Les zones de dépendants

Dans notre jargon, le terme de « zone » désigne un ensemble de consommateurs partageant des modes de
consommation similaires et ayant en commun certaines habitudes, certains « réflexes conditionnés ». Bien entendu, ces « zones » n’ont rien d’hermétique et sont constituées de personnes aux
personnalités ou problématiques très diverses. Le développement qui suit ne doit en aucun cas être considéré comme une photographie exacte de la réalité, mais bien plutôt comme une
présentation quelque peu stéréotypée de cette même réalité.
La zone « old school »
Il y a bien entendu la « zone » que l’on connaît, celle qui demeure visible. Elle est essentiellement composée de consommateurs fortement désinsérés socialement qui, pour la plupart, ont derrière eux une longue carrière de polytoxicomanie. La dépendance à l’héroïne n’est pas forcément la règle, mais elle est proportionnellement très importante. Cette zone fréquente certains lieux facilement
identifiables bien qu’en raison des désagréments qu’elle provoque (trafic, violence, descente de police, etc.), les endroits de rencontre changent régulièrement. Autour de cette zone gravite également d’autres personnes dont le dénominateur commun est probablement la désinsertion sociale et la fragilité psychique. Il peut aussi bien s’agir de personnes souffrant d’alcoolisme, de troubles
psychiatriques ou tout simplement d’inactivité ou de solitude.
La zone de la nuit
Nous l’avons mentionné plus haut, une autre zone est celle que l’on rencontre la nuit. Souvent
adeptes du mouvement « rave », ces consommateurs, souvent plus jeunes et moins dés-insérés que les premiers, recherchent dans le produit la stimulation extrême (cocaïne ou amphétamines thaïes), l’euphorie ou encore le sentiment d’empathie (ecstasy). Les prises de risques sont parfois démesurées, tant sur les plans des produits, de la
sexualité, des dépenses d’argent ou encore de la conduite automobile. Certes, la grandes majorité des « ravers » ne présente pas d’addiction grave. Cependant, pour les plus vulnérables d’entre eux, le risque de dépendance et de désinsertion sociale massive est éminemment sérieux. De même, au vu de la
dangerosité des produits consommés, le danger de décompensation psychiatrique est important.
Les ados fumeurs de joints
Autre zone, autre tranche d’âge, autres
habitudes : les consommateurs de
cannabis. Plus encore que les deux précédentes, cette catégorie est extrêmement hétérogène. L’idée, ici, est de se cantonner aux consommateurs les plus jeunes, à savoir les adolescents ou post-adolescents. Généralement, ils consomment en « bande ». Le joint est valorisé en tant que «
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