La dyslexie: définition et données

 
La dyslexie: définition et donnéesOn considère que dix pour cent environ des enfants d'âge scolaire sont dyslexiques.
Leur scolarité est une succession de frustrations, d'efforts non récompensés et leur avenir professionnel est souvent compromis. Mais qu'est-ce que la dyslexie ?Ce n'est pas, comme on l'a longtemps cru, la conséquence d'un défaut éducatif, d'une intelligence déficiente ou encore moins d'un blocage psychologique, mais bien d'une particularité de leur cerveau, un cerveau extra-ordinaire.La neuropsychologie moderne permet de mieux comprendre cette particularité. Elle nous apprend également que les difficultés que ces sujets ont éprouvé pour apprendre à lire et à écrire sont souvent compensées par des talents ou des aptitudes remarquables dans d'autres domaines, et qu'une rééducation bien conduite peut totalement changer l'avenir de l'enfant.La dyslexie apparaît donc aujourd'hui comme un problème médical, social et éducatif de première importance et un domaine prioritaire pour la recherche en neurosciences dans les années à venir.

Qu'est-ce que la dyslexie?

Cela fait plus d'un siècle que les enseignants et les médecins connaissent l'existence de ces enfants qui, bien que normalement intelligents, éprouvent d'énormes difficultés à apprendre à lire et à écrire. Entre 6 et 8 ans, la majorité des enfants, quelle que soit la méthode éducative qu'ils reçoivent, vont apprendre à utiliser le langage écrit, comme ils ont appris à marcher ou à parler, d'abord de manière balbutiante, puis de façon de plus en plus experte et automatique, de sorte qu'en quelques mois, ils auront acquis, presque sans effort, une étonnante capacité à reconnaître des centaines de mots écrits,à les prononcer, à en comprendre le sens et à les reproduire spontanément ou lorsqu'on les leur dicte.Pourquoi dès lors une minorité d'entre eux, selon un pourcentage curieusement fixe quel que soit le pays, la langue, la culture et le milieu social, vont-ils éprouver ces énormes difficultés qui font que ce qui chez d'autres s'imprègne naturellement, sans d'autre effort qu'un apprentissage quotidien qui prend souvent l'allure d'un jeu, chez eux devient une épreuve insupportable?Ces enfants seraient-ils simplement paresseux? ou alors auraient-ils un défaut intellectuel, ou encore une souffrance morale responsable d'un blocage psychologique? Ce sont en tout cas les explications qui jusqu'ici étaient fournies le plus régulièrement.En fait, ils ne sont ni paresseux, ni débiles, ni psychologiquement plus fragiles que d'autres ; ils souffrent seulement, on le sait maintenant, d'un défaut de maturation d'un mécanisme cérébral spécifiquement chargé de traiter le langage écrit. Les progrès récents de la neuropsychologie ont permis de mieux préciser la nature de ce défaut, voire même de localiser les systèmes cérébraux en cause et surtout d'appliquer les méthodes rééducatives orthophoniques adaptées à chaque cas.

Quelques données et considérations préliminaires

Une définition très précise

Le chiffre de 10% de dyslexiques dans la population générale peut paraître arbitraire. En fait, il représente, de manière étonnamment fixe d'une étude à l'autre (quel que soit le pays, le type de culture, et le type de langue) le pourcentage d'individus répondant à une définition stricte, celle de l'Organisation Mondiale de la Santé. Cette définition désigne sous le même terme deux populations différentes : en premier lieu, tous les enfants qui, malgré une intelligence normale (mesurée par le quotient intellectuel) et un environnement scolaire adéquat (comme c'est le cas actuellement de manière obligatoire dans tous les pays industrialisés), développent des capacités de lecture significativement inférieures lire plus




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