A propos de la toxicologie

Effets biochimiques et physiologiques
.Pour comprendre le mode d'action de la cocaïne, il est nécessaire de se représenter la
synapse, point de jonction entre les cellules nerveuses. Au sein de cette synapse, le signal nerveux est transmis par les molécules appelées les neurotransmetteurs. La cocaïne exerce son action sur le fonctionnement des cellules du cerveau productrices de dopamine et accessoirement de l'
adrénaline et la noradrénaline. La dopamine est, avec l'adrénaline et la noradrénaline, une des trois catécholamines. Elle est le précurseur chimique de la noradrénaline, mais en tant que telle est le médiateur des voies dopaminergiques du S.N.C. Normalement, la dopamine est libérée par la cellule nerveuse en amont et traverse la synapse pour aller se fixer sur des récepteurs spécifiques sur la cellule en aval. La durée et l'intensité de la stimulation sont conditionnées par des mécanismes de recapture et de destruction de la dopamine. Le mécanisme d'action est une limitation de la recapture de la dopamine à partir de l'espace synaptique. Cela se traduit par une
stimulation prolongée des cellules nerveuses puisque plus de dopamine continue de stimuler les récepteurs en aval. La cocaïne agit en tant qu'agoniste
dopaminergique. Elle entraîne une diminution de la production de dopamine. Les voies dopaminergiques centrales sont extrêmement importantes relativement au fonctionnement psychique. De fait, cette stimulation a lieu dans le circuit neuronal du plaisir activé normalement par des comportements naturels comme la prise de nourriture ou les activités sexuelles ou encore, à un niveau plus élaboré, ce qui a rapport à l'art, à l'activité intellectuelle et aux émotions liées. La stimulation répétée de ces circuits du plaisir par la cocaïne va surpasser la sensation induite par les activités naturelles et une consommation compulsive peut alors s'installer. On peut également voir apparaître une sensibilisation comportementale qui accélère encore la perte du contrôle de l'usage. La cocaïne agit très rapidement et sur un temps très court. (environ 1/2 heure en prise intra nasale, quinze minutes par injection et quelques minutes seulement pour le crack. L’activité psycholeptique se manifeste après
passage dans la circulation générale à la suite d'une injection intraveineuse ou de la traversée d'une muqueuse (prise nasale des toxicomanes). L'effet stimulant central produit une hyper loquacité, une excitation du psychisme et des facultés intellectuelles, une diminution de la sensation de fatigue qui favorise l'effort physique. Avec de fortes doses, des tremblements, de l'incoordination motrice et des convulsions peuvent apparaître. Une phase de dépression pénible succède à l'ivresse joyeuse, appelant impérieusement une nouvelle prise de drogue. Peu à peu, l'organisme s'habitue à des doses plus fortes (accoutumance ou assuétude).Le consommateur, après un pic de sensations très intenses, retombe à un niveau d'humeur plus bas qu'avant la prise. Cette dysphorie engendre une tendance à reprendre le produit. Les pathologies relatives à ces récepteurs entraînent des maladies comme : maladie de Parkinson, schizophrénie, modification de l'affectivité, psychoses. L'action sympathomimétique s'exprime surtout par une accélération cardiaque, une hypertension souvent accompagnée d'hyperthermie. L'action dépressive s'étend des centres supérieurs à la moelle, causant, entre autres, des troubles cardio-respiratoires et des syncopes brutales mortelles, des hémorragies cérébrales. D'autres dommages sont observés selon le mode de consommation :
- Risque d'hépatite et de Sida : la prise de cocaïne par injection peut, en cas de prise compulsive, entraîner une moindre attention relativement à l'origine des seringues utilisées.
- La consommation par inhalation de la fumée du crack se fait à l'aide de pipes en verre et la température élevée provoque des brûlures aux lèvres. Ceci peut provoquer en outre des risques de transmissions de maladies virales lors de relations sexuelles buccales.
- Le sniff de cocaïne entraîne, suite à la vasoconstriction, des nécroses et perforations de la paroi nasale.
- La fumée de cocaïne entraîne des irritations bronchiques et pulmonaires.
Les conséquences
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