Aide aux dépendants

 
Aide aux dépendants

La rechute

La rechute n'est pas souhaitable, mais elle peut faire partie du processus de rétablissement. On dit de la dépendance qu'elle est une maladie progressive : si l'alcoolique arrête de boire, la maladie arrête de progresser et est en rémission. Cependant, s'il se remet à consommer, il se retrouve au même point que le jour où il a décidé d'arrêter de boire, et la maladie recommence sa progression. Une rechute ne doit pas être source de culpabilité étouffante : on doit la considérer comme une expérience de cheminement. Toute période de sobriété, même entrecoupée de rechutes ponctuelles, a de la valeur. On doit plutôt s'arrêter sur les raisons qui vont faire reconsommer l'individu, identifier les facteurs de stress menant à la consommation, les circonstances à éviter, le style de vie à réviser lors des périodes d'abstinence, les gens fréquentés, etc.
On doit aussi éviter un autre piège, la griserie mentale, que les AA appellent ivresse mentale. Cet état fait en sorte que l'individu qui n'a pas consommé se sent comme s'il avait consommé : son esprit est occupé par les mêmes idées et les mêmes obsessions que lorsqu'il consommait.

Le boire contrôlé : un concept

Il y a plusieurs écoles de pensée relativement au concept du boire contrôlé. Nous ne prônons pas ce concept pour un dépendant chronique, pas plus que nous ne croyons qu'un alcoolique boit parce qu'il a des problèmes émotionnels. En effet, son voisin, par exemple, peut lui aussi vivre des problèmes émotifs et ne pas avoir recours à l'alcool pour les solutionner. Un alcoolique boit parce qu'il a soif et qu'une seule bière n'est pas suffisante pour étancher sa soif. Les problèmes émotionnels sont des facteurs sous-jacents et doivent être considérés comme tels. Nous croyons qu'un alcoolique chronique qui opte pour le boire contrôlé investira toute son énergie à contrôler sa consommation plutôt qu'à changer ses comportements. En résumé, ce n'est pas parce qu'on est un alcoolique qui se contrôle qu'on est moins alcoolique pour autant.

Les communautés thérapeutiques

Au Québec, les mouvements anonymes d'entraide sont très nombreux et majoritaires. Nous vous laissons juger par vous-mêmes en vous faisant la nomenclature de ces principales communautés :
  • Alcooliques Anonymes (AA)
  • Narcotiques Anonymes (NA)
  • Cocaïnomanes Anonymes (CA)
  • Gamblers Anonymes (GA)
  • Outremangeurs Anonymes (OA)
  • Sexoliques Anonymes (SA)
  • Déprimés Anonymes (DA)
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