Caractéristiques du diabète chez l’enfant (type 1)

 
Caractéristiques du diabète chez l’enfant (type 1)Le mot diabète désigne une maladie dans laquelle du sucre (glucose) est présent dans les urines. Ceci est dû à une élévation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Or le sucre est fourni par l’alimentation, soit sous forme de sucre raffiné, soit sous forme de glucides complexes (pain, céréales, pommes de terre ou autres féculents). Entre les repas, l’organisme stocke le sucre absorbé dans le foie et les muscles. La quantité de sucre dans le sang est précisément régulée par différentes hormones, dont la principale est l’insuline, qui permet de stocker le sucre absorbé dans ces deux organes. Chez l’enfant, la survenue d’un diabète est liée à la diminution, voire à l’arrêt, de la sécrétion d’insuline par le pancréas. Ce diabète, dit insulinodépendant (DID), est dû le plus souvent à une maladie auto-immune: le système immunitaire produit anormalement des anticorps contre les cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline, entraînant leur destruction. La cause déclenchante de la maladie n’est pas claire : des facteurs génétiques et d’environnement entrent probablement en jeu.

L’injection d’insuline

L’absence d’insuline entraîne une élévation importante de la glycémie, responsable de signes cliniques comme une soif intense avec envies d’uriner fréquentes, une fatigue importante, un amaigrissement. Dans ces cas, seules les injections quotidiennes d’insuline peuvent rétablir le bon fonctionnement de l’organisme : la nature et la fréquence des injections (fonction des repas et de l’activité) sont fixées par le médecin, et la dose d’insuline peut être modifiée par le patient lui-même en fonction des résultats de la glycémie mesurée sur une goutte de sang obtenue par piqûre du bout du doigt de façon quotidienne. Chez le petit enfant, les autocontrôles des glycémies et les injections d’insuline doivent être effectués par les parents. Cependant, l’adaptation des doses d’insuline est parfois difficile : il faut en effet éviter d’avoir des glycémies trop élevées, mais aussi éviter les hypoglycémies trop fréquentes. Ces hypoglycémies peuvent être dues à une dose d’insuline trop forte, à une alimentation insuffisante en glucides ou à une activité physique importante ou inhabituelle. Or, chez l’enfant, il est difficile d’obtenir une régularité parfaite des prises alimentaires. De même, l’activité physique est souvent imprévisible. Dès l’âge de 8 à 10 ans, l’enfant peut commencer à effectuer seul le contrôle de la glycémie au bout du doigt et les injections d’insuline, mais il aura encore besoin de l’adulte pendant quelques années pour l’aider à adapter ses doses. Il deviendra complètement autonome progressivement. Avec l’adolescence, le diabète passe souvent au second plan des préoccupations, avec parfois un rejet des contraintes liées à cette maladie. L’équilibre glycémique est alors très difficile à obtenir. Il ne faut pourtant pas oublier que les progrès techniques concernant, notamment, la surveillance de la glycémie et l’utilisation des stylos injecteurs d’insuline ont beaucoup amélioré la qualité de vie des diabétiques insulinodépendants.

D'après la Fondation pour la Recherche Médicale




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