Mais il existe certaines personnes qui rencontrent d'énormes difficultés à le faire. Souvent, une des conséquences à cela, c'est que la situation ou l'émotion qui n'est pas "digérée" psychologiquement va alors être redirigée vers le corps et se manifester physiquement.Quant aux enfants, ils n'ont tout simplement pas les outils pour le faire avant un certain âge. On imagine difficilement un enfant de 6 ans se "représenter" finement le conflit qui couve entre ses parents et y mettre des mots. Mais il le ressentira sans aucun doute une forte tension. Le petit François, par exemple, vivait dans une ambiance très inquiétante où la mort prenait beaucoup de place, et qui régnait autour de son papa malade. Personne pour en parler avec lui, pour l'aider à voir ce qui se passait.Ses maux de ventre ont alors commencé.
Passer le cap, aller de l'avant et grandir
La solution viendra certainement d'une discussion avec papa, maman, l'instituteur, le grand frère, voire un professionnel, afin de cerner la situation qui préoccupe l'enfant.En d'autres termes, si votre petit bout se plaint de maux de ventre, s'il présente des éléments vous faisant penser à une somatisation (si le passage chez le médecin ou le pédiatre s'est révélé infructeux), envisagez le fait qu'il vit une période stressante de sa vie, qu'il est inquiet pour vous, qu'il rencontre un problème à l'école, etc. Mettez-vous à son écoute. Tentez de découvrir avec lui ce qui l'inquiète. Il peut parfois s'agir d'un élément qui, du point de vue d'un adulte est anodin, mais qui prend une dimension très angoissante pour un enfant.Et encore une fois n'hésitez pas à faire appel à un pédopsychiatre ou à un psychologue !Petite mise en garde finale
Certains troubles peuvent ne pas être détectés tout de suite comme étant d'origine organique. Attention donc à ne pas partir de suite sur du "psychologique" alors qu'un véritable problème d'origine organique s'est déclaré.Mieux vaut toujours garder un oeil sur la possibilité d'un problème bien médical et de retourner voir son pédiatre en cas de doute.Jérôme Vermeulen, psychologue
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