Drogue dure et drogue douce

 
Drogue dure et drogue douce

Mieux vaut ne pas faire de distinction stricte

Il semble préférable de ne pas faire de distinction stricte entre drogues douces et drogues dures. En effet, chaque produit peut être consommé de manière «douce » ou «dure ». La fréquence et l’intensité de l’usage sont beaucoup plus importantes que le type de produit consommé. De nombreux scientifiques rejettent l’hypothèse selon laquelle l’usage de drogues douces mène tôt ou tard à la consommation de drogues dures. Il s’agirait plutôt d’une question de personne et de prédisposition. Ainsi, le fait qu’un usager de drogue dite douce (le cannabis, par exemple) passe à un produit plus fort est presque toujours lié à des problèmes individuels ou à la situation sociale à laquelle il est confronté. Ceci étant, même les drogues dites douces peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé de leurs utilisateurs …

Quoi appelle-t-on une drogue?

Depuis la nuit des temps, certaines personnes recherchent des sensations hors du commun et utilisent divers produits pour se les procurer. Il ne s’agit donc pas d’un phénomène nouveau mais, aujourd’hui, on constate une inquiétante augmentation du nombre de consommateurs ainsi que l’émergence de nouvelles drogues. Une drogue peut se définir comme « toute substance agissant sur le système nerveux central et qui est absorbée pour modifier la façon dont le corps ou l’esprit fonctionne ». L’usage abusif d’une drogue provoque des perturbations physiques et mentales ainsi qu’un état de dépendance physique, psychique ou comportementale. On peut classer les drogues en 4 groupes en fonction de l’effet qu’elles produisent sur le système nerveux central. Au sein de ces groupes, on distingue également les drogues «dures » et les drogues «douces », selon le degré de dépendance qu’elles entraînent.
  • Le premier groupe comprend les substances dites « psychodépressives », qui exercent une action calmante, parfois soporifique et combattent l’anxiété. L’alcool, les opiacés (héroïne), les barbituriques, les tranquillisants (sédatifs et hypnotiques), mais aussi les solvants et certains produits volatils, tels que l’éther et la térébenthine, font partie de ce groupe.
  • Le deuxième groupe est formé de substances dites « psychostimulantes » : la cocaïne (et son dérivé le crack), les amphétamines ainsi que l’ecstasy et, dans une moindre mesure, la nicotine et la caféine.
  •  Le troisième groupe est celui des substances dites « psychodysleptiques », aux effets hallucinogènes. Il comprend le LSD et la psilocybine (extraite d’un champignon mexicain), ainsi que le cannabis.
  • Enfin, le quatrième groupe de drogues est composé de certains médicaments (somnifères, antidépresseurs, anxiolytiques, etc.) qui peuvent exercer des effets particuliers sur le psychisme (calmants ou stimulants) et entraîner une dépendance. Vous trouverez davantage d'informations sur ce type particulier de drogues en cliquant ici.





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