Dépistage - Diagnostic - Remédiation de la dyslexie
Un dépistage est indispensable, aussi précoce que possible. Il est envisageable dès la maternelle pour recenser les signes prédictifs de risques de difficultés à survenir au moment du vrai "contact" avec les apprentissages du langage écrit (au CP). Les années suivantes sont elles aussi capitales à surveiller, pour éviter l'installation dans l'échec. Il est important que ce dépistage ne soit pas "délégué" uniquement à l'école. Il faut au contraire une association des vigilances des parents, de l'entourage, du médecin de famille souvent consulté, et des enseignants. À ce titre, le développement d'une information de base est essentiel.La dyslexie / dysorthographie est une des principales causes d'échec scolaire, puis professionnel voire social. Tant qu'elle n'est pas reconnue, comprise et rééduquée, l'enfant ou l'adulte est en souffrance, et les attitudes de l'environnement familial, scolaire, ou professionnel souvent inadaptées par ignorance. Chez l'enfant se développe alors le dégoût pour l'écrit, et le désinvestissement progressif des matières demandant un effort de lecture. Le langage restera alors pauvre, le travail sera lent, on observera une fatigue et une difficulté à transcrire le contenu de la pensée, et à intégrer le discours des autres. À long terme pour la vie adulte, la dyslexie/dysorthographie incorrectement prise en charge est reconnue comme un lourd facteur d'inadaptation socioprofessionnelle.
Un diagnostic différentiel précis est indispensable, pour que les réponses thérapeutiques soient bien appropriées (sous peine d'absence de résultats). Il faut rappeler que les types, intensités, et contextes des dyslexies / dysorthographies sont très variés. Ceci conduit à des examens divers d'autant plus complets et pluridisciplinaires que les troubles sont complexes et sévères.En effet, pour les troubles graves, les examens doivent être à champ large et cumuler les domaines médical, psychologique (potentiel intellectuel et état/fonctionnement psychologique), orthophonique (langagier), psychomoteur (temporalité, spatialité, corporéïté), neuropsychologique (état et articulation des fonctions cognitives essentielles au langage) , scolaire (niveau des acquisitions et des difficultés, fonctionnement cognitif,, comportement, etc?), ainsi qu'une évaluation des contextes (familiaux, affectifs, sociaux).
Bien entendu, pour des troubles d'intensité moins forte (moyens ou légers), des lire plus


