La rétinopathie
Elle est, de loin, l'atteinte la plus fréquente et la plus sérieuse. Elle contribue, au Canada, à 86 % des cas de cécité chez les personnes diabétiques de type 1 et à 33 % chez les personnes diabétiques de type 2. L'hyperglycémie, la durée du diabète, la tension artérielle, la gravité de la rétinopathie, les taux de lipides élevés et la grossesse (type 1) sont des facteurs déterminants dans l'évolution de la maladie. Souvent asymptomatique, la rétinopathie se caractérise par des changements au niveau des vaisseaux sanguins qui alimentent la rétine. Dans les premiers stades, la rétinopathie (dite non-proliférative) se remarque par un gonflement des vaisseaux sanguins. Au fur et à mesure qu’elle progresse, les vaisseaux se bloquent et privent la rétine d’aliments et d’oxygène. De nouveaux vaisseaux sanguins se développent autour de la rétine et du corps vitreux. (À ce stade avancé, la rétinopathie est qualifiée de proliférative.) Malheureusement, ils sont très fragiles et le risque d’hémorragie augmente. C’est à ce moment-là que la perte totale ou partielle de la vision peut se produire. Une autre manifestation de la rétinopathie se nomme l’œdème maculaire. Il s’agit d’un épaississement de la rétine, à un endroit très précis : la macula. Située au fond de l’œil, la macula est responsable de l’acuité visuelle. C’est à cet endroit que les images sont les mieux perçues par l’œil. Lorsqu’il y a accumulation de fluides, la macula enfle. Ce phénomène cause une distorsion des images et une vision embrouillée.Association canadienne du diabète, 2006
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.diabete.qc.ca)


