infectieuse reste une maladie aux conséquences immédiates et secondaires souvent graves.
Elle nécessite toujours une hospitalisation et un traitement prolongés. Beaucoup de patients, même guéris de l'infection, devront subir une intervention chirurgicale pour remplacer la ou les valves atteintes. D'autres garderont des séquelles plus ou moins lourdes au niveau cardiaque ou d'autres organes, en particulier le cerveau.

... Mais une maladie que l'on peut prévenir

La prévention de l'endocardite infectieuse repose sur une démarche en trois points :
  1. Identifier les "sujets à risque":Dans deux tiers des cas, l'endocardite survient chez des sujets "à risque", c'est-à-dire ayant déjà soit une maladie des valves cardiaques pré-existante, soit une prothèse valvulaire cardiaque, ou bien ayant déjà fait une endocardite.
  2. Connaître les "gestes à risque":Dans environ la moitié des cas, l'endocardite survient à l'occasion de "gestes à risque". Il s'agit avant tout de soins dentaires, mais aussi de certains examens ou traitements au niveau du tube digestif, de l'appareil urinaire, de l'appareil respiratoire ou de la peau. Ces "gestes à risque" représentent ce qu'on appelle des "portes d'entrée" de l'infection.
  3. Protéger: Administrer préventivement des antibiotiques chez les "sujets à risque" à l'occasion d'un "geste à risque" permet d'éviter l'endocardite en empêchant la fixation des bactéries sur les valves et en s'opposant à leur croissance.
Cette démarche représente le principe essentiel de la prévention de l'endocardite infectieuse. Correctement et systématiquement suivie, elle devrait permettre de réduire encore le nombre de cas d'endocardites.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.distrimed.com/)




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