Des médicaments, oui mais ...
Malgré les impressionnants progrès des moyens pharmacologiques de traitement et de prévention des maladies cardiaques, l'alimentation adaptée reste un pilier de leur prise en charge. Que ce soit en prévention primaire ou secondaire aussi bien qu'en thérapeutique, l'intérêt de cette mesure ne cesse d'être démontré. Et chaque jour apporte son lot de précisions supplémentaires. Après un premier accident cardiaque, il est urgent de prendre les choses en mains en vue de diminuer le risque de récidive ou d’évolution à plus ou moins long terme vers la décompensation cardiaque. Les recommandations de prévention secondaire sont claires et bien connues : elles comprennent des mesures pharmacologiques et des mesures non-pharmacologiques. Parmi ces dernières, l’exercice physique régulier et adapté, l’arrêt du tabagisme, la perte de poids si nécessaire et les modifications des habitudes alimentaires figurent en bonne place.L’un des objectifs de ces modifications est bien entendu d’influencer le profil lipidique dans un sens favorable, à côté de la restauration, voire du renforcement des capacités fonctionnelles cardiaques, circulatoires et respiratoires. Le traitement ou la prévention des facteurs de risque, tels que l’obésité, le diabète le syndrome métabolique etc, représente un autre impératif de cette prévention. D’ailleurs, qu’elle soit primaire ou secondaire, certains auteurs commencent à dire qu’il n’y a pas de différence, mais simplement une continuité. Aux récentes « Scientific Sessions » l’American Heart Association, qui viennent de se tenir à Dallas aux Etats-Unis du 13 au 16 novembre 2005, quelques études venant compléter les connaissances sur la place de certains aliments ou nutriments en prévention cardiovasculaire ont été présentées.


