Diabète et maladie coronarienne

 
Diabète et maladie coronarienneDans la société nord-américaine, les maladies cardiovasculaires sont responsables pour environ 37 % des décès. La plupart des maladies cardiovasculaires comprennent la maladie coronarienne athéroscléreuse et les maladies vasculaires des bras et des jambes. Toutes deux sont des manifestations d’un blocage graduel des artères qui amènent le sang aux différents organes qu’ils irriguent.

Qu'est-ce que l'artériosclérose ?

L’artériosclérose représente un épaississement graduel de la paroi des artères lequel peut éventuellement mener à des symptômes d’ischémie, c’est-à-dire un manque d’oxygène aux tissus perfusés ou à un infarctus. Depuis une trentaine d’années, les facteurs de risque qui sont associés au développement de l’artériosclérose ont été beaucoup mieux élucidés.

Les facteurs de risque

Ceux-ci comprennent les facteurs dits non modifiables comme :
et les facteurs modifiables comme :
  • l’hypertension artérielle
  • une élévation du mauvais cholestérol (ou cholestérol LDL)
  • une diminution du bon cholestérol (ou cholestérol HDL)
  • la cigarette
  • le diabète
  • le surplus de poids
  • le manque d'activité physique

Le repos et l'effort physique

La plupart des symptômes de l’ischémie surviennent à l’effort. Il n’est pas difficile de comprendre que lorsqu’on est au repos, une artère bouchée à 70 p. cent est capable d’apporter d’une façon tout à fait satisfaisante l’oxygène aux tissus, par exemple le muscle cardiaque ou les muscles des jambes. Mais lorsqu’un effort est exigé, et que le besoin en oxygène de l’organe augmente, le blocage de l’artère ne permet pas un débit de sang et d’oxygène suffisant au maintien des activités normales du muscle ou de l’organe perfusé. Un symptôme parfois douloureux est alors perçu sous forme d’angine ou de douleur dans les membres inférieurs. Lorsque l’arrêt de circulation est soudain ceci peut se traduire par un infarctus du myocarde (crise cardiaque) ou par le développement d’une gangrène dans un membre inférieur nécessitant parfois une chirurgie d’urgence.
Nous savons maintenant qu’il est possible de freiner et, parfois même de faire régresser les lésions artérioscléreuses. Plusieurs études ont démontré que la maladie coronarienne artérioscléreuse peut être freinée de façon importante lorsque les taux de gras dans le sang sont traités de façon agressive. Des études américaines et canadiennes ont maintenant démontré que, non seulement peut-on freiner la progression de la maladie coronarienne artérioscléreuse, mais il est également possible d’entraîner une régression chez certains patients.

Association canadienne di diabète, 2006




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