Il est grand temps que les politiciens créent et financent un cadre dans lequel cette approche peut prendre forme ajoute le professeur Van Gossum. En extrapolant les résultats d’études menées dans les pays voisins, on peut estimer que le coût d’hospitalisation individuel additionnel dû à la dénutrition est de 300 à 700 euros. En considérant le nombre d’hospitalisations annuelles, le coût total additionnel atteindrait 400 millions d’euros – soit 7 % du budget annuel hospitalier. Ce coût est expliqué d’une part par la gravité de la maladie et d’autre part par la dénutrition elle-même. Ce montant reflète le coût pharmaco-économique – le coût de la diminution de la qualité de vie n’étant pas compris. Ces chiffres démontrent clairement qu’une approche structurée n’est pas une option mais une nécessité. Un petit investissement permettrait de réaliser des économies considérables,” rappelle le Professeur Ysebaert de l’UZ Antwerpen, porte-parole pour VVKVM. “Hormis la mise sur pied d’une étude belge sur la prévalence de la dénutrition, l’impact économique qui en découle et l’évaluation de plans d’actions et de procédures nutritionnelles, quelques décisions politiques sont à l’ordre du jour. Dans chaque hôpital, des équipes de nutrition spécialisées et multidisciplinaires devraient être installées et financées, des directives nationales de prise en charge nutritionnelle devraient être définies et le coût du dépistage et d’un soutien nutritionnel devraient être pris en compte dans le coût de gestion global. Quand on sait qu’un état nutritionnel optimal est une nécessité première pour guérir rapidement…. Le choix est vite fait.”
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