Ces deux aspects de la dépendance affective ont pour but de chercher et retrouver une source de valorisation personnelle (ne serait-il pas extraordinaire de « sauver » l’autre ?), de justifier sa raison d’être à travers l’autre et donc d’atteindre le bien-être. Mais attention chez le dépendant affectif, tout cet exercice, tout ce déploiement d’énergie sont en place afin, souvent, de combler un vide intérieur. Il dépend donc de beaucoup de monde : amis, parents, conjoint et dévie de ses propres besoins à combler. Il abandonne ses intérêts personnels pour se centrer sur quelqu’un qu’il considère comme plus important que lui. Il va se plier au moindre désir de l’autre. Cela peut même aller jusqu’à devenir victime de manipulation et accepter l’inacceptable. Jusqu’où cette réalité du dépendant affectif peut-elle mener ? La dépendance affective n’est pas moins pire qu’une autre dépendance, car elle porte son lot de souffrances. Parlez-en aux dépendants affectifs eux-mêmes. La dépendance affective, c'est, en bref, compter sur une autre personne pour se développer (affectivement, socialement, personnellement). N'exister que par l'autre. Compter sur l'autre pour son propre bonheur... À ce compte, je la compare à toutes les autres dépendances. La "substance" consommée est humaine, sexuelle, affective.
Dans ce contexte, l'amour peut-il devenir une drogue ?
La thérapeutique: être d'abord heureux pour soi, combler ses propres besoins et ainsi le couple finira par en bénéficier. Installer un genre de détachement émotif, c'est-à-dire vous approprier vos propres émotions, les assumer, se changer de l'intérieur; ensuite, la transformation de votre personne deviendra un objet d’attrait pour les autres autour de vous. Ne déviez jamais de l'idée de combler vos propres besoins, d'avoir vos propres activités et de ne pas déroger à faire ce que vous devez faire, pour vous.Texte écrit par Jean-Pierre Rochon M.Sc., psychologue et auteur
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