des pensées permet la mobilisation et la
circulation de l'énergie faisant disparaître l'angoisse que le blocage entraînait.
Le second
refoulement sera non traumatique: d'autres règles du "setting " : le cadre, le divan, les horaires, le payement.
Le transfert s'instaure sur la personne du thérapeute et est la condition nécessaire de la cure. Par la situation dans laquelle il se trouve, le patient va être amené à projeter sur la personne de son thérapeute des images mentales passées, des expériences libidinales agressives infantiles et à répéter ces épisodes en les revivant au présent avec un sentiment d'actualité. L'attitude du
thérapeute est de renvoyer systématiquement les questions du patient sur d'autres questions ramenant à des images de plus en plus infantiles. Mais le transfert entraîne une résistance, car la remémoration puis la répétition des traumatismes réactivent la souffrance qui est à l'origine du symptôme. Le symptôme ayant été, dans le passé, la seule solution trouvée, et donc, un moindre mal, dans le transfert se manifeste une
résistance à évoluer. C'est ainsi que le malade ne se remémore pas le souvenir traumatique, il le traduit en actes en le répétant et en ignorant que ces actes sont une répétition. Exemple : "il ne se rappelle plus avoir éprouvé un intense sentiment de honte de certaines activités sexuelles mais il montre qu'il a honte du traitement auquel il est soumis et tient absolument à tenir secret ce dernier " (S. Freud). Plus la résistance sera grande, plus la répétition se substituera au souvenir. Ces répétitions successives dont l'ordre se détermine par l'apparition des
résistances successives vont provoquer la réapparition de tous les symptômes qui se sont succédé dès le début de la pathologie névrotique. L'aggravation de l'état psychique du patient est inévitable et dénote de l'évolution du traitement. Le travail de l'analyste se situe dans le maniement du transfert dans lequel il va enrayer la compulsion de répétition et la transformer en une raison de se souvenir. Ce n'est qu'à ce moment que le patient arrive à connaître ses résistances et à les vaincre lui même par un travail psychique que Freud appellera la perlaboration. Elle consiste à revivre des anciens affects refoulés avec les éléments psychologiques dont on dispose actuellement, à intégrer différemment les épisodes vécus comme traumatisants au stade infantile. Ils ont été remémorés, répétés, et il faut les réorganiser et les lier au niveau du conscient au moyen du matériel psychique dont on dispose actuellement pour leur faire perdre leur caractère traumatique, donc pathogène. Dans toute cure existent des épisodes de transferts négatifs. L'analysant est jugé comme incapable, malveillant, méchant... Progressivement va s'établir un équilibre entre
transfert positif et transfert négatif, signe de l'autonomisation du patient et prémisse de la fin de la cure.
Autres psychothérapies d'inspiration analytique
La
cure classique – "travail de l'or " - n'est que rarement réalisable en pratique. Son but n'est pas essentiellement curatif, mais de pure exploration de l'inconscient. La civilisation actuelle introduit, à côté des névroses d'origines traumatiques internes, des problèmes consécutifs à des facteurs de
civilisation. Cela rend moins profitable l'application stricte de la cure classique.
- Réduire à 2 séances par semaine; maintien de l'exploitation du transfert et du cadre.
- Travail face à face. Convient aux patients incapables de supporter de se trouver seuls face à leur monde interne. Le silence, ou les réponses renvoyant à des questions de la part du thérapeute est maintenu.
- Au delà de l'interprétation, certains patients requièrent une clarification et une reformulation de leurs problèmes quand les facultés de verbalisation du patient sont pauvres. Thérapies très longues, mais l'installation du transfert font que cela reste un travail analytique.
- Les psychothérapies dans lesquelles apparaît une prise en charge active et suggestive du patient vont empêcher toute fonction interprétative des processus primaires, et ne sont donc plus du domaine psychanalytique.
Le traumatisme et son recouvrement par la toxicomanie
Les thérapeutes constatent que l'origine de la
toxicomanie de nombreux patients réside dans des abus sexuels Les drogues constitueraient chez ces derniers une solution narcotique à leur douleur d'exister consécutive à ces traumatismes mal refoulés de la petite
enfance.