Définitions des opiacés

Récepteurs
Macromolécule de nature généralement protéique, avec laquelle réagit la molécule d'un médiateur naturel endogène, d'un médicament ou d'un poison, pour produire une action
biologique (appelée action pharmacologique si
médicament ou poison).
Ligand
Partie de la molécule du médiateur ou du médicament ayant une affinité pour le récepteur.
Médiateur naturel endogène
- Hormone naturelle (molécule sécrétée par une glande) ou neurotransmetteur (synthétisée au sein de la cellule nerveuse ).
- Nature des différents récepteurs.
- Ce sont : les récepteurs adrénergiques, dopaminergiques, muscariniques, sérotoninergiques, histaminergiques, nicotiniques, GABAergiques.
Effets
L'action des médicaments, des poisons ou des médiateurs naturels est détectable au niveau cellulaire. Tous ces événements cellulaires additionnés se traduisent par un effet s'exprimant globalement au niveau tissulaire par diverses activités : dilatation,
contraction, sécrétion, stimulation ou inhibition du
rythme cardiaque, etc.
Agoniste/antagoniste
La
molécule dont la liaison à un récepteur est productrice d'un effet est définie comme agoniste. Celle dont la liaison au même récepteur est dépourvue d'effet sera définie comme antagoniste. Pour être complet, mentionnons l'existence de substances ayant, à la fois une activité agoniste et antagoniste. (Exple. la nalorphine, voir + loin). Il existe des antagonistes physiologiques. Ce sont des médiateurs naturels qui, en activant leurs récepteurs spécifiques stimulent ainsi une fonction vitale qui a momentanément été déprimée par l'activation d'une autre lignée de récepteurs. Les
antagonistes pharmacologiques se lient aux mêmes récepteurs que le médiateur naturel. On postule qu'il y a compétition entre l'agoniste naturel et l'antagoniste. Selon les cas, il peut y avoir antagonisme compétitif
réversible ou
irréversible.
La transmission de l'influx nerveux.
L'influx
nerveux se transmet par un système de polarisation/dépolarisation de la
membrane de la cellule nerveuse. La cellule se " termine " par une membrane pré synaptique. C'est à ce niveau que se situe la liaison de la cellule nerveuse avec sa cible (fibrilles musculaires, cellule nerveuse d'une autre nature). Cette liaison est définie comme le synapse. C'est à ce niveau que se libère le neurotransmetteur (médiateur endogène) à partir de " vésicules synaptiques ", en regard des plis synaptiques où se situent les récepteurs postsynaptiques. L'
intrusion, à ce niveau d'antagonistes ou d'agonistes exogènes (médicaments ou poisons) va
influencer positivement ou négativement l'effet naturellement produit par la production et la libération des neurotransmetteurs endogènes.
La réactivité des récepteurs : Sevrage et tolérance.
L'
application continue de certains antagonistes exogènes peut rendre les récepteurs hyper sensitifs en raison de l'absence durable de stimulation, ou même favoriser la synthèse de récepteurs additionnels, en compensation du blocage permanent. En cas de sevrage, ces récepteurs sont donc au sommet de leur
réactivité, ce qui amplifie les réactions physiologiques en raison de l'excès de stimulation de l'ensemble de ces récepteurs. Inversement, la stimulation de certains récepteurs par des agonistes provoque une situation de réactivité négative (down régulation), ou l'on constate que la même
dose d'agoniste devient de moins en moins capable de stimuler les récepteurs. (Expliquant ainsi le phénomène de tolérance).