De l'acide folique pour la grossesse
Un apport suffisant d'acide folique est nécessaire en période péri-conceptionnelle afin d'éviter des malformations du tube neural chez le foetus. Mais comment s'assurer que les futures femmes enceintes ingèrent assez de cette vitamine ? Une fois de plus, la réponse est très simple à énoncer mais bien plus compliquée à appliquer: par une alimentation équilibrée... L’acide folique, ou vitamine B9, est important pour le bon fonctionnement de l’organisme. Cette vitamine se trouve principalement dans la levure, le foie, le jaune d’œuf, les fromages, les légumineuses, les légumes à feuilles vertes (épinard, cresson…) et dans bon nombre de céréales pour petit-déjeuner enrichies. On la retrouve également en quantité plus faible dans des aliments que nous consommons plus fréquemment, comme d’autres fruits et légumes, les autres produits laitiers, ou encore les produits à base de céréales (pain et dérivés, müesli). Cette vitamine joue un rôle dans le métabolisme des acides aminés et du matériel génétique (ADN et ARN). Elle participe aussi à la synthèse de neuromédiateurs nécessaires au métabolisme du cerveau et des nerfs. L’acide folique se forge aussi une place dans la prévention cardio-vasculaire, dans la mesure où il est impliqué dans l’épuration plasmatique de l’homocystéine, un marqueur, voire un facteur de risque cardio-vasculaire. Si l’acide folique n’a toutefois pas encore fait ses preuves dans ce domaine, c’est chose faite pour ce qui est de son aptitude à réduire significativement le risque de malformations congénitales liées à un défaut de fermeture du tube neural.Eviter le spina bifida
Pour les femmes qui désirent être enceintes, prendre un supplément de 400 µg d’acide folique deux mois avant le début de la grossesse et pendant les 2 premiers mois de grosses, diminue jusqu’à 70% le risque d’atteinte du tube neural du fœtus.Le tube neural se forme au tout début de la grossesse, entre le 19è et le 28è jour. S’il se ferme mal, le bébé a des risques de naître anencéphale (défaut de fermeture au niveau de l’encéphale) ou de souffrir de spina bifida (défaut de fermeture au niveau de la colonne). Dans le cas du spina bifida, l’atteinte de l’enfant sera fonction de l’étendue et de la localisation du défaut de fermeture. Dans la forme la plus grave, la moelle épinière et les racines nerveuses sortent de la colonne vertébrale, soit à nu soit contenues dans une fine membrane, entraînant une paralysie des membres innervés par la partie du système nerveux située sous la lésion. D’autres formes moins graves existent, et les conséquences dépendent de l’étendue de la malformation: incontinence urinaire ou fécale, paralysie ou insensibilité partielle ou totale des membres inférieurs, malformations orthopédiques… Le spina bifida concerne chez nous de l’ordre d’une grossesse sur 2000.


