et de 0,50 dans le groupe « faible ». Les chiffres étaient différents pour ce qui concernait la consommation de légumes : 13,1%, 19,1 % et 21,3% respectivement, avec des odds ratios de1,58 et 1,65. Il en ressort qu’une consommation importante de fruits à l’âge moyen est associée à un risque significativement moindre de diabète à l’un âge plus avancé. Par contre, une consommation élevée de légumes est associée à une augmentation - non significative, heureusement – du risque de diabète au troisième âge. Mais l’explication de cette curieuse constatation réside sans doute, estiment Yan et al., dans les habitudes peu favorables à la santé à la fin des années cinquante, y compris parmi les grands mangeurs de légumes. Quoi qu’il en soit, cette différence n’étant pas significative et connaissant les autres bienfaits des légumes, on n’hésitera pas à recommander aux patients leur consommation quotidienne.

Incontournable soja

Plusieurs études ont montré par ailleurs que la ménopause s’accompagnait d’une altération du profil lipidique, avec pour conséquence un risque athérogène accru. On a également montré que les protéines et les isoflavones du soja peuvent entraîner des effets bénéfiques sur les lipides plasmatiques. Mais on ne s’est guère attardé à détailler ces effets en fonction des différentes sous-classes de lipoprotéines. C’est pourquoi Allen et al. (USA) se sont attachés à déterminer quelle était l’influence des ces protéines et isoflavones de soja sur les taux des LDL et de leurs différentes sous-classes chez la femme en post-ménopause présentant des taux limites de LDL. Au total, 216 femmes ménopausées en bonne santé dont les taux de LDL étaient entre 130 et 190 mg/dl ont été randomisées en deux groupes. Le premier de ces groupes a reçu 20 g d’isolat de protéines de soja (isoflavones : 160 mg sous forme de glycones, 96 mg sous forme aglycone) par jour ou un placebo pendant six semaines. Les différentes sous-classes des particules de LDL et leurs dimensions ont été mesurées par spectroscopie en résonance magnétique. Le profil lipidique d’ensemble a été déterminé par des méthodes de dosage classiques. La moyenne d’âge des femmes ayant participé à l’étude était de 57 ans (± 6 et elles avaient connu la ménopause en moyenne 9,5 (± 8,3) ans plus tôt. Leurs caractéristiques démographiques, leur BMI et leurs apports quotidien en lipides étaient comparables d’un groupe à l’autre. Leurs profils lipidiques de départ l’étaient aussi.

Moins de petites particules

Par rapport au groupe placebo, les femmes qui ont consommé des protéines de soja ont connu une baisse significativement plus importante de leur taux de LDL et de du nombre de particules de LDL que celles qui avaient été sous placebo. Il faut savoir que les études statistiques démontrent un lien plus étroit entre le nombre de particules de LDL (LDL-P) et le risque coronaire qu’entre le taux de LDL-cholestérol (LDL-C) et le même risque. On notait par ailleurs chez les premières une forte tendance à une diminution plus importante des petites particules, qui sont les plus athérogènes. Cette différence restait significative après ajustement pour l’âge, la race et les modifications des autres lipoprotéines.

Par Dr. Jean Andris

" HEALTH & FOOD " numéro 74, Décembre 2005
(reproduit avec la permission écrite de:http://healthandfood.be)




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