conséquences au plan psychologique ne sont pas moins graves. On observe un manque de sommeil, une agressivité pouvant induire des actes criminels, des délires. Un épuisement total peut survenir lors d'utilisations successives. Les sensations désagréables de la "descente" sont atténuées par la prise de médicaments sédatifs : benzodiazépines, héroïne ou méthadone.

Typologie des consommateurs

Traitement de l'intoxication aiguë

Le traitement sera avant tout symptomatique : perfusion de valium i-v pour calmer les convulsions. Une assistance respiratoire est instaurée. L' injection d'atropine, anti cholinergique - parasympatholytique, provoque une tachycardie, (utile pour soutenir la fonction cardiaque), calme les tremblements (syndrome parkinsonien), provoque une bronchodilatation favorisant la ventilation pulmonaire . La chlorpromazine (Largactil) diminue les manifestations paranoïaques aiguës liées à l'intoxication aiguë. Les neuroleptiques sont des antagonistes de la dopamine. Leur administration réactive la biosynthèse de la dopamine pour contrecarrer cet effet antagoniste. Le processus dopaminergique est donc ainsi réactivé.

Traitement de l'intoxication chronique

Comme ont vient de la voir, les états paranoïaques peuvent être traités par un neuroleptique antagoniste dopaminergique.
Un remède pharmacologique de substitution n'existe pas actuellement.

Un "vaccin anti cocaïne" ?

On parle d'un "vaccin anti cocaïne" qui serait en préparation. Des chercheurs mettent au point une molécule qui minimise le plaisir ressenti, compense l'effet de manque et réduit les risques de rechutes. Vaccin, car il y aurait production d'anticorps contre la cocaïne afin de bloquer les effets de la drogue lors d'une prise ultérieure. Le principe général est que le système immunitaire produise, via le vaccin, des anticorps qui attaquent la molécule de cocaïne et l'empêche d'atteindre sa cible. Il convient de se méfier du terme "vaccin". Il s'agirait plutôt d'une aide au sevrage que d'un médicament à effet préventif. Autres approches pharmacologiques :

Syndrome de sevrage

Pour la cocaïne, comme d'ailleurs pour les autres stimulants du S.N.C, il n'y a pas de dépendance physique donc de syndrome de sevrage comme celui qu'on observe avec les opiacés. Les " cocaïnomanes graves " deviennent irritables et présentent des symptômes paranoïdes (c'est-à-dire : tenant de la paranoïa qui est le délire chronique systématisé avec conservation de la clarté et de l'ordre dans la pensée).Une dépression s'installe (" cocaïne blues "). D'où, prescription de neuroleptiques, d'antidépresseurs tricycliques et précautions contre les tentatives de suicide.
(reproduit avec la permission écrite de:http://users.skynet.be/toxicomanie)




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !