Reconnaître les causes de la dyslexie

 
Reconnaître les causes de la dyslexieIl y a quelques années à peine, on concevait la dyslexie comme une difficulté d'apprentissage en rapport avec un trouble particulier de l'intelligence et favorisé par un contexte psychologique et familial souvent considéré comme déterminant. On sait à présent qu'il n'en est rien. Depuis une quinzaine d'années, en effet, divers travaux de recherche ont permis de préciser les particularités de la structure cérébrale du dyslexique. Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, dans la majorité des cas les résultats de ces recherches tendent à montrer que le cerveau du dyslexique, loin de manquer de substance cérébrale, en particulier de cette "substance grise" qui contient l'origine des neurones, en possède en excès, un excès considérable puisqu'il s'agit de plusieurs millions de neurones suppémentaires!

Trop de “ matière grise” peut nuire !

Des travaux américains ayant étudié au microscope des cerveaux de sujets qui avaient été de leur vivant dyslexiques, ont mis en évidence des anomalies de la structure du cortex cérébral. Ce cortex cérébral, qui s'étend sur toute la surface du cerveau sous la forme d'un ruban de 3 à 4 mm d'épaisseur, apparaît au microscope comme un amas de cellules organisées en plusieurs couches superposées. Chez le dyslexique, on note dans la couche la plus superficielle des amas anormaux de plusieurs milliers de cellules en excès, réalisant de véritables "verrues" corticales ou ectopies. Ces ectopies prédominent nettement sur l'hémisphère gauche, et plus précisément dans les zones dévolues au contrôle des fonctions du langage (région périsylvienne). Les données disponibles sur le développement normal du cortex permettent de dater au milieu du 6ème mois de gestation le mécanisme anormal ayant abouti à la production de ces neurones en excès et en position atypique.

Des anomalies microscopiques sur les voies visuelles et auditives

Les spécialistes de la microscopie cérébrale ayant analysé ces cerveaux de dyslexiques ont également découvert des anomalies cellulaires non plus au niveau de la surface corticale, mais dans la profondeur des hémisphères, au sein de noyaux appelés les corps genouillés qui servent de relais aux voies auditives et visuelles. Plus précisément, il existe une atrophie des grosses cellules de ces noyaux, dont on présume qu'elles servent à véhiculer un certain type d'informations sensorielles ayant trait à la perception globale et à la transmission rapide de l'information, tant auditive que visuelle.Ces anomalies magnocellulaires ont été rapprochées des constatations citées plus haut d'anomalies de la perception des informations visuelles rapides et à faible contraste chez le dyslexique.

Latéralisation du cerveau et dyslexie : quand la droite et la gauche ne se parlent plus !

Une des particularités les plus étonnantes du cerveau humain est d'être constitué de deux moitiés (hémisphères) reliées par un "pont" de substance blanche, le corps calleux..Ces deux hémisphères, bien que morphologiquement très similaires, fonctionnent en fait de manière très différente.Le gauche contient tous les centres et circuits spécialisés dans le langage, alors que le droit est pratiquement incapable de toute activité linguistique mais contient la plupart des circuits permettant l a perception spatiale, en particulier sur le mode visuel, lire plus




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !