Dans quels cas poseton un pacemaker et les différents types

 
Dans quels cas poseton un pacemaker et les différents types

Dans quels cas?

Les indications sont de plus en plus nombreuses et augmentent avec l'âge.
Le muscle cardiaque, ou myocarde, se contracte à l'état normal à partir d'un influx électrique physiologique qui naît du toit de l'oreillette droite et qui est transmis au travers de voies différenciées de la paroi de l'oreillette droite pour rejoindre le " nœud auriculo­ventriculaire " qui fait office de frein ralentisseur de l'influx électrique. Il va ensuite cheminer dans une voie unique mais très courte: le " tronc du faisceau de His " pour enfin se subdiviser rapidement en plusieurs branches (droite et gauche), elles-mêmes subdivisées en 2 hémibranches (antérieur gauche et postérieur gauche).
Ce tissu de conduction est formé de fibres spécifiques qui cheminent tel un filament électrique à la surface interne du cœur ou " endocarde ", pour se terminer en fin chevelu sous l'endocarde de la pointe du cœur.

La contraction et les conductions se traduisent sur l'électrocardiogramme par différentes ondes se succédant dans le temps
  • Ondes " P " des contractions de l'oreillette.
  • Espace " P­R " du temps de conduction de la région du sinus au nœud auriculo­ventriculaire, qui règle le passage de l'influx de l'oreillette au ventricule.
  • Ondes " Q­R­S­T " de la contraction ventriculaire.
L'influx électrique physiologique peut être bloqué à différents niveaux:
  • au niveau de l'oreillette (bloc sino­auriculaire),
  • plus rarement, au niveau du nœud (bloc nodal),
  • fréquemment au niveau ventriculaire (bloc auriculo­ventriculaire de topographie hisienne, ou sous­hisienne).
Cela se traduit, sur l'électrocardiogramme, par des pauses anormales
plus ou moins longues, dont l'exemple le plus typique est le " bloc auriculoventriculaire de haut degré ", où il existe un blocage complet entre les ondes P de contractions auriculaires, qui surviennent normalement mais ne sont pas suivies des contractions ventriculaires pendant un certain nombre de cycles. Un échappement sous-jacent ou " rythme idioventriculaire " spontané survient habituellement à un intervalle très espacé, très ralenti, de l'ordre de 3O, voire moins, par minute, se traduisant par des complexes QRS très élargis.

Les différents types de stimulateurs

Deux types de stimulateurs peuvent être employés:
  • le stimulateur mono­chambre avec une seule sonde de stimulation (sonde mono ou bipolaire),
  • le stimulateur double chambre avec deux sondes d'écoute et de stimulation l'une à l'étage auriculaire, l'autre à l'étage ventriculaire.
On préfère de plus en plus actuellement recourir au stimulateur double chambre chaque fois qu'une activité auriculaire organisée est décelable se traduisant par des ondes P bien individualisables sur l'électrocardiogramme.
La synchronisation auriculo­ventriculaire est en effet nettement plus performante, plus physiologique en ce qui concerne le maintien du débit cardiaque et les performances à l'effort.
L'intervention que nécessite la mise en place d'un stimulateur est une intervention chirurgicale simple de courte durée, 30 minutes environ, ne nécessitant pas obligatoirement d'anesthésie générale
La ou les sondes d'entraînement sont introduites dans une veine de la région sous claviculaire, habituellement veine sous-clavière, et poussées sous contrôle radiologique par amplificateur de brillance jusque dans les cavités cardiaques droites, oreillette, passage de la valvule tricuspide et pointe du ventricule droit.
Une étude du recueil de l'onde P et lire plus




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