Dermatologie et diabète
Si asthénie (fatigue), polydipsie (soif intense), polyurie (besoin fréquent d’uriner) et polyphagie (faim insatiable) et amaigrissement représentent, généralement, les premiers troubles d’ensemble par lesquels se manifeste le diabète, il en est d’autres qui relèvent exclusivement de la dermatologie. Nous rappellerons le prurit, qui peut soit gagner toute la peau du corps, soit, plus souvent, se localiser aux organes génitaux et sur l’épiderme environnant ; la paresthésie répandue sur tout le corps, qui se manifeste sous la forme de démangeaison ou de sensation de chaud ou de froid. La peau du diabétique conserve en général un teintvif, souvent même elle devient rouge. Mais le trouble dela peau le plus fréquent et le plus caractéristique de la maladie est le prurit exclusivement ou essentiellement localisé aux organes génitaux. Chez la femme, il attaque la grande et la petite lèvre, chez l’homme, la peau du prépuce, du gland, du sillon balano-préputial et du scrotum. D’autres fois, au contraire, le prurit est général et intéresse de façon continue ou intermittente toute la surface du corps. Le prurit général, cependant, représente presque toujours un symptôme du diabète à un stade avancé et il s’observe de préférence quand la polyurie et la glycosurie atteignent des taux vraiment importants. Il est à noter également que les diabétiques développent très souvent des infections cutanées de type mycosique. La peau du diabétique étant le plus souvent acide, elle favorise la prolifération des levures et champignons de type candida albicans. Les plaies des diabétiques cicatrisent très mal et évoluent le plus souvent vers des ulcères torpides voire, au stade terminal, vers la gangrène.Traitement énergétique du diabète
Le diabète insulino-dépendant, comme son nom l’indique, répond uniquement aux apports exogènes (injections) d’insuline. Il est du ressort exclusif du médecin. Le diabète gras ou sucré repose essentiellement sur une rééducation fonctionnelle lente et progressive du pancréas et du métabolisme des hydrates de carbone. Ceci suffit à nous faire comprendre pourquoi l’alimentation représente le point essentiel du traitement du diabète. Dans un grand nombre de cas, en effet, la cure alimentaire suffit à atténuer et guérir le diabète. L’alimentation se propose, avant tout, de mettre dans une condition de repos relatif les organes régulateurs de l’énergie glycémique, limitant l’apport d’hydrates de carbone à la quantité tolérée par l’organisme du patient. Or ce repos métabolique forcé conduit bien souvent à une meilleure tolérance à l’égard des glucides : on obtient ainsi une rééducation fonctionnelle des organes glycorégulateurs et, par conséquent, la guérison du diabète. Quelle valeur, exprimée en calories, doit avoir l’alimentation du diabétique ? Cela varie naturellement en fonction du poids du malade, de son âge, de ses dépenses d’énergie mais elle doit être, dans tous les cas, très basse, à peine supérieure au métabolisme basal. Donnons un exemple. L’alimentation d’un diabétique au repos absolu, c’est-à-dire dans des conditions sévères, ne devrait pas dépasser 20 à 22 calories par kilo (c’est-à-dire 1470 calories pour une personne de 70 kilos). Le régime d’un diabétique de gravité moyenne, qui exerce une activité modérée devrait être de 25 à 30 calories par kilo (c’est-à-dire environ 2100 calories pour un individu de même poids). Le régime alimentaire peut également s’accompagner d’une nutraceutique efficace. Des compléments alimentaires contribuent à améliorer la régulation du métabolisme glucidique.(reproduit avec la permission écrite de:http://www.francaise-bio-energetique.com)


