durablement. De plus, l’idée de
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