Les fructanes: à la racine de l’aliment fonctionnel

L'aliment fonctionnel n'est pas forcément issu du dernier cri de la technologie. Dans le cas des fructanes, l'ingrédient fonctionnel fait partie de l'alimentation humaine depuis longtemps. Mais l'exploration de ses propriétés prébiotiques génère son lot de
nouveautés... Le terme d’aliment fonctionnel suppose qu’un aliment puisse exercer une influence bénéfique et scientifiquement prouvée sur une fonction de l’organisme, et ce, en dehors de ses propriétés nutritives. Mais le concept est vaste, tout comme sa perception par le consommateur très hétérogène. C’est que le côté « fonctionnel » en effraye plus d’un, alors que d’autres y cherchent le salut face à un problème posé. Dans un cas comme dans l’autre, l’aliment fonctionnel a souvent un goût d’artifice. Cet artifice peut cependant reposer sur du naturel, comme c’est le cas de l’inuline. Celle-ci fait partie de l’alimentation humaine depuis plus de 5000 ans, par le biais de l’oignon, et au moins 2000 ans, sous forme de chicorée. Ce qui compte pour le caractère « fonctionnel » d’un
aliment, ce sont les effets qui peuvent être mis en évidence. Que l’inuline soit naturellement présente – en quantité suffisante – dans une denrée, ou qu’elle serve à en enrichir un autre, changera surtout la face « visible » de l’aliment fonctionnel. Mais dans les deux cas, on peut parler d’aliment fonctionnel, et cela, en dépit de certaines définitions qui s’obstinent à ne
considérer comme fonctionnels des aliments rendus comme tels par la main de l’homme. Dans son dernier ouvrage (1) qui propose un état des lieux didactique et exhaustif des fructanes, Marcel Roberfroid, pionnier dans le monde de la prébiotique, rappelle qu’un aliment fonctionnel peut être un aliment « naturel » ou dans lequel un composant a été ajouté, retiré, dont la biodisponibilité
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