Enfants diabétiques

La maladie est due à la
carence en insuline, qui est une hormone sécrétée par les cellules b des îlots de Langerhans situés dans le pancréas. Pour que le diabète se développe, il faut une prédisposition génétique, liée principalement à des antigènes HLA, et un facteur déclenchant, d'environnement, qui engendre des processus auto-immuns détruisant sélectivement les cellules b des îlots de Langerhans. Ce n'est donc pas la maladie qui est transmise, mais une susceptibilité à la maladie.
Les symptômes
La
découverte du diabète lors de la recherche systématique de
glucose dans les urines (glycosurie) est assez rare.
Dans sa forme typique, le diabète se manifeste par:
- une soif vive
- des urines fréquentes
- une énurésie secondaire
- une asthénie, un mauvais rendement scolaire
- un amaigrissement
- des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements
- des infections récidivantes
En fait, c'est souvent par une
complication que la maladie se révèle: un coma acido-cétosique avec
déshydratation et
respiration ample et rapide d'acidose (dyspnée de Kussmaül). On trouve alors fréquemment en cause un facteur déclenchant: choc affectif, maladie infectieuse etc. Les parents ont tendance à attribuer à ces facteurs, une responsabilité importante. Pourtant, le diabète ne se révèle que lorsque 80 ou 90% des capacités sécrétoires du pancréas sont détruit. Lorsque le pancréas est touché, il peut encore faire face aux besoins d'insuline habituels mais si ceux-ci deviennent brusquement plus élevés (choc, infection), il s'épuise et les signes cliniques apparaissent.
Dépistage précoce
Le dépistage des sujets à risque a pour but de
retarder ou de
prévenir la destruction des cellules pancréatiques productrices d'
insuline. La recherche des sujets à risque est basée sur l'étude des groupes HLA, la recherche des anticorps anti-îlots (ICA) et l'état métabolique. Pour l'instant, elle s'est limitée à des laboratoires spécialisés et est pratiquée dans les fratries de patients diabétiques dont le risque global est de 5%. Les sujets HLA DR3, DR4 et/ou qui ont deux haplotypes en commun avec le patient diabétique ont un risque de 10 à 20% alors que le risque est nul chez les
frères et sœurs HLA différents. La présence de plusieurs auto-anticorps prédit un risque à presque 100%. Une
intolérance au glucose (tests d'hyperglycémies par voie orale et intraveineuse) peut prévoir l'apparition du diabète chez les sujets prédisposés. L'objectif est de sélectionner les sujets à haut risque pour les inclure dans des essais de prévention.